Des Pierres dans mon Jardin... sec

11 novembre 2017

Emplettes

Ce mois d'octobre: pluviométrie = 0. C'était dans le journal local et c'est bien connu, si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai ! 6 mois de sécheresse, du jamais vu depuis une soixantaine d'années.

Heureusement il a plu dans la nuit du 4 au 5 novembre, suffisamment pour que le jardin soit tout guilleret le lendemain: je suis toujours étonnée de la rapidité à laquelle les plantes rélèvent le nez après une bonne pluie . Méteo France affiche de nouveau une ribambelle de petits soleils pour les jours à venir, mais cette  pluie nocturne a fait beaucoup de bien.

L'automne est bel et bien là, et je dirais même que cela sent l'hiver: les températures nocturnes baissent ( -2° ) dernièrement. Novembre est le mois des plantations, c'est le moment de faire évoluer le jardin et d'y installer des plantes économes en eau ( voir le commentaire de d'Hélène, "Rouge Cabane", à la fin du message précédent: elle a planté une zone de son jardin de "méditerranéennes" et ne semble pas le regretter - voir son blog , où elle montre les plates-bandes en question).

Voici une petite liste des arbustes, vivaces, graminées...qui semblent, chez nous, avoir tenu le coup et survécu à ces 6 mois sans eau. Qui semblent... car il convient d'être prudent. Nous n'avons pas encore l'expérience d'une sécheresse aussi longue : le vrai bilan se fera au printemps, certaines d'entre elles fragilisées ne résisteront peut-être pas à l'hiver.

J'ai remarqué que les plantes réagissaient de la même façon au grand froid et à la sécheresse: les feuillages des "caducs" jaunissent et tombent prématurément, certains autres rougissent, enfin certaines plantes dessèchent et disparaissent complètement.Je ne vous indique pas les plantes pour lesquelles j'ai un doute ou dont la reprise n'est pas vérifiable pour l'instant, ni celles qui sont entrées en dormance

Les plantes ci-dessous vont bien, certaines affichent même des signes de reprise. Si vous vous lancez, ce sont des valeurs - probablement- sures. Certaines d'entre elles qui ont été le sujet d'un message de ce blog sont surlignées de" vert", vous n'aurez qu'à cliquer pour faire plus ample connaissance, pour les autres - les messages seront pour plus tard

Les rosiers: Le Vésuve ( remontant) ,Rosa Chinensis Mutabilis ( remontant) ,Sally Holmes , Rosa Chinensis Sanguinea et les grimpants non-remontants:Rosa banksiae var. Normalis et Rosa Banksiae Lutea.  Fée des Neiges ( ou Iceberg).  J'ai perdu : Centenaire de Lourdes l'an dernier, et Cedric Morris cette année- il était tout jeune et n'avait pas l'air de se plaire- ) .

Les grimpantes: le jasmin officinal et le " faux" jasmin Trachelospermum jasminoïdes - qui n'est pas en plein soleil toute la journée

Toutes les aromatiques: les Romarins, les Thyms, les Sarriettes ( satureja), origansle Fenouil  vont TOUS bien. Nombreuses variétés: buissonnantes, tapissantes, retombantes. Les aromatiques fleurissent joliment et longtemps. De plus elles sont odorantes: votre jardin aura un parfum de garrigue. Les lavandes qui ne se plaisent pas particulièrement chez nous ont tenu aussi. Cet été:

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Les arbustes: Les Cistes dans leur grande majorité , , , , ,.  le Céanothe ' La Concha', les lauriers-tin - au Nord-, les Abélias - au Nord, Les genêts -Ulex parviflora- et Spartes, les Phlomis  Fruticosa, les Armoises arborescentes, le bupleurum fruticosum,le Teucrium Fruticans ' Azureum', l'Anisodontea Malvastroïdes, Les Pistachiers Lentisques, les Caryopteris " heavenly blue" et les Perovskia

Phlomis Fruticosa au printemps

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Perovskia (le nuage bleu) avec graminées Stipa Gigantea et Achnatherum Calamagrostis, devant: ballotes avec leurs hampes de fleurs séchées , fin septembre

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Les vivaces : les sauges particulièrement: La Siesta, Greggi, Christine Yeho, chamaedryoides var.isochrma, lavendula 'Brac' , Nemorosa, X auriculata..les ballotes pseudodictamnus et acetabulosa, les Asphodèles - qui repartent déjà- Les Germandrées ( Teucrium x lucydris, flavum, hircanicum), le Dorycnium hirsutum, les euphorbes Ceratocarpa, rigida, les Gauras linheimeri , le Lin pérenne - remarquablement résistant, le Romneya coulteri, le géranium sanguineum - au Nord- L'Ellébore de Corse - au Nord, les Nepetas X faasenii, le Polygonum équisétiforme

Ballotte pseudodictamnus en début d'été

DSC01144Nepetas X faasenii en été

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Herbacées: Cardon  et Clematite integrifolia

Couvre-sol: la Tanaisie ( Tanacetum densum) imperturbable.

