Des Pierres dans mon Jardin... sec

12 juillet 2017

Brûlante aussi, la clématite

 A la suite de mon dernier message Inspection, j'ai reçu un commentaire de MartineMartine et Hubert ont une sacrée expérience en matière de jardin économe en eau: précurseurs, ils ont bâti le leur il y a environ 25 ans dans le Lauragais. Ils ont du recul et leur jardin a déjà " vécu " et ...bien vécu. Leurs commentaires et leur Blog  nous sont précieux.

Martine dans son commentaire me renvoyait à un message posté en juillet 2015 par Hubert: La sécheresse à En Galinou . Vous verrez qu'il y partage l'avis d' Isabelle et Benoît Beauvallet quant à la marche à suivre en cas de sécheresse prolongée.

Ce dimanche 9 juillet,  nous avons espéré les rares averses promises par Meteo France. Les nuages nous ont contournés avec application toute la journée. En fin de journée le ciel était redevenu bleu. Je me résignais quand le bruit mat de grosses gouttes s'écrasant sur la terrasse m'a fait lever la tête:

Doux Jésus! La pluie. Il a plu, dru pendant une bonne heure - environ 50 mm - insuffisant sans doute et certainement pour les jeunes oliviers et les arbres fruitiers, mais pour le jardin, c'est une aubaine. Pour les Provençaux,  la pluie, c'est de" l'or qui tombe du ciel"

L'inspection d'Isabelle et Benoît m'avait rassurée sur l'état du jardin et sa bonne résistance à la sécheresse . Après cette douce pluie d'été c'est avec confiance que j'attends la prochaine canicule annoncée pour les environs du 14 juillet.

La reine du jour, c'est la Clématite brûlante ( clematis flammula) qui dégringole des murs, des talus en tiges volubiles de 2 à 3 mètres l'été venu

DSC06599C'est une sauvageonne qui pousse où elle veut et qui, quand elle se plaît, peut être envahissante, nous en arrachons parfois.

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Elle produit en pleine chaleur  un nuage de fleurs blanches, odorantes, ravissantes et délicates

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L'Hiver, elle résiste au gel. Son feuillage est caduc. Comme beaucoup de plantes qui vivent à l'état sauvage dans nos collines, elle est souvent méprisée. Pourquoi l'installer au jardin? parce qu'elle est belle et qu'elle habille les murs de pierre avec grâce

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La voici en début de floraison: les boutons aussi sont charmants. Toute sauvage qu'elle est, cette clématite est commercialisée par les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes.

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Et puis en cette période où les fleurs sont plus rares, elle fait le bonheur des insectes, ci-dessous une de mes préférés: l 'Abeille charpentière ( xylocopa violacea), j'aime tellement cette bonne mémère noir violacé que je lui consacrerai un message .

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Enfin, je suis très contente de vous montrer la "Star" incontestée de l'été méditerranéen : la Cigale.

Il y a plusieurs sortes de cigales: la Cigale commune, la Cigale noire et celle-ci, la Cigale de l'Orne, je l'ai rencontrée sur le tronc d'un Pin d'Alep qu'elle fréquente particulièrement. Les cigales, malgré le boucan qu'elles font, sont difficiles à repérer tant elles se fondent avec la couleur des écorces.

La Cigale de l'Orne, plus petite que la Cigale commune mesure environ 3 centimètres, elle est presque grise: la voici avec ses gros yeux

20170709_135710de profil : voyez les taches noires ( au nombre de 11, paraît-il)  sur ses ailes transparentes, ce sont elles qui la distingue de la Cigale commune , qui est aussi plus grande.

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Petite pause estivale, je reprendrai le blog début août... Je vous souhaite de profiter de l'été. C'est bien un jardin économe en eau: au lieu de trainer son tuyau d'arrosage, on peut se prélasser dans un hamac, jouer à la pétanque... ou s'en aller voir ailleurs

A bientôt !

