Des Pierres dans mon Jardin... sec

19 septembre 2016

Enfin

De retour après un petit mois de silence pour cause de maison pleine comme chaque été et de départ en vadrouille. Une petite virée de deux semaines édifiante: Dans le Lot, les feuilles des chênes déjà rousses. A l'île-aux-Moines le feuillage flasque des hortensias, les pâtures pelées. Partout on attendait la pluie.

Nous l'espérions aussi: Ici rien depuis la mi-mai, exceptés deux ou trois pissous qui ont compté pour du beurre. C'est dire si nous l'attendions, la pluie. Elle est venue ces derniers jours. Enfin. Une bonne nuit de grosse pluie et au petit matin...

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DSC07012l' Euphorbe ceratocarpa a vieilli de six mois: la sécheresse a sur elle le même effet que l'hiver: ses fleurs sèchent et tombent, ses bois rougissent

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DSC07051Le Polygonum équisetiforme n'a pas bougé, ses petites fleurs blanches se sont renouvelées tout l'été

DSC07046Les Gaura lindheimeri ont baissé pavillon: leurs  fleurs se sont raréfiées

DSC07053 le Sedum 'Autumn Joy' est pimpant, imperturbable, il a fleuri. La fraîcheur de ses fleurs, leur rose tendre: cadeau de  fin d'été

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DSC07055 Je suis contente, lui aussi

DSC07070Et la nuit suivante, de nouveau, une bonne grosse pluie

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19 août 2016

Eau secours ! 3 : dans les tuyaux...

Enfin ! Le grand jour. Celui de la réparation du forage est arrivé, ce mercredi 17 août. Deux mois presque jour pour jour après la panne. Beaucoup d'aléas - nous avons dû changer de foreur. Le précédent disait qu'il viendrait et... ne venait pas.

Re, le camion dans le jardin, celui-ci ressemble un peu à un camion de l'ex-URSS ou du moins à l'idée que je m'en fais: pas de première jeunesse, cabossé et en peinture "camouflage".

Il a fallu TOUT changer: Nouveaux tuyaux - en inox, trois fois plus chers que les " en galva", mais qui ..."vous dureront toute votre vie ", à ce qu'il paraît ! on verra ... bien...Les  voici rutilants ... le rouillé en dessous est un vieux qui traîne

DSC06942On a aussi changé la pompe qui était grillée: Les Danois sont les rois de la pompe .... à ce qu'il paraît:  alors, va pour une shadok  danoise! magnifique, à la fois athlétique et élancée...

DSC06943Remarque, elle a interêt à être costaud parce qu'elle va descendre à 90 m de fond

DSC06945Et aussi le cable électrique... l'autre régurgitait de l'eau quand on l' a extrait du puits... il était complètement poreux...

DSC06963Impressionnant le bras du camion qui enlève chaque tube de 6 m

DSC06958récupéré par les foreurs

DSC06960il sera solidement vissé au précédent, puis

DSC06964descendu dans le puits de forage. 14 tubes seront ainsi enfilés à la suite

DSC06959Le bon vieux gros moteur du camion parmi les fleurs

DSC06961Et un peu de bazar dans le jardin

DSC06962Trois heures après, l'eau coulait au robinet... d'abord trouble - Il faut laisser couler pour purger le forage-  elle est devenue limpide au bout de 24 heures .

L'eau de la terre nous est revenue... nous espérons celle du ciel

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14 août 2016

Paillasson poilu

Paillasson poilu . Notre jardin ne ressemble pas vraiment à un paillasson poilu, pourtant ce sont ces mots qui  me viennent à l'esprit quand je le regarde. Il est en piteux état, après le premier passage du camion du foreur... ( nous attendons le second, prévu mercredi prochain car, après maints aléas que je vous épargne, notre forage n'est toujours pas réparé... nous sommes toujours reliés par notre cordon ombilical  à Marius et Hélène) et surtout à cause de la sécheresse que notre région subit en ce moment avec des conséquences autrement plus graves qu'un jardin qui tire la langue: les incendies . On ignore quand on vit ailleurs la rigueur du climat provençal.