Les graminées: la Canne de Provence, les Stipa tenuifolia et trichotoma, Les Achnatherum calamgrostis, Les Pennissetum orientalis,le Miscanthus chinensis ' Zebrinus'( semi-ombre), pipthatherum miliaceum

Bulbes d'hiver, qui poussent déjà : Iris d'Alger

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et Scille du Pérou

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Nous verrons pour les autres en fin d'hiver... évidemment dans ma petite sélection peu d'arbustes hauts et d'arbres car notre jardin est bas.

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23 octobre 2017

Faire avec

Faire avec le changement climatique, plus facile à dire qu'à faire. Le message désespéré d' Aline: Comment j'ai super réussi mon jardin sec , daté du 8 septembre m'a émue. Elle n'est pas seule à être désemparée devant un jardin assoiffé, et consternée par la difficulté à le convertir en jardin économe en eau.

Il n' est pas facile de créer un jardin "dit sec", d'abord  parce qu'il faut remettre en question sa conception du jardin, ses notions de "beau jardin", abandonner  un certain type de jardin " traditionnel à l'Anglaise" pour s'ouvrir à une autre esthétique, ensuite parce qu'il faut aller vers l'inconnu: découvrir des plantes méconnues , adopter de nouvelles pratiques.

Nous avons, d'emblée, créé un jardin "économe" en eau, chez nous il y aura  bientôt 9 ans parce que nous n'avions pas le choix ( voir et, ), précurseurs, Martine et Hubert, ont bâti le leur il y a bien plus longtemps.

Les jardins "traditionnels" seront de plus en plus vulnérables, leur conversion est possible:

Prendre son temps en procédant par étape, commencer par une zone, une plate-bande particulièrement aride, histoire de s'économiser et de ne pas se ruiner.  L'intérêt, en commençant par une petite surface est de" tester", voir ce qui se plaît ou pas. L'avantage d'un jardin existant c'est qu'il peut évoluer par tranches d'années en années. Cela vous laissera le temps de vous familiariser avec les plantes méditerranéennes

Voir ce qu'on peut conserver, certains rosiers, arbustes bien installés: toutefois, attention: s'ils ont été habitués à être beaucoup arrosés, le sevrage risque d'être difficile. Leur racines se seront développées en surface. Il faudra petit à petit espacer les arrosages

Bien choisir ses plantes " méditerranéennes" ( à ne pas confondre avec les plantes exotiques), et bien les acheter: les plantes doivent être acclimatées, ce que les pépiniéristes-producteurs spécialisés en plantes résistantes à la sécheresse savent faire. Cela vous coûtera un peu plus cher à l'achat mais vous vous y retrouverez en ayant peu de perte.

Soigner l'arrosage surtout la première année. Très important l'arrosage pour permettre aux plantes de bien s'installer. Nous y reviendrons

Bientôt novembre, s'il se met à pleuvoir - croisons les doigts- ce sera le moment de s'y mettre, on peut planter jusqu'à fin février.

Début novembre dans mon prochain message, je vous ferai la liste de ce qui "tient bien" chez nous, des familles de plantes qui ont résisté à cet été particulièrement éprouvant. Cela vous permettra de faire connaissance et d'orienter vos choix... en attendant vous pouvez toujours aller vous balader dans les catalogues et sur les sites des pépiniéristes spécialisés ( voir dans les liens du Blog)...

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16 octobre 2017

Le changement, c'est maintenant

Il faut se rendre à l'évidence: le changemement climatique est une réalité qu' il va falloir se coltiner.

Ici, en région méditerranéenne, cela va vite. Les saisons étaient naguère réglées: hiver froid et sec, printemps pluvieux, été sec de juin à mi-août, puis orages à partir de la mi-août - ça pétait dès le quinze du mois - septembre doux, automne pluvieux... et re. En à peine quelques années, plus rien de ce programme ne se vérifie: dernière " vraie neige" en 2012, à quand la prochaine ? finis les gels nocturnes sévères l'hiver ( -11° en 2007, à peine -5°, l'hiver dernier) et la sécheresse estivale qui mord désormais sur le printemps et s'étire en automne. On l'a vu à grande échelle: cyclones, typhons, inondations, canicules, incendies, on le vérifie en regardant la nature environnante et dans nos jardins. Evidemment on ne peut mettre sur le même plan les désastres de cette fin d'été aux Antilles, Mexique et ailleurs et nos soucis de jardinier(e)s. Cela relève cependant du même processus.

Le changement, c'est maintenant. Il va falloir s'y faire et surtout faire avec. Je crois malheureusement que nous n'aurons pas le choix du moins ici , et plus largement dans le quart Sud-Est de la France. Les jardins "traditionnels" ne supporteront pas longtemps la sécheresse prolongée et les pics caniculaires .Paillage et arrosage ne suffiront plus à préserver ces jardins. Continuer à, et de plus en plus arroser ? quand bien même le voudrait-on, en s'échinant à la tombée du jour ou en s'équipant de systèmes automatiques et en payant l'eau à prix fort , qu'on ne le pourra plus. L'état d' "Alerte sécheresse" concerne 75 départements ( et pas que dans le Sud), dont 28 déclarés en état de crise. Chez nous " Alerte sécheresse" est décrétée depuis le 9 août. La mise en alerte impose des restrictions d'eau: interdiction entre autres  de remplir les piscines, de laver les voitures... et d'arroser les jardins, même les agriculteurs sont sommés de réduire de près de 50% leur consommation.