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05 juillet 2017

Inspection

A Marseille nous allons presque toujours faire un tour au MUCEM, musée magnifique ouvert sur la mer. Dans l'enceinte du Fort Saint-Jean et du MUCEM,  a été conçu en même temps que le musée le Jardin des Migrations qui évoque le brassage des cultures autour de la Méditerranée et des plantes qui les accompagnent*, bref, un jardin sec et méditerranéen. J'adore ce jardin qui s'harmonise aussi bien avec les vieux bâtiments du Fort qu'avec l'architecture sobre et audacieuse du MUCEM°. J'y retrouve nombre des espèces présentes chez nous.

Nous nous y sommes promenés il y a une dizaine de jours et ce que j'ai vu m'a ébranlée: le jardin a terriblement souffert . Déjà éprouvé par le printemps et l'été 2016 anormalement secs, il supporte mal la sécheresse absolue aggravée par une grosse semaine de canicule que nous vivons actuellement - Il  a plu pour la dernière fois le 2 mai. Il m'a semblé qu'il y avait beaucoup de casse. Il faut dire que ce superbe jardin est un jardin "suspendu": les plantes  n'y bénéficient pas des mêmes ressources et réserves d'humidité qu'en pleine terre. Il est, de plus, exposé aux vents marins. J'ai vu deux jeunes jardinières qui coupaient méticuleusement au sécateur chaque fleur séchée des cistes, infinie patience. Etonnée, je les ai questionnées: suppression des fleurs pour éviter que la fructification n'affaiblisse les plantes. Autre question: vous n'arrosez jamais? en principe, non, mais les plantes ont souffert l'an dernier et il est question d'arroser cette année pour préserver le système racinaire.

Ces réponses m'ont laissée dubitative car notre jardin souffre aussi. Arroser ? C'est alors qu 'Isabelle et Benoît Beauvallet, MES pépiniéristes chéris, se sont annoncés: ils viennent de temps à autre voir comment se comporte le jardin. Les voici en pleine inspection:

DSC01361Les plantes réagissent différemment à la sécheresse:

les cistes roussissent, enfin leurs fleurs innombrables. Leurs feuilles se crispent, tombent parfois . Question à Isabelle: couper les fleurs? Pas pour, Isabelle. Eviter, en périodes extrêmes - sévère sécheresse ou fort gel-  d' "entamer" la plante, pas de taille. Ne retirer que ce qui est mort/mort. Et puis, en pleine nature personne ne soulage les cistes de leurs fleurs en graines.

DSC01367D'autres plantes ont les feuilles qui ramollissent, elles pendouillent comme celles du caryoptéris ci-dessous

DSC01369quand elles ne sont pas complètement flagadas, comme celles du phlomis Russelliana

DSC01375Certaines, comme le Medicago arborea perdent complètement leur feuilles qui repousseront dès le retour de conditions plus clémentes. Isabelle et Benoit insistent là-dessus: les plantes méditerranéennes entrent en dormance - non seulement l'hiver, on y est habitué-  mais aussi l'été. C'est leur cycle naturel.  Je confirme: j'ai vu en fin d'hiver repartir nombre de plantes qui avaient l'air crevées en fin d'été.

DSC01378Il faut reconnaître que face au spectacle insoutenable de plantes en souffrance, on est vite démangé du tuyau d'arrosage. Moi aussi. Remonte en nous un besoin quasi irrépressible d'arroser ( au fait, pour nous ou pour les plantes?). Alors ? arroser ou pas?

Après discussion avec Isabelle et Benoit, j'ai décidé que- non - je n'arroserai pas ( sauf évidemment les bébés plantés cette année et les jardinières suspendues de l'entrée de la maison dont les murs de pierre sont des passoires). Pourquoi ? d'abord, parce que je considère notre jardin comme expérimental, et que, si je commence à arroser, cela fout en l'air toute la démarche, ensuite parce que la tenue du blog m'encourage dans cette direction - mener cette expérience de jardin économe en eau et la partager avec vous- enfin parce que ça me barbe d'arroser.

Il n'empêche que je vais au plus tôt mettre un cierge à Sainte Rita - soit disant Patronne des causes désespérées- pour qu'un orage éclate avant la prochaine période de canicule annoncée pour les environs du 14 juillet. A suivre.