Quelques fois, le ciel s'est assombri:

DSC06794et nous avons espéré la pluie. Mais rien ou si peu: pipis de chat d'un quart d'heure, vite évaporés. Pourtant, il y a deux semaines, c'est tombé doucement toute une nuit: les feuilles se sont défripées, les tiges redressées dans la fraîcheur du matin...  un bref répit. Depuis, il fait beau et très chaud. Trop peu d'eau au printemps, pratiquement pas cet été: la terre est desséchée, et pas qu'en surface. Les plantes doivent puiser le peu d'humidité dont elles ont besoin en profondeur.  Manque de pluie, arrêtés municipaux qui rationnent l'eau: arrosage interdit sauf pour les agriculteurs...  C'est dans ces moments-là que l'on est content de son sobre jardin méditerranéen . A condition, bien sûr, d'avoir joué le jeu depuis la plantation: c'est à dire de ne pas l'avoir arrosé plus que le strict nécessaire et d'avoir respecté le cycle de ces plantes naturellement adaptées à la sécheresse qui entrent en dormance aux heures les plus chaudes.

Ci-dessous la délicate asphodèle ( asphodelina liburnica),  aux légères fleurs d'un jaune légèrement souffré à la mi-juin

DSC06355la même, hier... déplumée

DSC06836L'Armoise arborescente... Ah ! je sais d'où me vient l'image du "paillasson": du brun des fleurs, commun à toutes les fleurs sèches

DSC06838Le Ciste de Montpellier a complètement roussi, devant lui une Stipa gigantea qui a poussé à son pied

DSC06851gros plan sur ce ciste: voyez les feuilles sont toujours vertes mais c'est le fauve des fleurs sèches qui domine

DSC06864Le "poilu " est apporté au paillasson par les graminées... qui supportent admirablement la sécheresse ci-dessous l'Achnatherum calamagrostis

DSC06837et les Stipa trichotoma et tenuifolia: elles gardent leur tenue mais blondissent, blondissent à en devenir presque blanches

DSC06571pratiquement plus de fleurs à l'exception de celles du Perovskia qui  fleurit en août

DSC06850et de celles du Gaura lindheimeiri qui oscillent inlassablementau moindre souffle: fraîcheur de leur blanc pur à peine teinté de rose dans la fournaise

DSC06843Une petite oasis bien verte: le  carré de plantes aromatiques sous la fenêtre de la cuisine encadrée par le feuillage vert sombre du rosier Banksiae normalis. Planté de thyms, sarriettes, origan, mélisse, fenouil, sauge, romarin,  toutes parfaitement adaptées à l'été méditerranéen

DSC06841Cet été particulièrement sec, après le printemps sec qui a précédé aura valeur de test: nous verrons qui, de ce petit monde écrasé de chaleur, aux feuilles ramollies et pendouillantes (je ne vous ai pas montré certains feuillages qui font pitié) , se relèvera et repartira et qui...y restera.

A présent nous attendons les orages qui surviennent normalement à partir de la mi-août... humm, normalement...

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04 août 2016

Un pont

Les murs protègent des bruits et de la rumeur du monde, séparent, limitent, isolent, parfois excluent. Murs de jardin, de clôture, de fortification, de pierres, de béton...de barbelés.

Les ponts relient, ouvrent, rassemblent: Ponts entre rives, villes, pays, traits d'union entre îles et continents. Arches de bois, de pierres, rubans suspendus. Ponts virtuels aussi.

Gilles et Marius ont construit un escalier: Pont entre nos deux territoires. Ils l'ont construit ces derniers jours dans l'épaisseur de notre mur mitoyen tandis que l'eau de Marius coulait vers nos robinets. Le voici presque fini:

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Il faut dire que le mur s'était écroulé  à cet endroit, régulièrement escaladé par l'un ou l'autre, ci-dessous en pleine évaluation de leur chantier

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L'escalier proprement dit est le premier terminé, il est pris dans le mur lui-même, de profil : le cordeau blanc tendu marque le niveau supérieur

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L'escalier bâti doit être raccordé au mur existant

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Comme vu là et aussi , le mur est construit pierre à pierre, chacune s'adaptant aux voisines, taillée si nécessaire...

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Les pierres de couronnement sont choisies avec soin pour une finition harmonieuse

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posées, calées par d'autres plus petites... en arrière les cailloux du drain

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 un bel escalier : chaque marche est faite d'une seule large pierre plate enchâssée dans la paroi du fond...

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Un habitant des lieux : le lézard des Murailles ( Podarcis Muralis), difficile à photographier, si rapide, celui-ci a bien voulu lézarder au soleil... sur les dalles chaudes de la terrasse...