Faire avec, c'est s' adapter et changer nos manières de faire. C'est à dire pour nous, faire évoluer nos jardins. Comment faire? Ce sera le sujet du prochain message

En attendant, suite du message précédent sur le "nettoyage" du jardin: L'ourlet Sud de la Grande restanque particulièrement sec. Longeons-le, de la maison vers le talus en mode AVANT/APRES

Au premier plan, grosse Euphorbe Ceratocarpa, à sa droite Origan, Népétas, derrière des Ballotes, au bord du mur: des Cistes

DSC00390Je n'ai pas touché à l'Euphorbe qui est encore belle et colorée, j'ai rabattu un Origan et les Népétas qui étaient complètement secs , au sol , le gris est celui du feuillage du Stacchys Byzantina - j'ai retiré les hampes de fleurs sèches- on aperçoit à gauche le feuillage argenté d'une sauge arbustive

DSC00398On avance un peu: j'ai taillé les ballotes en boules: les coussins gris...je réalise que je n'ai pas encore fait de message sur les ballotes, les arbustes verts? des Cistes

DSC00400Tout au bout, un coin particulièrement foutraque, les tiges sèches de la Clématite Integrifolia se mêlant à celles tout aussi sèches du Phlomis Maroccana

DSC00391un peu plus à droite le Stacchys byzantina - qui est allé spontanément se ressemer en début de restanque ( voir plus haut ,1ère photo) est moche avec ses tiges sèches désordonnées,

DSC00392Et voilà la clématite est ratiboisée - de nouvelles pousses apparaissent déjà- Phlomis et Stacchys sont nettoyés. Les petites boules vertes? des Teucrium ( germandrées)... imperturbables, je ne vous ai pas encore parlé des Teucrium

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08 octobre 2017

A y regarder de plus près

Bon, j'ai fini par m'y mettre, au nettoyage. Pourtant les conditions ne sont pas favorables. Il n'a pas plu depuis le 9 septembre et encore, le 9 septembre, il avait bien peu plu. Sans vouloir vous coller le bourdon ...je pense à toi, Aline...si l'on compte bien , on en est à 5 mois de sécheresse. Cinq mois qui vont bientôt être six, si j'en crois Méteo France qui affiche un chapelet de jolis soleils pour les 10 jours à venir.

C'est bien simple, on a jamais vu ça: Ni orages à la mi-août - les truffes seront rares cet hiver- Ni douces pluies de fin d'été- la récolte de figues cette année: un bol - de la moitié de leur taille habituelle mais délicieusement concentrées. Pas de fruits, ni de raisin: de toute façon, les insectes et autre petit peuple se ruent sur le peu qu'ils trouvent, assoiffés, affamés.

Je me suis quand même lancée dans un léger nettoyage, histoire d'y regarder de plus près, de redonner un minimum d'allure au jardin et ... et d'avoir à vous raconter. Parce que je manque de matière, jugez par vous-même: rien de bien folichon.

Quelques photos "Avant/Après" devant la maison avant le passage du sécateur et des cisailles d'Ouest vers l'Est

DSC00385Vue d'Est vers l'Ouest, au fond vous reconnaissez l'Armoise arborescente dont j'ai coupé les fleurs séchées, même traitement pour les Ballotes; Remarquez les deux magnifiques graminées - les deux touffes- des Poa Labillarderi, j'en avais installées à plusieurs endroits, elles ne se plaisaient que là, en bord de restanque. Leur feuillage a des reflets bleutés au printemps et en été puis dore l'hiver. Au printemps dernier, elles ont viré au gris métallisé que je trouvais du dernier chic, jusqu'à ce qu' Isabelle et Benoît lors de leur visite fin juin , lâchent: " Tiens, les Poa, elles ont crevé..." selon eux de vieillesse...

DSC00396Tiens ! de près, l'Armoise arborescente en bord de restanque devant le figuier avec ses hampes de fleurs séchées

DSC00386ratiboisée et particulièrement fraîche, comparée aux autres. En regardant la photo, je comprends pourquoi: elle a bénéficié de l'arrosage que j'ai apporté au Phlomis "orangette" planté l'hiver dernier, le minus vertical à sa droite...même en arrosant au pied, les voisines profitent un peu de la manne

DSC00395l'endroit le plus sec et aride du jardin: Ballotes et en arrière-plan une autre Armoise arborescente

DSC00387beaucoup moins glorieuse que  la précédente, elle a l'air crevarde n'est-ce pas? cependant, en y regardant de très très près, on remarque que ses tiges sont piquetées de vert tendre : celui des nouvelles feuilles qui attendent la pluie pour se développer.

DSC00394Toujours devant la maison, les graminées Achnaterum calamagrostis et quelques Stipa trichotoma - semis spontanés- si belles sont devenues si blondes. Quant au tapis gris à leur pied,C'est le Lippia Nidiflora... qui a failli nous faire divorcer, Gilles-mon-époux et moi.

