Des Pierres dans mon Jardin... sec

23 mai 2017

Un coussin, le Ciste X Florentinus

 En mai, sachez-le, vous aurez droit à un message sur les cistes jusqu'à épuisement de mon stock ( nous devons en avoir une quinzaine de sortes différentes), je vous ai présenté les années précédentes Le ciste cotonneux, les cistes X purpureus , le ciste X skanbergii et le ciste de Montpellier.

Celui dont il est question aujourd'hui , le ciste X Florentinus, est un arbuste au port prostré de 50 à 70 cm de hauteur pour 60 à 80 de largeur, bien pratique pour le premier plan d'un massif, une bordure, ou une plate-bande basse. Nous en avons planté plusieurs exemplaires sur la plate-bande devant la maison. Vous le voyez au premier plan à gauche, à sa droite: une ballote, au milieu une graminée Stipa gigantea,  à gauche et à droite en arrière-plan des armoises arborescentes, DSC01044Cette plate-bande devant la maison a été concue pour prévenir les chutes: prolongement de la terrassse , elle est au bord d'une restanque soutenue par un mur atteignant presque 2 mètres à son plus haut.

Pour faire naturellement barrière, il fallait que les plantes se touchent. Cette plate-bande est profonde d' 1,50 à 2 mètres, les plantes, arbustes, vivaces , graminées "moutonnent".

DSC01115Le feuillage du ciste X Florentinus est typique de celui des cistes: fin et persistant, il ne colle pas à la différence  de celui du ciste de Montpellier. Son vert foncé se marie avec les feuillages argentés des armoises et ballotes, ci-dessus, de la tanaisie d'Arménie , ci-dessous.

DSC06013Ce ciste, buisson bas tapissant, avance sur les graviers, comme la Tanaisie, en un souple feston

DSC05991Il se couvre au printemps  de fleurs éphémères chaque jour renouvelées

DSC06012Petites: 3 cm de diamètre, à cinq pétales blanc pur et au coeur jaune soleil, remarquez, rouge sombre, la quantité de boutons prêts à éclore

DSC01056Chez nous, exposé au Sud dans une terre très drainée et calcaire, il  résiste à la sécheresse , à la canicule, au gel. Que demander de plus?

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16 mai 2017

Ravissante, l' Aphyllanthe

Il faut que je vous parle d'elle avant qu'il ne soit trop tard car, chez nous, elle fleurit entre la mi-avril et la fin-mai. Un enchantement.

Si Gilles-mon époux- ne laboure pas les restanques à l'Est de la maison et n'assure qu'un service minimum de débroussaillement, c'est pour la préserver, elle, l'Aphyllante de Montpellier. Vivace cespiteuse, elle tapisse les terrains laissés en friche relative, relative car elle supporte d'être tondue de temps à autres.

Elle pousse à l'état sauvage parmi les oliviers et les chênes, se ressème d'elle-même .Elle recouvre ces surfaces de prairie naturelle d'une nappe bleue

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DSC00891Juxtaposition de touffes toniques et denses, résistantes au gel, indifférentes à la sécheresse la plus sévère, qui ne reçoivent chez nous que l'eau du ciel

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DSC02005Très harmonieux bouquets ronds,  20 cm /30 cm de hauteur maximum pour 30 à 40 cm de largeur, chacune des tiges grêles dépourvues de feuilles porte une fleurette bleueDSC02000ravissante, d'un bleu frais de porcelaine tirant vers le lavande, délicate d'apparence seulement,  qui reçoit les averses les plus drues sans dommage,

DSC00765De plus...elle est comestible, douceur sucrée

DSC02001Plante méditerranéenne par excellence, elle aime le calcaire, les terrains drainés et s'accommode de notre climat rigoureux.

Elle pousse sauvagement mais les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes la commercialisent, installez-en quelques pieds à l'automne puis laissez faire la nature...

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11 mai 2017

Un petit tour à l' Est

Notre jardin n'est pas d'un seul tenant ( voir là) , il entoure la maison. Les abords de la maison ayant été saccagés par les engins de chantier lors de sa réhabilitation, nous l'avons planté sur ce pourtour désolé, remblayé, damé.