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Ah! je vous signale une erreur ( je corrige le message en question): la couleuvre montrée là , n'est pas une couleuvre à échelons mais plutôt une Coronelle girondine ( coronella girondica) , beaucoup plus petite que la précédente, qui vit de préférence à proximité des habitations. J'ai pu comparer les deux lors d'une visite il y a quelques jours au Muséum d'histoire naturelle de Toulon et du Var.

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28 juillet 2016

Eau secours ! 2 : Le camion ...

Quand nous avons acheté la maison, il n'y avait pas l'eau. A l'époque nous n'avions pas commencé les travaux de réhabilitation de la maison et l' idée d'un jardin ne nous avait même pas effleurés... Nous avons foré au plus près de la maison. Quand, 3 ans plus tard, il a été question de jardin, il a fallu prendre en compte le fait qu'en cas de panne, un camion devrait accéder au forage et rouler sur le jardin: d'où l'idée d'une rocaille plane dans la partie médiane de la grande restanque. Il y a quelques jours, le foreur est revenu pour extraire les 95 mètres de conduite d'eau et la pompe.

Le jardin juste avant l'arrivée du camion

DSC06760Le camion équipé d'un treuil entre par le côté Ouest, avance doucement sur les grandes pierres plates

DSC06779progresse en écrasant  les plantes

DSC06777s'arrête au plus près de la maison, la bouche du forage est au cul du camion

DSC06761Le treuil extrait un à un les 15 tubes de 6,50 mètres emboités les uns dans les autres pour atteindre la nappe phréatique

DSC06763la pompe sort enfin, grillée, engorgée de boue, elle est là devant

DSC06772Preuve que nous ne sommes pas " en manque" d'eau: 59 mètres de tubes sont mouillés...

DSC06788mais très abimés, percés pour certains. L'eau très dure a peu à peu rongé les tuyaux en fer galvanisé: C'est la cause de la panne: normalement, l'eau pompée monte par le tuyau jusqu'à un réservoir ( surpresseur) dans lequel elle est stockée, la pompe ne se met en route que lorsque le niveau du réservoir a considérablement baissé. Lorsque les tuyaux sont percés, l'eau passe au travers comme d'une passoire, la pompe travaille sans cesse, chauffe et finit par cramer. les trous laissent passer l'eau ... et aussi les alluvions qui s'accumulent dans la pompe

DSC06767Tiens!  un long, très long serpent ( 100 m) : le cable électrique qui alimente la pompe

DSC06784Le camion s'en va. Rien n'est réparé: la pompe apportée n'est pas la bonne et de toute façon, il faut remplacer les tubes que nous commandons cette fois en acier inoxydable pour une plus grande résistance.

La trace des roues du camion... le camion devra revenir pour finir le travail, de nouveau il écrabouillera les plantes

DSC06789En attendant nous dépendons toujours de nos voisins. Merci à eux.

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24 juillet 2016

Eau secours ! 1 : serpentins...

Ceci n'est pas un tuyau d'arrosage. Enfin, si, habituellement. Mais en ce moment, non. Depuis une quinzaine de jours, ce serpent jaune est un aqueduc. Là-bas, tout au fond à la lisière du bois...

DSC06738il est branché à une canalisation (de secours) qui arrive droit de chez nos voisins Marius et Hélène. Car nous sommes à sec. Notre forage est en panne.

DSC06742Bien que nous ne soyons qu'à 1km et demi du village, nous n'avons pas accès au réseau d'eau municipal. Nous sommes nombreux dans ce cas à avoir dû forer pour avoir l'eau. Chez nous, elle est à environ 100 mètres sous terre, pompée, filtrée, épurée elle coule de nos robinets...quand tout va bien. Car, comme dit Thierry, le foreur philosophe qui nous dépanne régulièrement : En même temps, un forage, c'est jamais qu'un forage... Hélas.

DSC06745Tout allait bien quand ça a commencé à se gâter: l'eau limpide s'est d'abord troublée, est devenue café au lait, puis soupe caramel et paf ! plus rien. Disjonctage. Pompe inerte. Shadoks en grêve. A sec: plus d'eau pour rien, ni pour boire, ni pour se laver les dents. Heureusement que Marius et Hélène sont là, avec qui nous vivons en très bon voisinage: Ils se sont branchés chez nous lors de leur dernière panne et nous rendent la politesse.