DSC00388Raison du conflit: Gilles voulait l'arroser ( nostalgie de verdure !) et moi, non. Evidemment. J'ai bataillé ferme. Le Lippia n'a pas été arrosé. Je veux voir ce qu'il va devenir, comment et quand il va reprendre... il est encore vert ici ou là. J'ai intérêt à ce qu'il reprenne!

DSC00389La suite au prochain numéro...

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13 septembre 2017

Fin d'été: bilan provisoire

Dans mon message précédent, je vous disais n'avoir RIEN fait au jardin cet été... si ce n'est le regarder dessécher car cette année, en ce qui concerne la chaleur et la sécheresse , tous les records ont été battus. 4 mois sans eau, exceptée la pluie du 9 juillet. Ajoutez à cela plusieurs pics caniculaires et vous avez l'été 2003 en pire.

Je n'ai RIEN fait au jardin. Pas arrosé ( sauf les bébés de l'année - à l'arrosoir -, encore que certains soient passés entre les gouttes, parce que l'arrosage et moi, ça fait deux ! ) et pas nettoyé non plus: ne pas tailler pour ne pas fragiliser les plantes déjà soumises à rude épreuve. Rude épreuve? j' 'avoue prendre les aléas climatiques avec plus de décontraction depuis que j'ai décidé de considérer notre jardin économe en eau comme "expérimental". Ne pas arroser, voir ce qui passe, casse ..et le partager avec vous.

L'expérience est d'autant plus intéressante qu'il va falloir faire avec le changement climatique dont nous voyons déjà les effets sur nos jardins et la nature dans son ensemble. Nous n'aurons pas le choix. A ce propos, j'ai lu dans Télérama ( n°3530 du 9 au 15 sept) un petit article édifiant ( p 51) de Luc Le Chatelier, intitulé : Un paradis perdu? le paradis en voie de perdition en question est le jardin de l'Abbaye de Saint-André près de Villeneuve-lez-Avignons,  ce site classé " jardin remarquable" souffre du réchauffement climatique. La responsable du jardin se désespère " paillage et goutte-à-goutte n'y suffisant plus"  l'article se termine par la question: " Que planter pour que le jardin garde son âme mais supporte les canicules". Très bonne question.

Pas d'eau pendant 4 mois... et enfin une grosse pluie de 5 heures samedi 9 dernier. Cinq heures, c'est loin d'être suffisant, mais c'est déjà ça... et puis les températures baissent ( 8/9° le matin , 24/25  au plus chaud).

C'est parti pour un tour du jardin ! je précise que les photos ont été prises le 6 septembre, soit avant la pluie.

La zone la plus critique, car plein Sud avec plantations en surplomb: plantée de Cistes, d' Armoises arborescentes, de Sauges , de germandrées ( Teucrium) , tout semble avoir tenu. Rousses, les fleurs sèches des cistes et des armoises:

DSC00320Les feuilles des Cistes vraiment plantés en bordure ont ramolli

DSC00321gros plan sur feuilles pendouillantes

DSC00322Le feuillage argenté des Armoises arborescentes s'est raréfié

DSC00323Ailleurs, une curiosité: Le Cotinus coggygria 'Royal Purple' aussi appelé "Fustet", " Arbre à perruque" ou "Barbe de Jupiter" au feuillage ordinairement pourpre foncé

DSC00616a viré au ...vert bronze

DSC00325Les Bupleurum sont en pleine forme et en pleine "fleurs"... nous en avons vu de superbes au Parc de Saleccia

DSC00327Les Euphorbes, thyms divers ,Teucrium ( germandrées) ainsi que les romarins se portent comme des charmes

DSC00333Par contre, le feuillage des Abelias et Lauriers-Tin , pourtant au Nord, s'est flétri

DSC00328Et maintenant, ceux qui ont morflé: devant à gauche le seringat a perdu presque toutes ses feuilles , à droite le Choisya Ternata ( Oranger du Mexique) a ramolli et jauni - il souffre -chez nous- régulièrement de chlorose. Le calcaire !

DSC00332Les Oreilles d'ours ou lapin ( Stacchys byzantina) sont raplapla

DSC00337et le Phlomis 'Russeliana' (Sauge de Jerusalem ) , complètement flapi et marronasse. Affreux. Alors que les autres Phlomis ont tenu le choc

DSC00347Quant au reste: Lavandes, Cistes, Graminées etc. Rien à signaler.  Il s'agit d'un bilan provisoire car il faut attendre et voir comment les plantes vont se remettre de cet été éprouvant. Attention à l'effet "retard" !

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Evidemment le jardin a blondi...au premier plan , un Gaura lindheimeri en fleurs. Les Gauras n'ont pas cessé de fleurir , moindrement, certes.

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Il a plu ce samedi 9 et juste après,  à la tombée du jour, une biche est venue brouter en contrebas de la maison, là où une bande d'herbe est toujours verte ( zone d'épandage de notre fosse septique ! ). La photo est de mauvaise qualité, prise de l'intérieur de la maison, sans flash et zoom, mais...