A l'Est de la maison, il y a une plate-bande banale rectangulaire sur 2 niveaux - la maison étant encastrée dans une restanque- qui prolonge le mur Nord de la maison

La voici vue du Nord, on la longe pour aller au garage,elle ourle l'arrière d'une chambre reliée au corps principal de la maison par un petit passage. Il fallait habiller  ce mur aveugle.

De droite à gauche Abelias sur fond de Lauriers-Tin, puis Abelias sur fond de Rosiers Chinensis Mutabilis, puis Ceanothe 'La Concha' - l'arbuste bleu- puis de nouveau rosiers Chinensis Mutabilis, enfin  Cistes X purpureus et X purpureus 'Alan Fradd' doublés par un Phlomis Fruticosa et un Vitex agnus-castus. Sur cette photo datant de fin avril, seul le ceanothe est fleuri, les rosiers et les cistes sont en boutons

DSC00750Vue du Sud. Pour vous repérer: le mur Est de la chambre dont il est question plus haut. Vous voyez les deux niveaux.

DSC00624La partie basse est plantée en alternance de graminées, de Népetas, de rosiers, vous les voyez en hiver desséchés

DSC00295Ils sont rasés fin février au plus tard , laissant la partie basse dénudée - c'est vilain- alors que la partie haute conserve son volume grâce aux persistants: Céanothe, Phlomis, cistes. Dépouillé, ce bac bas, bien que colonisé par les orpins de Nice et autres sedums. Le peupler de bulbes pour une sortie de l'hiver plus joyeuse? bizarre, je viens seulement d'y penser...

DSC05523Sur le mur Est de la chambre , nous avons posé un espalier qui servira de support au Faux Jasmin ( Trachelospermum jasminoïdes) planté récemment. L'ouverture permet d'accéder à la terrasse de la chambre. Vous apercevez au fond le petit jardin de la salle de bain

DSC00635A gauche ci-dessus, le rosier ' Le Vésuve', qui commence à fleurir, que vous voyez ci-dessous d'Ouest en Est

DSC00637Voici l'état de notre plate-bande en ce début Mai: plus gai. Les graminées ' Pennisetum orientalis' et les Népetas poussent rapidement.

DSC00629Sur la partie supérieure Le Ceanothe et les rosiers 'Chinensis mutabilis' forment un ensemble éclatant

DSC00633Tandis qu'en dessous le Rose frais du précoce rosier 'Old Blush' forme un couple plus tendre avec le duveteux feuillage gris-vert du Phlomis Fruticosa

DSC00632Pour les autres rosiers et les fleurs des Nepetas il faut attendre encore un peu

Pour terminer: j'ai été contactée récemment par Olivier, qui a un projet de "start-up" d'assistance de jardinage. Avant de se lancer, il aimerait recueillir l'avis de jardinier(e)s ... Son projet ne concerne pas le jardin méditerranéen à proprement dit, mais vos avis lui permettront peut-être d'évaluer la fiabilité de son entreprise. Si le coeur vous en dit, présentation et questionnaire ( rapide): Connected Garden

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23 avril 2017

Stress hydrique, petites gelées et blancs moutons

Tout d'abord merci pour vos messages: vous m'avez confirmé que la belle jaune était une coronille arbustive. C'est vrai il y en a partout le long des routes, en campagne mais c'est la première qui s'est invitée sur notre petit territoire.

Stress hydrique. Je vous avoue que la première fois que l'on m'a parlé de " stress hydrique" à propos des plantes, cela m'a fait doucement rigoler. Pour moi, les plantes assoiffées ou bien crevaient sur le champ ou bien survivaient. En fait c'est plus compliqué. Certaines plantes que je croyais mortes après avoir desséché sur place - le lin perenne, par exemple- repartent gaillardement en ce début de printemps. D'autres qui ont passé ce dernier été atrocement sec sans symptome apparent de décrépitude ont crevé subitement en fin d'hiver tel le rosier " Centenaire de Lourdes" rose qui croûlait encore sous les fleurs fin octobre. Belle fleur, n'est-ce-pas? j'étais quand même étonnée qu'un "Centenaire de Lourdes" se plaise chez nous. Il aura tenu neuf ans

DSC02798ou un ciste qui s'est mis à roussir d'un seul coup . Ils ont passé l'hiver et c'est à la remontée de sève que cela a cassé. Je ne peux pas incriminer le gel plutôt raisonnable cet hiver. Morts de "stress hydrique"?  ou peut-être d'autre chose...