DSC06746Thierry-le foreur est venu: il a d'abord évoqué la possibilité du "manque d'eau", soit le pur et simple asséchement du forage : Ouh ! la grosse peur ! Hypothèse rapidement écartée ( ça coule à flot chez Marius à 200 m d'ici ) Ouf.  Diagnostic: pompe grillée. Il va falloir la remonter à la surface pour la changer... et ça c'est une autre histoire. Tiens, le temps que je vous raconte tout ça, l'eau de Marius est arrivée chez nous.

DSC06735Cette année est une année à serpents - couleuvres et orvets - ( pas de vipères chez nous jusqu'à présent, elles restent plus haut dans Les gorges du Verdon ). Nous en voyons plus qui, à notre approche, glissent dans les murs de pierre sèche ou les broussailles, je vous ai montré une couleuvre morte et sa mue. Celle d'aujourd 'hui est bien vivante et elle se tenait dans le petit jardin de la salle de bain: très exactement elle était postée sur le Teucrium fruticans qui se trouve derrière le deuxième montant de la verrière. (  la bizarre forme blanche qui flotte dans le jardin est le reflet de la baignoire )

DSC06750Postée, car en pleine observation...tellement absorbée par le spectacle qui s'offrait à ses yeux qu'elle ne s'est pas enfuie à mon approche... je l'ai photographiée au travers de la vitre, accroupie dans la baignoire à 40 cm d'elle,

DSC06560une Coronelle girondine ( coronella girondica) . Elle est restée immobile au moins 5 minutes, avant de faire demi tour et de couler dans le feuillage...

DSC06561Mais, au fait, que regardait-elle? Gilles-mon époux sous la douche !

 

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17 juillet 2016

Catananche bleue

La Catananche caerulea, aussi appelée  "Cupidone", car elle entre dans la composition des philtres d'amour depuis l'Antiquité ( toujours bon à savoir) , est une astéracée méditerranéenne. Cette beauté est particulièrement adaptée à notre climat et  à notre sol argilo-calcaire. Plante de friche, elle pousse à l'état sauvage dans les collines environnantes. Plante de rocaille par excellence nous l'avons installée dans la partie médiane de notre Grande restanque où elle pousse entre les pierres.

La grosse touffe bleu/mauve à gauche, c'est Elle. Au second plan, à droite le superbe origan 'Kent Beauty', en énormes coussins roses.

DSC06448Les feuilles élancées d'un vert légèrement bleuté forment une rosace d'où jaillissent des tiges fines et toniques . Elles portent en leur extrémité ces fleurs "d' aster ", bleu violacé

DSC06454Les tiges drues atteignent chez nous 50 cm

DSC06451 Avec des Gaura lindheimeri. La catananche est à la fois présente, par sa couleur, et très légère, ses fleurs oscillent au gré du vent...

DSC06452Gros plan sur cette superbe fleur, assez grosse ( 3 cm de diamètre) de ce bleu caractéristique tendre, profond et intense... et ce coeur d'un bleu nuit si sombre, presque noir

DSC06453La catananche apporte au jardin la vivacité du bleu de ses fleurs et  ses fruits secs très décoratifs...

DSC06450...délicats grelots argentés qui scintillent au soleil tout l'été

DSC06705Ci-dessous en compagnie de deux insectes méditerranéens: ce petit mignon, le fourmigril provençal ( Myrmecophilus myrmecophilus) minuscule  est un des plus petits orthoptères d'Europe

DSC06707Quant à cette punaise (Carpocoris mediterraneus), je la trouve particulièrement impressionnante dans sa version rouge ( elle est souvent jaune):  masque chinois.

DSC06708La catananche résiste très bien à la sécheresse, on peut lui reprocher sa courte durée de vie, mais comme cette bonne vivace se ressème , ce n'est pas un problème. Elle existe aussi en blanc  Catananche caerulea 'Alba'  mais nous n'en avons pas.

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09 juillet 2016

Vipérine et Nigelle

En ce début de juillet, un petit tour dans le pré. Plutôt dans le "verger", terme qui désigne dans notre coin de Provence l'endroit où poussent  tous les arbres fruitiers dont les oliviers. On ne parle pas ici d' "oliveraie" mais de verger. Ce que l'on peut voir dans le verger, régulièrement labouré et dans les restanques laissées en friche, simplement débroussaillées de temps à autre est assez représentatif de ce que l'on peut voir dans les collines environnantes. Cela vaut pour la flore et pour la ... faune

En ce qui concerne les fleurs sauvages, cette année est celle des vipérines et des nigelles... il y en a partout, et beaucoup plus que les années précédentes. Les deux sont magnifiques.