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... elle est si gracieuse, et l'été a été terrible pour elle et les siens: pas d'eau, nourriture rare et incendies - dont un à 10km d'ici

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Maintenant, il va falloir que je me mette au nettoyage!

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05 septembre 2017

Le Parc de Saleccia : une merveille de jardin corse

Bonjour à vous et bonne rentrée... Oui, je sais, je sais, je vous avais dit reprendre le blog début août et n'en ai rien fait. Le mois d'août est un mois de "pointe": beaucoup de passage à la maison, peu de temps disponible et conditions peu favorables à la concentration. Quant au jardin, je n'y est RIEN fait...ce sera le sujet du prochain message.

En juillet nous sommes allés un peu voir ailleurs: en Corse où nous sommes allés visiter le Parc de Saleccia, jardin planté de végétation corse et méditerranéenne, proche de l'Ile Rousse. J'avais vu un reportage - encore merci, Anne, de me l'avoir signalé - sur ce grand jardin renommé qui m'avait donné envie d'y aller. Evidemment, le mois de juillet n'est pas la période la plus flatteuse pour un jardin, mediterrannéen qui plus est. Le Parc de Saleccia n'est pas ou très peu arrosé et  il avait déjà subi de grosses chaleurs. Par conséquent très peu de fleurs et la plupart des plantes en "dormance"estivale. Personnellement, peu m'importe, d'autant que c'est justement le comportement des plantes et l'allure des jardins en période de sécheresse qui m'intéressent le plus. Il n'empêche que je projette une visite au printemps pour admirer cet extraordinaire jardin à son apogée. Idéalement il faudrait visiter le même jardin à chaque saison.

Voir d'autres jardins, qu'ils soient monumentaux ou modestes permet de mieux comprendre le sien, d'avoir des réponses à des questions et nourrit l'imagination. La visite de Parc de Saleccia fut instructive.

D'abord j'ai constaté une fois encore qu'il n'était pas nécessaire de multiplier les espèces pour obtenir un jardin harmonieux: cet espace ouvert comporte peu d'espèces différentes : Pistachiers Lentisques, Filaires, pour les  buissons et arbustes... et pour les plantes basses en touffes:

DSC00042L' Immortelle (helichrysum) que l'on trouve en très grande quantité dans tout le jardin, ses fleurs jaunes bien que déjà sèches étaient encore très présentes, A l'occasion, j'ai compris pourquoi les helichrysum crevaient tous chez nous... à cause

DSC00043de la nature du sol: le nôtre est lourd, compact,ocre, argileux-calcaire celui de Saleccia en bord de mer est silicieux, acide d'une consistance sablonneuse, gris- beige :

DSC00102et cela fait toute la différence. La nature du sol est aussi importante que le climat. J'ai d'ailleurs appris grâce aux nombreux panneaux pédagogiques qui jalonnent la visite que le maquis, très dense, poussait en sol acide et la garrigue, plus clairsemée, en sol calcaire.

Autre plante qui ne se plaît pas, mais pas du tout chez moi: le Cinéraire maritime

DSC00044Comme la nature est bien faite les couleurs, feuillages de ces plantes et arbustes s'accordent parfaitement. J'oubliais!  il y a aussi des Cistes, arbustes méditerranéens par excellence !

DSC00069Ces arbustes et plantes nous les retrouverons dans tout le Parc, leitmotiv végétal.

DSC00077Ci-dessous, chez elle,  l' Ellebore de Corse, présente en superbes coussins

DSC00080Autre perspective d'une autre partie du jardin dite " méditerranéenne" si mon souvenir est bon, dessinée en "cirque" ourlée de magnifiques roches arrondies tels des galets géants: on retrouve, l' Immortelle, le Cinéraire maritime et parmi les buissons des Cistes reconnaissables à la couleur rousse ...

DSC00081En fleurs et superbes: des Agapanthes... ( que j'ai essayées sans succès, hélas) , ce bleu tendre, frais, et intense, ce port altier

DSC00082Une bonne leçon: on peut tailler tous les arbres et arbustes ( on a toujours peur de tailler...enfin moi). A Saleccia, on fait mieux que tailler: on met en forme, en boules: filaires, pistachiers, myrte, etc.

DSC00097Effet sructurant des plus heureux

DSC00105Quelques très beaux Arbousiers... qui aiment les sols silicieux - on n'en voit pas par chez nous.

DSC00098Une autre merveille que cette Vipérine de Madère ( Echium Fastuosum) au large feuillage argenté et au port arbustif imposant

DSC00055Cette jolie perspective avec Cinéraires et Immortelles, grand arbuste formé, un pistachier je crois ... et Laurier rose (Nerium oleander)... blanc. Il y en a  plusieurs dans le parc: des merveilles. Vous pouvez me croire car je n'aime pas particulièrement les lauriers roses - nous avons choisi de ne pas en planter chez nous- bien qu'ils fleurissent constamment : je trouve les couleurs moches en général, mais là-bas.... il me semble qu'il y en avait aussi quelques sujets d'un "crème" exquis...