En cette fin d'hiver et  tout début du printemps, il a plu. Les aulx plantés cet automne sont sortis, et même d'autres plus anciens que je ne pensais plus jamais revoir. Le Hic, ce sont les trois dernières semaines sans une seule goutte de pluie. Suffisamment d'humidité pour  faire démarrer les aulx, insuffisamment  pour assurer leur croissance. Résultat:  ils restent bas... pour l'instant. . A suivre.

DSC00585Heureuse conséquence d'un hiver froid sans excès et humide : la promesse d'amandes

DSC00562Bien formées, duveteuses, déjà appétissantes. Il y en a pas mal sur ce tout jeune amandier. Croisons les doigts pour qu'elles arrivent sans dommage à l'automne

DSC00566Le printemps est parfois traître, qui nous réserve de vilaines petites gelées nocturnes. Celle d'avant hier a brûlé la vigne des raisins de table

DSC00547ainsi que les feuilles toutes neuves des figuiers. Heureusement les figues sont intactes. Les gelées nocturnes suivent les couloirs de vent, celui-ci n'était pas large :seuls la vigne et les figuiers dans le même alignement ont été touchés. Je ne comprends pas ce brusque refroidissement des nuits fin avril et début mai. Pour l'instant pas de grand dommage mais nous ne serons pas tranquilles tant que les "Saints de glace" : St Mamert ( le 11 mai), St Pancrace ( le 12) et St Servais ( le 13) ne seront pas passés, encore faudra-t-il que St Urbain ( le 25 mai) ne nous joue pas un vilain tour. Nous craignons pour les fleurs d'oliviers.

DSC00552Agitation chez les moutons en pacage près de chez nous: des tables dressées en plein air, en plein champ, des familles attablées... pause déjeûner.

C'est jour de tonte. Les moutons apprécient moyennement, cavalent à l'approche des tondeurs, Bêêê, Bêêê -  stress de la tonte.

DSC00539Pas jojos, les moutons tout nus: certains sont franchement maigres, oubliées les douces boules laineuses...certains sont un peu balafrés

DSC00536Repos du bélier

DSC00534Coup de foudre pour cet agneau à pois !

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09 avril 2017

Nouveautés de printemps

En novembre dernier, j'ai fait quelques achats que je vous ai présentés dans mon message d'alors "Incorrigible". Achats pour certains discutables car d'impulsion. Quelques nouvelles:

Le Bougainvillée a crevé - évidemment. Annoncé comme résistant à -10° ( comment ai-je pu être aussi naïve?), il a gelé , abrité contre un mur,  alors que la température n'est jamais descendue en dessous de -6°. Toujours se méfier des étiquetages complaisants. Me voici vaccinée, enfin... jusqu'à la prochaine fois.

Heureuse surprise, par contre, avec  le Narcisse ' Green Eyes' que je trouvais clinquant voire carrément vulgaire sur la photo du sachet avec son coeur vert fluo, je l'ai acheté conseillée par une amie. Le voici sur fond d' euphorbes 'Rigida': ravissant et délicat , d'un blanc pur au coeur olive... j'en ajouterai d'autres l'an prochain

DSC00447Bonheur aussi  avec les tulipes 'Queen of Night' qui correspondent à mes attentes.Sur fond de figuier et d'oliviers

DSC00460Leur violet foncé satiné éclairé d'étamines jaune d'or s'harmonise avec les feuillages argentés - de l'Armoise arborescente par exemple.

DSC00462Les autres achats - d'aulx- sont prometteurs grâce à printemps certes froid mais HUMIDE. il est cependant trop tôt pour se prononcer.