Pour commencer la vipérine commune ( Echium vulgare) aussi appelée buglosse. Elle tiendrait  son nom de vipérine ou d' "herbe à vipères" de la forme de ses fruits qui évoquerait la forme de la tête du serpent. Plante bisannuelle au port érigé, elle aime les terrains pauvres et secs. Celle que je vous montre est la plus grosse qui ait jamais poussé chez nous, spontanément au pied d' un olivier: Elle doit mesurer 80 cm d'envergure.Je reconnais qu'on ne voit pas grand-chose car les fleurs sont petites mais je vous montre cette photo pour le "volume":

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 De plus près, ces fleurs en épis, d'un bleu  violacé très vif, avec des pointes de rose magenta

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DSC06376Depuis plus d'un mois, elle fleurit: toujours aussi belle.Un exemple de plante sauvage très ornementale que l'on peut aussi planter chez soi, idéale dans une rocaille. Curieusement chez nous il y en a partout dans le verger et les friches et aucune dans le jardin cultivé. Si elle s'y était ressemée, vous pensez bien que je l'aurais laissée, mais non, elle préfère rester en compagnie des autres sauvageonnes

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Tout comme la Nigelle de Damas, aux fleurs de ce bleu "porcelaine" vif et délicat, qui colonise pour notre plus grand plaisir le bord des restanques  mais qui ne se mélange pas aux "cultivées" du jardin, je me demande pourquoi.

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 Les Echiums, comme les Nigelles poussant sauvagement, nous ne nous en occupons pas... elles ne reçoivent que l'eau de la pluie et s'en accommodent très bien... 

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 Pour conclure une photo, d'une couleuvre morte et retrouvée complètement desséchée hier, juste en contrebas de la maison, par Gilles-mon-époux. Des couleuvres, il y en a beaucoup chez nous qui déguerpissent entre les herbes à  notre approche, Des orvets aussi et bien sûr des lézards. J'ai un peu cherché pour identifier celle-ci: il semble que ce soit une couleuvre à échelons ( Rhinechis Scalaris), j'ai appris par la même occasion que tous les serpents en France étaient protégés. Celle-ci a la réputation d'être agressive: elle foncerait sur ses proies  la gueule ouverte. C'est un prédateur pour les rongeurs, oisillons, lapereaux qu"elle tue par contriction

DSC06545Les couleuvres sont inoffensives pour nous autres Humains, mais je les trouve impressionnantes par leur taille : jusqu'à plus de 2 mètres de long pour certaines... Gilles-mon-époux a  aussi trouvé à proximité cette mue... la sienne?

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04 juillet 2016

Empereur de Chine: Le rosier 'Chinensis Mutabilis'

Il est grand temps que je vous parle de cette splendeur de rosier: le rosier 'Chinensis mutabilis'.

Nous en avons plusieurs, tous rassemblés sur cette plate-bande qui prolonge la maison à l'Est. Le voici à la mi-avril , au début de sa floraison en compagnie du Ceanothe 'La Concha':

DSC05934La particularité de ce rosier exceptionnel est signifiée par son nom ' mutabilis': il est multicolore. Il porte une quantité toujours renouvelée de fleurs tantôt rose foncé, vif ou tendre, orangé 'safran', ou jaune

DSC05938les couleurs sont fraîches et intenses: plutôt grandes 5/6 cm de diamètre, plates, simples

DSC05928Cinq pétales, étamines jaune d'or

DSC05931Un autre pied, en ce début de juillet, ses couleurs paraissent plus pâles, en fait il est sous le soleil de midi, bien qu'adossé au mur face Nord de la maison. Ils mesurent à la maison près d' 1,50m  de haut, il peuvent atteindre 2,50m à maturité.

DSC06517Si les "roses" sont toujours aussi vifs, le jaune est plus clair et l'orange plus rare.

DSC06518Ce rosier extrêmement vigoureux aux rameaux épineux et souples est très robuste, résiste aux maladies, supporte l'ombre, ne craint ni le froid ( au Nord chez nous), ni le gel, ni le soleil, ni la sécheresse...  après un apport en eau régulier et copieux l'année de la plantation, un suivi l'année suivante, je ne les ai plus arrosés.