DSC00110Les couvre-sol ne sont pas en reste. En voici trois parmi beaucoup: le Gazania rigens à la fleur flamboyante

DSC00061son cousin, le Gazania nivea au feuillage argenté et à la fleur "citron"

DSC00087et le rutilant Delosperma cooperi, aux fleurs rose / parme métallisé

DSC00084Tout ceci n'est qu'un minuscule aperçu de cette visite. ( deux heures, trente-cinq  de bonheur...) Si vous allez en Corse, n'hésitez-pas quelle que soit la saison !

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12 juillet 2017

Brûlante aussi, la clématite

 A la suite de mon dernier message Inspection, j'ai reçu un commentaire de MartineMartine et Hubert ont une sacrée expérience en matière de jardin économe en eau: précurseurs, ils ont bâti le leur il y a environ 25 ans dans le Lauragais. Ils ont du recul et leur jardin a déjà " vécu " et ...bien vécu. Leurs commentaires et leur Blog  nous sont précieux.

Martine dans son commentaire me renvoyait à un message posté en juillet 2015 par Hubert: La sécheresse à En Galinou . Vous verrez qu'il y partage l'avis d' Isabelle et Benoît Beauvallet quant à la marche à suivre en cas de sécheresse prolongée.

Ce dimanche 9 juillet,  nous avons espéré les rares averses promises par Meteo France. Les nuages nous ont contournés avec application toute la journée. En fin de journée le ciel était redevenu bleu. Je me résignais quand le bruit mat de grosses gouttes s'écrasant sur la terrasse m'a fait lever la tête:

Doux Jésus! La pluie. Il a plu, dru pendant une bonne heure - environ 50 mm - insuffisant sans doute et certainement pour les jeunes oliviers et les arbres fruitiers, mais pour le jardin, c'est une aubaine. Pour les Provençaux,  la pluie, c'est de" l'or qui tombe du ciel"

L'inspection d'Isabelle et Benoît m'avait rassurée sur l'état du jardin et sa bonne résistance à la sécheresse . Après cette douce pluie d'été c'est avec confiance que j'attends la prochaine canicule annoncée pour les environs du 14 juillet.

La reine du jour, c'est la Clématite brûlante ( clematis flammula) qui dégringole des murs, des talus en tiges volubiles de 2 à 3 mètres l'été venu

DSC06599C'est une sauvageonne qui pousse où elle veut et qui, quand elle se plaît, peut être envahissante, nous en arrachons parfois.

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Elle produit en pleine chaleur  un nuage de fleurs blanches, odorantes, ravissantes et délicates

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L'Hiver, elle résiste au gel. Son feuillage est caduc. Comme beaucoup de plantes qui vivent à l'état sauvage dans nos collines, elle est souvent méprisée. Pourquoi l'installer au jardin? parce qu'elle est belle et qu'elle habille les murs de pierre avec grâce

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La voici en début de floraison: les boutons aussi sont charmants. Toute sauvage qu'elle est, cette clématite est commercialisée par les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes.

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Et puis en cette période où les fleurs sont plus rares, elle fait le bonheur des insectes, ci-dessous une de mes préférés: l 'Abeille charpentière ( xylocopa violacea), j'aime tellement cette bonne mémère noir violacé que je lui consacrerai un message .

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Enfin, je suis très contente de vous montrer la "Star" incontestée de l'été méditerranéen : la Cigale.

Il y a plusieurs sortes de cigales: la Cigale commune, la Cigale noire et celle-ci, la Cigale de l'Orne, je l'ai rencontrée sur le tronc d'un Pin d'Alep qu'elle fréquente particulièrement. Les cigales, malgré le boucan qu'elles font, sont difficiles à repérer tant elles se fondent avec la couleur des écorces.

La Cigale de l'Orne, plus petite que la Cigale commune mesure environ 3 centimètres, elle est presque grise: la voici avec ses gros yeux

20170709_135710de profil : voyez les taches noires ( au nombre de 11, paraît-il)  sur ses ailes transparentes, ce sont elles qui la distingue de la Cigale commune , qui est aussi plus grande.

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Petite pause estivale, je reprendrai le blog début août... Je vous souhaite de profiter de l'été. C'est bien un jardin économe en eau: au lieu de trainer son tuyau d'arrosage, on peut se prélasser dans un hamac, jouer à la pétanque... ou s'en aller voir ailleurs

A bientôt !

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05 juillet 2017

Inspection

A Marseille nous allons presque toujours faire un tour au MUCEM, musée magnifique ouvert sur la mer. Dans l'enceinte du Fort Saint-Jean et du MUCEM,  a été conçu en même temps que le musée le Jardin des Migrations qui évoque le brassage des cultures autour de la Méditerranée et des plantes qui les accompagnent*, bref, un jardin sec et méditerranéen. J'adore ce jardin qui s'harmonise aussi bien avec les vieux bâtiments du Fort qu'avec l'architecture sobre et audacieuse du MUCEM°. J'y retrouve nombre des espèces présentes chez nous.