Un peu de vie pour finir: le jardin en début et fin de journée n'est qu'un bourdonnement...qui monte des lavandes et autres buissons encore en fleurs, assiégés par les insectes

DSC01387* texte: office Tourisme Marseille

° MUCEM: architecte Rudy RICCIOTTI

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25 juin 2017

La belle Sally

 C'est le moment de vous présenter la belle Sally. Plus exactement 'Sally Holmes', un très beau rosier. C'est un  hybride moderne et il se plaît chez nous.

A l'origine je l'avais planté mais je l'ai déplacé deux ans plus tard car il était étouffé par ses voisin(e)s . Il est à présent installé dans le minuscule jardin de la salle de bain.

Vue de l'intérieur ( vous apercevez un coin de baignoire) : à gauche la canne de "Provence" : puis les gros bouquets blancs: 'Sally Holmes', tout à fait à droite un autre rosier blanc et en fond le "faux jasmin"

DSC01334 Photo prise de mon escabeau, sinon très difficile d'avoir du recul tant ce jardinet est minuscule ...donc " vus du cie l": au fond la canne, devant 'Sally Holmes' très présent avec ses brassées de fleurs serrées, devant  le Teucrium Fruticans 'Azureum' défleuri et taillé en "haie"basse, à droite la graminée Miscanthus Zébrinus en pleine croissance. Enfin à gauche en pignon de la verrière, l'autre rosier blanc 'Fée des Neiges' ou 'Iceberg', lui aussi un moderne- qui - comme son nom de l'indique pas -  supporte très bien chaleur et sécheresse et même le gel ... les bourgeons ont gelé début mai cela ne l'a pas empêché de fleurir

DSC01343On peut dire que 'Sally Holmes ' occupe le terrain. Imposant avec ses gros bouquets ronds ( qui atteignent 30 à 40 cm de diamètre)

DSC01335de fleurs simples d'un blanc pur et soyeux, boutons "abricot", étamines jaunes " soleil", superbes.

DSC01338C'est un rosier buisson que, sur les conseils de mon amie Nadine , j'ai cessé de tailler court afin qu'il puisse atteindre sa taille maximale ( 1, 80 m). Je l'ai arrimé à des tuteurs en bambou pour qu'il se tienne. Mon but étant que ce petit jardinet entièrement végétalisé encadre  la baignoire et lui apporte ombrage, par la canne, et fraîcheur visuelle par le vert et les fleurs blanches.

DSC01339Grimpée sur mon escabeau, j'en ai profité pour photographier '"le faux jasmin" ( Trachelospermum jasminoïdes) qui tapisse à présent le mur en pierre sèche, en fleurs . Très parfumé, on le sent de l'intérieur de la salle de bain si le vasistas de la vérrière est ouvert. Au fond 'Fée des Neiges' encore jeune , plantée depuis 3 ans seulement

DSC01345En hiver, le jardin est vert, blanc et bleu ( grâce au Teucrium) , l'été seulement vert et blanc parfois piqueté de violet lorsque les verveines de Buenos-Aires ont envie.

Défaut de 'Sally Holmes': comme la plupart des rosiers blancs, il rouille après trop de pluie...

Enfin, il est délicatement parfumé mais, chez nous, son parfum est couvert par celui - presque entêtant- du trachelospermum

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18 juin 2017

De l'eau, des aulx

Ce message sur les aulx, j'aurais dû le mettre en ligne il y a deux semaines. Mais j'ai traîné, du monde à la maison et d'autres choses à faire.  C'est étrange pour moi de le terminer aujourd'hui alors que l'été est arrivé depuis une dizaine de jours.  La température est montée subitement - nous flirtons avec les 35° ( petite précision pour Anne) - le ciel est bleu, le soleil brille... et le jardin commence à avoir soif . D'où ce sentiment de décalage avec cette histoire d'Eau/d'Aulx.

Vous me direz que j'aurais pu reporter mon article à l'an prochain. Oui, mais j'aime bien coller à l'actualité... et un printemps pluvieux comme cette année n'est pas garanti l'année prochaine car... point d'eau, point d'aulx.