DSC06520Parfaitement adapté au climat, il se plaît dans notre jardin méditerranéen comme la plupart des 'Chinensis' d'ailleurs. J'en ai cependant vu de superbes en Limousin et en Normandie. Ce rosier remarquable fleurit ici d'avril aux premières gelées.

DSC06522Ci-dessus, il est en compagnie de l'Abelia x grandiflora 'Edouard Goucher' ( ci-dessous) qui fleurira lui aussi jusqu'à la fin de l'été

DSC06523Vous le trouverez chez les bons rosiéristes et aussi chez les pépiniéristes spécialistes du jardin méditerranéen

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29 juin 2016

Aïe mes Alliums !

 En ce tout début d'été, un petit bilan. En novembre, j'ai planté des Alliums (ou Aulx?). J'aime beaucoup les Alliums: mon coup de foudre date d'une visite au Festival International des Jardins de Chaumont sur Loire, cette année-là des parterres tout simples longeaient les chemins qui menaient aux différents exposants, certains plantés de vivaces ou d'abustes d'où emergeaient des alliums: Merveille que ces sphères bleues se balançant doucement, comme en apesanteur.

J'ai donc rêvé d'aulx: j'en ai cherché qui résistent au froid, au sec, au chaud et j'en ai trouvé. Vous en avez vu sur certaines photos du blog. Ils ont fait de leur mieux la première année puis périclité. En novembre dernier j'ai récidivé, me suis approvisionnée chez un bon pépiniériste spécialiste des bulbes et j'en essayé quatre sortes: Allium amethystinum, Allium stipitatum, Allium cristophii et Allium sphaerocephalum, installés en une dizaine d' exemplaires en des endroits différents du jardin.

Résultat des courses: Catastrophique.

Allium amethystinum, Allium stipitatum ont disparu ou, au mieux, donné ça: regardez bien, cette ébauche de fleur qui m'a attendrie juste avant de jaunir, ramollir et s'effondrer:

DSC06120J'espérais beaucoup d' Allium cristophii : j''en avais eparpillé plusieurs bulbes parmi mes Népeta... sur les 7 installés, 5 n'ont même pas daigné sortir de terre, quant aux deux restant, ils ont atteint 25 cm pour le premier:

DSC06121A peine 10 cm pour le second, avant de faner et de sécher

DSC06122C'est Allium sphaerocephalum qui s'en sort le mieux : sur 10, seuls 3 ont montré le bout de leur nez: vous les voyez ici petites boules pourpres sur fond de lavandes, encadrées d'hémérocalles

DSC06509Seulement 3, mais de taille, port et couleur attendus: et quelle couleur ! Mais 3 sur 10, c'est trop peu.

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DSC06511Bon si vous regardez la photo les montrant en situation, je ne suis pas sûre que le mariage lavandes-hémérocalles- allium soit très heureux. le duo " lavandes/ allium ( bleu/pourpre) serait plus élégant, mais combien de fois fleurisseront-ils ensemble?...rien ne dit que les allium repartiront l'an prochain Les hémérocalles 'citrina' sont très jolies.. Je préfère, pour notre jardin, les hémerocalles jaunes aux oranges. Gracieuses et fines et d'un jaune si pur.

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Les Alliums ne se plaisent pas chez nous, c'est un fait. Pourquoi ? sol inadapté ( argilo-calcaire) , sécheresse ( c'est vrai que je ne les ai pas particulièrement arrosés), climat ? si vous avez une idée sur la question, dîtes-moi;

Pour compenser ce naufrage des Alliums une petite satisfaction. Dans un message d'octobre, je me promettais d'accorder plus d'attention aux lianes de la pergola afin de les stimuler... j'ai pris soin d'elles: arrosages réguliers et un peu de Migon ( fumier de mouton) au pied ... et bien ça paye: l' Akebia quinata atteint enfin le toit de cannisses de la Pergola

DSC06497Ainsi que le Jasmin officinalis...

DSC06498La vigne vierge (Parthenocissus henryana) est à 10 cm du sommet. Sur les autres montants de la pergola les deux rosiers "Sénateur Laffolette" et " Sir Cedric Morris" démarrent bien tandis que la bignone capreolata progresse avec constance. Exception à la règle: je vais continuer d'arroser ce petit monde cet été, tous les quinze jours abondamment.

 

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