Nous nous y sommes promenés il y a une dizaine de jours et ce que j'ai vu m'a ébranlée: le jardin a terriblement souffert . Déjà éprouvé par le printemps et l'été 2016 anormalement secs, il supporte mal la sécheresse absolue aggravée par une grosse semaine de canicule que nous vivons actuellement - Il  a plu pour la dernière fois le 2 mai. Il m'a semblé qu'il y avait beaucoup de casse. Il faut dire que ce superbe jardin est un jardin "suspendu": les plantes  n'y bénéficient pas des mêmes ressources et réserves d'humidité qu'en pleine terre. Il est, de plus, exposé aux vents marins. J'ai vu deux jeunes jardinières qui coupaient méticuleusement au sécateur chaque fleur séchée des cistes, infinie patience. Etonnée, je les ai questionnées: suppression des fleurs pour éviter que la fructification n'affaiblisse les plantes. Autre question: vous n'arrosez jamais? en principe, non, mais les plantes ont souffert l'an dernier et il est question d'arroser cette année pour préserver le système racinaire.

Ces réponses m'ont laissée dubitative car notre jardin souffre aussi. Arroser ? C'est alors qu 'Isabelle et Benoît Beauvallet, MES pépiniéristes chéris, se sont annoncés: ils viennent de temps à autre voir comment se comporte le jardin. Les voici en pleine inspection:

DSC01361Les plantes réagissent différemment à la sécheresse:

les cistes roussissent, enfin leurs fleurs innombrables. Leurs feuilles se crispent, tombent parfois . Question à Isabelle: couper les fleurs? Pas pour, Isabelle. Eviter, en périodes extrêmes - sévère sécheresse ou fort gel-  d' "entamer" la plante, pas de taille. Ne retirer que ce qui est mort/mort. Et puis, en pleine nature personne ne soulage les cistes de leurs fleurs en graines.

DSC01367D'autres plantes ont les feuilles qui ramollissent, elles pendouillent comme celles du caryoptéris ci-dessous

DSC01369quand elles ne sont pas complètement flagadas, comme celles du phlomis Russelliana

DSC01375Certaines, comme le Medicago arborea perdent complètement leur feuilles qui repousseront dès le retour de conditions plus clémentes. Isabelle et Benoit insistent là-dessus: les plantes méditerranéennes entrent en dormance - non seulement l'hiver, on y est habitué-  mais aussi l'été. C'est leur cycle naturel.  Je confirme: j'ai vu en fin d'hiver repartir nombre de plantes qui avaient l'air crevées en fin d'été.

DSC01378Il faut reconnaître que face au spectacle insoutenable de plantes en souffrance, on est vite démangé du tuyau d'arrosage. Moi aussi. Remonte en nous un besoin quasi irrépressible d'arroser ( au fait, pour nous ou pour les plantes?). Alors ? arroser ou pas?

Après discussion avec Isabelle et Benoit, j'ai décidé que- non - je n'arroserai pas ( sauf évidemment les bébés plantés cette année et les jardinières suspendues de l'entrée de la maison dont les murs de pierre sont des passoires). Pourquoi ? d'abord, parce que je considère notre jardin comme expérimental, et que, si je commence à arroser, cela fout en l'air toute la démarche, ensuite parce que la tenue du blog m'encourage dans cette direction - mener cette expérience de jardin économe en eau et la partager avec vous- enfin parce que ça me barbe d'arroser.

Il n'empêche que je vais au plus tôt mettre un cierge à Sainte Rita - soit disant Patronne des causes désespérées- pour qu'un orage éclate avant la prochaine période de canicule annoncée pour les environs du 14 juillet. A suivre.

Un peu de vie pour finir: le jardin en début et fin de journée n'est qu'un bourdonnement...qui monte des lavandes et autres buissons encore en fleurs, assiégés par les insectes

DSC01387* texte: office Tourisme Marseille

° MUCEM: architecte Rudy RICCIOTTI

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25 juin 2017

La belle Sally

 C'est le moment de vous présenter la belle Sally. Plus exactement 'Sally Holmes', un très beau rosier. C'est un  hybride moderne et il se plaît chez nous.

A l'origine je l'avais planté mais je l'ai déplacé deux ans plus tard car il était étouffé par ses voisin(e)s . Il est à présent installé dans le minuscule jardin de la salle de bain.

Vue de l'intérieur ( vous apercevez un coin de baignoire) : à gauche la canne de "Provence" : puis les gros bouquets blancs: 'Sally Holmes', tout à fait à droite un autre rosier blanc et en fond le "faux jasmin"

DSC01334 Photo prise de mon escabeau, sinon très difficile d'avoir du recul tant ce jardinet est minuscule ...donc " vus du cie l": au fond la canne, devant 'Sally Holmes' très présent avec ses brassées de fleurs serrées, devant  le Teucrium Fruticans 'Azureum' défleuri et taillé en "haie"basse, à droite la graminée Miscanthus Zébrinus en pleine croissance. Enfin à gauche en pignon de la verrière, l'autre rosier blanc 'Fée des Neiges' ou 'Iceberg', lui aussi un moderne- qui - comme son nom de l'indique pas -  supporte très bien chaleur et sécheresse et même le gel ... les bourgeons ont gelé début mai cela ne l'a pas empêché de fleurir

DSC01343On peut dire que 'Sally Holmes ' occupe le terrain. Imposant avec ses gros bouquets ronds ( qui atteignent 30 à 40 cm de diamètre)

DSC01335de fleurs simples d'un blanc pur et soyeux, boutons "abricot", étamines jaunes " soleil", superbes.