Et maintenant, l'invitée du jour : Alors que les genêts et ajoncs sauvages ou domestiques ne sont pas encore fleuris ( tout est en retard cette année...), cette splendeur qui s'est installée toute seule au milieu des troncs du bouquet de grands chênes au Nord de la maison illumine le sous-bois de son jaune "soleil"

DSC00466Bel arbuste, elle atteint 80 cm. Arrivée il y a environ 4 ans elle s'étoffe et grandit d'année en année

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Qu'est-ce-que c'est ? J'ai cherché et j' hésite entre Luzerne arborescente ( Medicago arborea) ou Coronille émérus, je ne pense pas que ce soit un genêt, quoique, mais ce peut être autre chose

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Autres indices: feuillage persistant, feuilles douces d'un vert légèrement grisé. Pas d'épine. Très parfumé

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Avez-vous une idée?

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28 mars 2017

Réveil

Tout le monde est en retard. Cependant l'alternance bienfaisante de pluie et de douceur depuis le début du mois a réveillé tout le monde.

L' Hertia Cherifolia aux fleurs jaune d'or, arbuste tapissant,  peut être utilisé en "retombant" ...feston sur mur de pierre sèche

DSC00431L'Ulex parviflora, Ajonc de Provence très précoce, est en fleurs seulement depuis le début du mois alors qu'il en était au même point le 8 janvier 2015 ( hiver exceptionnellement doux, il est vrai ) voir là.

DSC00423Les euphorbes characias déroulent crânement leurs hampes altières sur fond de ciel de traîne

DSC01113Tandis que les Fritillaires 'Persicae', secouent leurs clochettes à peine écloses

DSC05601L'Iris d'Alger ( Iris Unguicularis) , précoce est, lui,  plutôt sur sa fin

DSC00441Tout comme son cultivar l' Iris Unguicularis ' Alba'

DSC00443Tandis que le délicat Ipheion uniflorum ' Alberto Castillo' s'épanouit dans l'ombre du petit jardin de la salle de bain

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19 mars 2017

Mon petit jardin dans la prairie... 2

Le titre de ce message porte le numéro 2, car je vous avais posté le premier du genre en Avril 2015:  à Anne qui demandait si nous envisagions une prairie " fleurie" , j'avais répondu que les prairies naturelles et fleuries ce n'était pas ce qui manquait chez nous.

Les restanques plantées d'oliviers ou laissées en friche, labourées régulièrement ( les premières), fauchées quand Gilles a le temps ( les secondes), sont colonisées à notre plus grande satisfaction par les plantes indigènes qui se succèdent par vagues successives:

En ce moment prairie de fleurs blanches: Celles du Diplotaxis Erucoïdes ou " Fausse roquette" ou "Roquette blanche"

DSC00435qui ressemble à s'y méprendre à la moutarde sauvage ( il faut dire qu'elles appartiennent à la même famille ( Brassicacées), sauf que les fleurs de la moutarde sont jaunes. Déjà, elle fait le bonheur des insectes pollinisateurs qui commencent à pointer leur nez: la petite tache noire est une abeille charpentière ( Xylocope) dont je vous reparlerai plus tard

DSC00436Très présente dans le Sud de la France , cette fausse roquette a longtemps été considérée comme une "mauvaise" herbe...forcément.

DSC00438Alors qu'elle est ravissante, d'un blanc pur ... et que ses feuilles découpées comme celle de la roquette sont comestibles ( en salade), paraîtrait même qu'on peut la cuire !

DSC00428En ce mois de mars, elle occupe le terrain. Mais si on y regarde de près, on découvre d'autres petites mignonnes qui poussent des coudes et trouvent leur place telles l'adorable Véronique petit-chêne qui vous fixe de ses minuscules fleurs d'un bleu vif intense

DSC00433et le fidèle Muscaris 'négligé" si délicat.

DSC01117Bientôt la prairie sera chamboulée par le passage du tracteur, et d'autres plantes prendront la relève

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12 mars 2017

Le Teucrium Fruticans 'Azureum' ? Un frileux.