Les douces pluies printanières m'ont permis de voir à quoi ressemblaient les ALLIUMS installés depuis trois ans -

Celui-ci, c'est Allium Aflatunense ' purple sensation' : beau , vraiment: couleur violette lumineuse, joli port, tête de 6/7 cm de diamètre

DSC00585Beau toujours, défleuri: sphère parfaite très graphique

DSC01192Ci-dessous Allium amethystinum: haut sur patte: Chez nous 80 cm (ailleurs supposé atteindre 1 m, 1,50) , j'adore sa silhouette quand il est en bouton.

DSC01107Il a la particularité de se colorer progressivement en commençant par le sommet de la tête

DSC01256rigolo avec ses petites étamines crème qui font le bonheur des pollinisateurs

DSC01258par contre, je trouve sa couleur décevante: mate, vineuse, un peu triste.  La photo est assez flatteuse car la couleur est "réveillée" par le soleil, mais par temps couvert, elle est terne

DSC01282L'Allium Cristophii que l'on m'a chaudement recommandé est, pour moi, un mystère: théoriquement il devrait atteindre 40 à 70 cm. Chez nous c'est entre 20 et 30. En rase-motte, avec sa grosse tête, il n'est pas gracieux. De plus, il a besoin d'apports d'eau réguliers pour pousser: s'il y a interruption, sa croissance s'arrête. Sa couleur ensuite : d' abord d'un beau bleu clair légèrement violacé

DSC01142il devient d'un parme métallisé que je trouve assez clinquant. Est ce que c'est la chaleur et le manque d'eau qui le font virer ainsi ou est-ce sa couleur naturelle? Si vous en avez, comment sont-ils chez vous?

DSC01137Ces délicates petites têtes blanches sont celles de l'Allium Amplectens 'gracefull beauty'; "Graceful", il l'est  assurément, charmant, un peu trop discret ( 20 cm chez nous) peut-être.

DSC01110Enfin, cette merveille: l'ail sauvage qui pousse naturellement sur nos restanques: d'un blanc pur, élancé, élégant. Finalement, pour moi ce gars du pays est le plus beau de tous car parfaitement acclimaté

DSC01194Pour conclure: je crois qu'avoir de beaux alliums dans un jardin méditerranéen que l'on préfère ne pas arroser est une gageure.

Les Alliums horticoles ont besoin d'eau , tout comme les agapanthes d'ailleurs. Comme je suis fâchée avec le tuyau d'arrosage, s'il pleut: ce sera tant mieux sinon  je m'en passerai désormais et me contenterai de leurs cousins sauvages.

 

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23 mai 2017

Un coussin, le Ciste X Florentinus

 En mai, sachez-le, vous aurez droit à un message sur les cistes jusqu'à épuisement de mon stock ( nous devons en avoir une quinzaine de sortes différentes), je vous ai présenté les années précédentes Le ciste cotonneux, les cistes X purpureus , le ciste X skanbergii et le ciste de Montpellier.

Celui dont il est question aujourd'hui , le ciste X Florentinus, est un arbuste au port prostré de 50 à 70 cm de hauteur pour 60 à 80 de largeur, bien pratique pour le premier plan d'un massif, une bordure, ou une plate-bande basse. Nous en avons planté plusieurs exemplaires sur la plate-bande devant la maison. Vous le voyez au premier plan à gauche, à sa droite: une ballote, au milieu une graminée Stipa gigantea,  à gauche et à droite en arrière-plan des armoises arborescentes, DSC01044Cette plate-bande devant la maison a été concue pour prévenir les chutes: prolongement de la terrassse , elle est au bord d'une restanque soutenue par un mur atteignant presque 2 mètres à son plus haut.

Pour faire naturellement barrière, il fallait que les plantes se touchent. Cette plate-bande est profonde d' 1,50 à 2 mètres, les plantes, arbustes, vivaces , graminées "moutonnent".

DSC01115Le feuillage du ciste X Florentinus est typique de celui des cistes: fin et persistant, il ne colle pas à la différence  de celui du ciste de Montpellier. Son vert foncé se marie avec les feuillages argentés des armoises et ballotes, ci-dessus, de la tanaisie d'Arménie , ci-dessous.