DSC01338C'est un rosier buisson que, sur les conseils de mon amie Nadine , j'ai cessé de tailler court afin qu'il puisse atteindre sa taille maximale ( 1, 80 m). Je l'ai arrimé à des tuteurs en bambou pour qu'il se tienne. Mon but étant que ce petit jardinet entièrement végétalisé encadre  la baignoire et lui apporte ombrage, par la canne, et fraîcheur visuelle par le vert et les fleurs blanches.

DSC01339Grimpée sur mon escabeau, j'en ai profité pour photographier '"le faux jasmin" ( Trachelospermum jasminoïdes) qui tapisse à présent le mur en pierre sèche, en fleurs . Très parfumé, on le sent de l'intérieur de la salle de bain si le vasistas de la vérrière est ouvert. Au fond 'Fée des Neiges' encore jeune , plantée depuis 3 ans seulement

DSC01345En hiver, le jardin est vert, blanc et bleu ( grâce au Teucrium) , l'été seulement vert et blanc parfois piqueté de violet lorsque les verveines de Buenos-Aires ont envie.

Défaut de 'Sally Holmes': comme la plupart des rosiers blancs, il rouille après trop de pluie...

Enfin, il est délicatement parfumé mais, chez nous, son parfum est couvert par celui - presque entêtant- du trachelospermum

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18 juin 2017

De l'eau, des aulx

Ce message sur les aulx, j'aurais dû le mettre en ligne il y a deux semaines. Mais j'ai traîné, du monde à la maison et d'autres choses à faire.  C'est étrange pour moi de le terminer aujourd'hui alors que l'été est arrivé depuis une dizaine de jours.  La température est montée subitement - nous flirtons avec les 35° ( petite précision pour Anne) - le ciel est bleu, le soleil brille... et le jardin commence à avoir soif . D'où ce sentiment de décalage avec cette histoire d'Eau/d'Aulx.

Vous me direz que j'aurais pu reporter mon article à l'an prochain. Oui, mais j'aime bien coller à l'actualité... et un printemps pluvieux comme cette année n'est pas garanti l'année prochaine car... point d'eau, point d'aulx.

Les douces pluies printanières m'ont permis de voir à quoi ressemblaient les ALLIUMS installés depuis trois ans -

Celui-ci, c'est Allium Aflatunense ' purple sensation' : beau , vraiment: couleur violette lumineuse, joli port, tête de 6/7 cm de diamètre

DSC00585Beau toujours, défleuri: sphère parfaite très graphique

DSC01192Ci-dessous Allium amethystinum: haut sur patte: Chez nous 80 cm (ailleurs supposé atteindre 1 m, 1,50) , j'adore sa silhouette quand il est en bouton.

DSC01107Il a la particularité de se colorer progressivement en commençant par le sommet de la tête

DSC01256rigolo avec ses petites étamines crème qui font le bonheur des pollinisateurs

DSC01258par contre, je trouve sa couleur décevante: mate, vineuse, un peu triste.  La photo est assez flatteuse car la couleur est "réveillée" par le soleil, mais par temps couvert, elle est terne

DSC01282L'Allium Cristophii que l'on m'a chaudement recommandé est, pour moi, un mystère: théoriquement il devrait atteindre 40 à 70 cm. Chez nous c'est entre 20 et 30. En rase-motte, avec sa grosse tête, il n'est pas gracieux. De plus, il a besoin d'apports d'eau réguliers pour pousser: s'il y a interruption, sa croissance s'arrête. Sa couleur ensuite : d' abord d'un beau bleu clair légèrement violacé

DSC01142il devient d'un parme métallisé que je trouve assez clinquant. Est ce que c'est la chaleur et le manque d'eau qui le font virer ainsi ou est-ce sa couleur naturelle? Si vous en avez, comment sont-ils chez vous?

DSC01137Ces délicates petites têtes blanches sont celles de l'Allium Amplectens 'gracefull beauty'; "Graceful", il l'est  assurément, charmant, un peu trop discret ( 20 cm chez nous) peut-être.

DSC01110Enfin, cette merveille: l'ail sauvage qui pousse naturellement sur nos restanques: d'un blanc pur, élancé, élégant. Finalement, pour moi ce gars du pays est le plus beau de tous car parfaitement acclimaté

DSC01194Pour conclure: je crois qu'avoir de beaux alliums dans un jardin méditerranéen que l'on préfère ne pas arroser est une gageure.

Les Alliums horticoles ont besoin d'eau , tout comme les agapanthes d'ailleurs. Comme je suis fâchée avec le tuyau d'arrosage, s'il pleut: ce sera tant mieux sinon  je m'en passerai désormais et me contenterai de leurs cousins sauvages.

 

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