DSC06013Ce ciste, buisson bas tapissant, avance sur les graviers, comme la Tanaisie, en un souple feston

DSC05991Il se couvre au printemps  de fleurs éphémères chaque jour renouvelées

DSC06012Petites: 3 cm de diamètre, à cinq pétales blanc pur et au coeur jaune soleil, remarquez, rouge sombre, la quantité de boutons prêts à éclore

DSC01056Chez nous, exposé au Sud dans une terre très drainée et calcaire, il  résiste à la sécheresse , à la canicule, au gel. Que demander de plus?

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16 mai 2017

Ravissante, l' Aphyllanthe

Il faut que je vous parle d'elle avant qu'il ne soit trop tard car, chez nous, elle fleurit entre la mi-avril et la fin-mai. Un enchantement.

Si Gilles-mon époux- ne laboure pas les restanques à l'Est de la maison et n'assure qu'un service minimum de débroussaillement, c'est pour la préserver, elle, l'Aphyllante de Montpellier. Vivace cespiteuse, elle tapisse les terrains laissés en friche relative, relative car elle supporte d'être tondue de temps à autres.

Elle pousse à l'état sauvage parmi les oliviers et les chênes, se ressème d'elle-même .Elle recouvre ces surfaces de prairie naturelle d'une nappe bleue

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DSC00891Juxtaposition de touffes toniques et denses, résistantes au gel, indifférentes à la sécheresse la plus sévère, qui ne reçoivent chez nous que l'eau du ciel

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DSC02005Très harmonieux bouquets ronds,  20 cm /30 cm de hauteur maximum pour 30 à 40 cm de largeur, chacune des tiges grêles dépourvues de feuilles porte une fleurette bleueDSC02000ravissante, d'un bleu frais de porcelaine tirant vers le lavande, délicate d'apparence seulement,  qui reçoit les averses les plus drues sans dommage,

DSC00765De plus...elle est comestible, douceur sucrée

DSC02001Plante méditerranéenne par excellence, elle aime le calcaire, les terrains drainés et s'accommode de notre climat rigoureux.

Elle pousse sauvagement mais les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes la commercialisent, installez-en quelques pieds à l'automne puis laissez faire la nature...

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11 mai 2017

Un petit tour à l' Est

Notre jardin n'est pas d'un seul tenant ( voir là) , il entoure la maison. Les abords de la maison ayant été saccagés par les engins de chantier lors de sa réhabilitation, nous l'avons planté sur ce pourtour désolé, remblayé, damé.

A l'Est de la maison, il y a une plate-bande banale rectangulaire sur 2 niveaux - la maison étant encastrée dans une restanque- qui prolonge le mur Nord de la maison

La voici vue du Nord, on la longe pour aller au garage,elle ourle l'arrière d'une chambre reliée au corps principal de la maison par un petit passage. Il fallait habiller  ce mur aveugle.

De droite à gauche Abelias sur fond de Lauriers-Tin, puis Abelias sur fond de Rosiers Chinensis Mutabilis, puis Ceanothe 'La Concha' - l'arbuste bleu- puis de nouveau rosiers Chinensis Mutabilis, enfin  Cistes X purpureus et X purpureus 'Alan Fradd' doublés par un Phlomis Fruticosa et un Vitex agnus-castus. Sur cette photo datant de fin avril, seul le ceanothe est fleuri, les rosiers et les cistes sont en boutons

DSC00750Vue du Sud. Pour vous repérer: le mur Est de la chambre dont il est question plus haut. Vous voyez les deux niveaux.

DSC00624La partie basse est plantée en alternance de graminées, de Népetas, de rosiers, vous les voyez en hiver desséchés

DSC00295Ils sont rasés fin février au plus tard , laissant la partie basse dénudée - c'est vilain- alors que la partie haute conserve son volume grâce aux persistants: Céanothe, Phlomis, cistes. Dépouillé, ce bac bas, bien que colonisé par les orpins de Nice et autres sedums. Le peupler de bulbes pour une sortie de l'hiver plus joyeuse? bizarre, je viens seulement d'y penser...

DSC05523Sur le mur Est de la chambre , nous avons posé un espalier qui servira de support au Faux Jasmin ( Trachelospermum jasminoïdes) planté récemment. L'ouverture permet d'accéder à la terrasse de la chambre. Vous apercevez au fond le petit jardin de la salle de bain

DSC00635A gauche ci-dessus, le rosier ' Le Vésuve', qui commence à fleurir, que vous voyez ci-dessous d'Ouest en Est

DSC00637Voici l'état de notre plate-bande en ce début Mai: plus gai. Les graminées ' Pennisetum orientalis' et les Népetas poussent rapidement.

DSC00629Sur la partie supérieure Le Ceanothe et les rosiers 'Chinensis mutabilis' forment un ensemble éclatant

DSC00633Tandis qu'en dessous le Rose frais du précoce rosier 'Old Blush' forme un couple plus tendre avec le duveteux feuillage gris-vert du Phlomis Fruticosa

DSC00632Pour les autres rosiers et les fleurs des Nepetas il faut attendre encore un peu

Pour terminer: j'ai été contactée récemment par Olivier, qui a un projet de "start-up" d'assistance de jardinage. Avant de se lancer, il aimerait recueillir l'avis de jardinier(e)s ... Son projet ne concerne pas le jardin méditerranéen à proprement dit, mais vos avis lui permettront peut-être d'évaluer la fiabilité de son entreprise. Si le coeur vous en dit, présentation et questionnaire ( rapide): Connected Garden

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23 avril 2017

Stress hydrique, petites gelées et blancs moutons

Tout d'abord merci pour vos messages: vous m'avez confirmé que la belle jaune était une coronille arbustive. C'est vrai il y en a partout le long des routes, en campagne mais c'est la première qui s'est invitée sur notre petit territoire.

Stress hydrique. Je vous avoue que la première fois que l'on m'a parlé de " stress hydrique" à propos des plantes, cela m'a fait doucement rigoler. Pour moi, les plantes assoiffées ou bien crevaient sur le champ ou bien survivaient. En fait c'est plus compliqué. Certaines plantes que je croyais mortes après avoir desséché sur place - le lin perenne, par exemple- repartent gaillardement en ce début de printemps. D'autres qui ont passé ce dernier été atrocement sec sans symptome apparent de décrépitude ont crevé subitement en fin d'hiver tel le rosier " Centenaire de Lourdes" rose qui croûlait encore sous les fleurs fin octobre. Belle fleur, n'est-ce-pas? j'étais quand même étonnée qu'un "Centenaire de Lourdes" se plaise chez nous. Il aura tenu neuf ans

DSC02798ou un ciste qui s'est mis à roussir d'un seul coup . Ils ont passé l'hiver et c'est à la remontée de sève que cela a cassé. Je ne peux pas incriminer le gel plutôt raisonnable cet hiver. Morts de "stress hydrique"?  ou peut-être d'autre chose...

En cette fin d'hiver et  tout début du printemps, il a plu. Les aulx plantés cet automne sont sortis, et même d'autres plus anciens que je ne pensais plus jamais revoir. Le Hic, ce sont les trois dernières semaines sans une seule goutte de pluie. Suffisamment d'humidité pour  faire démarrer les aulx, insuffisamment  pour assurer leur croissance. Résultat:  ils restent bas... pour l'instant. . A suivre.

DSC00585Heureuse conséquence d'un hiver froid sans excès et humide : la promesse d'amandes

DSC00562Bien formées, duveteuses, déjà appétissantes. Il y en a pas mal sur ce tout jeune amandier. Croisons les doigts pour qu'elles arrivent sans dommage à l'automne

DSC00566Le printemps est parfois traître, qui nous réserve de vilaines petites gelées nocturnes. Celle d'avant hier a brûlé la vigne des raisins de table

DSC00547ainsi que les feuilles toutes neuves des figuiers. Heureusement les figues sont intactes. Les gelées nocturnes suivent les couloirs de vent, celui-ci n'était pas large :seuls la vigne et les figuiers dans le même alignement ont été touchés. Je ne comprends pas ce brusque refroidissement des nuits fin avril et début mai. Pour l'instant pas de grand dommage mais nous ne serons pas tranquilles tant que les "Saints de glace" : St Mamert ( le 11 mai), St Pancrace ( le 12) et St Servais ( le 13) ne seront pas passés, encore faudra-t-il que St Urbain ( le 25 mai) ne nous joue pas un vilain tour. Nous craignons pour les fleurs d'oliviers.

DSC00552Agitation chez les moutons en pacage près de chez nous: des tables dressées en plein air, en plein champ, des familles attablées... pause déjeûner.

C'est jour de tonte. Les moutons apprécient moyennement, cavalent à l'approche des tondeurs, Bêêê, Bêêê -  stress de la tonte.

DSC00539Pas jojos, les moutons tout nus: certains sont franchement maigres, oubliées les douces boules laineuses...certains sont un peu balafrés

DSC00536Repos du bélier

DSC00534Coup de foudre pour cet agneau à pois !

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09 avril 2017

Nouveautés de printemps

En novembre dernier, j'ai fait quelques achats que je vous ai présentés dans mon message d'alors "Incorrigible". Achats pour certains discutables car d'impulsion. Quelques nouvelles:

Le Bougainvillée a crevé - évidemment. Annoncé comme résistant à -10° ( comment ai-je pu être aussi naïve?), il a gelé , abrité contre un mur,  alors que la température n'est jamais descendue en dessous de -6°. Toujours se méfier des étiquetages complaisants. Me voici vaccinée, enfin... jusqu'à la prochaine fois.

Heureuse surprise, par contre, avec  le Narcisse ' Green Eyes' que je trouvais clinquant voire carrément vulgaire sur la photo du sachet avec son coeur vert fluo, je l'ai acheté conseillée par une amie. Le voici sur fond d' euphorbes 'Rigida': ravissant et délicat , d'un blanc pur au coeur olive... j'en ajouterai d'autres l'an prochain

DSC00447Bonheur aussi  avec les tulipes 'Queen of Night' qui correspondent à mes attentes.Sur fond de figuier et d'oliviers

DSC00460Leur violet foncé satiné éclairé d'étamines jaune d'or s'harmonise avec les feuillages argentés - de l'Armoise arborescente par exemple.

DSC00462Les autres achats - d'aulx- sont prometteurs grâce à printemps certes froid mais HUMIDE. il est cependant trop tôt pour se prononcer.

Et maintenant, l'invitée du jour : Alors que les genêts et ajoncs sauvages ou domestiques ne sont pas encore fleuris ( tout est en retard cette année...), cette splendeur qui s'est installée toute seule au milieu des troncs du bouquet de grands chênes au Nord de la maison illumine le sous-bois de son jaune "soleil"

DSC00466Bel arbuste, elle atteint 80 cm. Arrivée il y a environ 4 ans elle s'étoffe et grandit d'année en année

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Qu'est-ce-que c'est ? J'ai cherché et j' hésite entre Luzerne arborescente ( Medicago arborea) ou Coronille émérus, je ne pense pas que ce soit un genêt, quoique, mais ce peut être autre chose

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Autres indices: feuillage persistant, feuilles douces d'un vert légèrement grisé. Pas d'épine. Très parfumé

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Avez-vous une idée?

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28 mars 2017

Réveil

Tout le monde est en retard. Cependant l'alternance bienfaisante de pluie et de douceur depuis le début du mois a réveillé tout le monde.

L' Hertia Cherifolia aux fleurs jaune d'or, arbuste tapissant,  peut être utilisé en "retombant" ...feston sur mur de pierre sèche

DSC00431L'Ulex parviflora, Ajonc de Provence très précoce, est en fleurs seulement depuis le début du mois alors qu'il en était au même point le 8 janvier 2015 ( hiver exceptionnellement doux, il est vrai ) voir là.

DSC00423Les euphorbes characias déroulent crânement leurs hampes altières sur fond de ciel de traîne

DSC01113Tandis que les Fritillaires 'Persicae', secouent leurs clochettes à peine écloses

DSC05601L'Iris d'Alger ( Iris Unguicularis) , précoce est, lui,  plutôt sur sa fin

DSC00441Tout comme son cultivar l' Iris Unguicularis ' Alba'

DSC00443Tandis que le délicat Ipheion uniflorum ' Alberto Castillo' s'épanouit dans l'ombre du petit jardin de la salle de bain

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