La famille des Teucrium ( ou germandrée) est bien représentée dans le Sud de la France. Nous en avons trois ou quatre sortes au jardin. Celui dont il est question aujourd'hui, variété arbustive, le Teucrium Fruticans 'Azureum' est superbe mais il m'a donné du fil à retordre:

Présenté comme "résistant au froid. Maxi - 15° ", je l'ai d' abord planté en 2009  à l'angle Est de la plate-bande devant la maison.                              

Ne le cherchez pas: il a déménagé depuis. Il était à l'origine à gauche du Ciste de Montpellier, précisément là où un jeune ciste s'est ressemé.

DSC00342Exposé au Sud et ... vent , chaque hiver les gels nocturnes brûlaient ses tiges et son feuillage. Résistant au froid qui ne l'a pas tué, certes, mais frileux.  Chaque année il a grillé, puis est reparti en fin d'hiver. Résultat: il n'a jamais dépassé 30 cm,  ni donné la moindre fleur.

Bref, ce qu'il a fait de mieux, en quatre ans, c'est redémarrer du pied. 

J'en ai eu assez et l'ai transplanté dans le petit jardin de la salle-de-bain très abrité car protégé sur trois côtés par des murs. Et là, formant un buisson en bordure de la verrière, il s'est plu. Cette photo a été prise mi-février

DSC00383A cette époque, sur la côte où ils sont nombreux , les Teucrium Fruticans étaient tous en fleurs. C'est l'arbuste " à tout faire" car facile à tailler et plutôt bon gars quand à l'abri des courants d'air glacés. On en fait des haies, des bordures de plates-bandes etc.

Fin février, il était en boutons

DSC00340Le voici, en cette mi-mars, en fleurs enfin, car l'hiver a été froid.

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Son feuillage est persistant - toujours bon à prendre- et d'un beau vert argenté ( le revers de la feuille est gris)

DSC00413Sa fleur d'un bleu sombre, intense, profond et vif. Floraison superbe de fin d'hiver et de début de printemps. En climat doux, il fleurit dès janvier

DSC00414Vous vous souvenez ? en juillet, de la couleuvre qui en avait fait son poste d'observation ?

DSC06562En conclusion le Teucrium Fruticans 'Azureum' est un arbuste magnifique qui peut atteindre 1,50 à 2 mètres d'envergure à condition de l'abriter des vents sévères. Il est peu exigeant, adore la chaleur, supporte la sécheresse. On peut le tailler genre " tête au carré" ce que je ferai dès qu'il aura défleuri pour structurer mon jardinet.

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05 mars 2017

En cet hiver qui tire à sa fin

Presqu 'un mois sans message. Il faut dire qu'en ce mois de février le jardinage a plutôt été celui...d'enfant, vacances scolaires obligent. Deux semaines de jeux, patouilles et grand-maternage intensifs.

Et le jardin dans tout ça? A vrai dire, si je ne me suis pas précipitée sur le blog , c'est qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf. Le jardin a gentiment attendu que notre descendance soit repartie pour que j' y jette un oeil. Impression que tout est "en retard" cette année. Erreur ! reprend Gilles-mon époux : c'est l'an dernier que tout était en avance!

En réalité, un léger décalage  d'une ou deux semaines dû à un hiver plus froid que l'an passé. A présent, l 'hiver tire à sa fin et cela bouge doucement au jardin.

Les Narcisses sont les premiers à éclore...comme partout ailleurs, qui n'a pas de narcisses dans son jardin ? ces modestes qui sifflent la fin de l'hiver sont exceptionnellement résistants. Leur bulbe en dormance ne souffre pas de la sécheresse redoutable de notre été méditerranéen

DSC00386Les voici, en compagnie de graminées que je n'ai pas encore rasées ( Achnatherum calamagrostis) - va falloir que je le fasse vite car les nouvelles pousses grandissent- et d'un romarin blanc ( Rosmarinus officinalis 'Alba')

DSC00388Les romarins sont parmi les premières floraisons de fin d'hiver, ici Romarin bleu ( Rosmarinus officinalis 'Pointe du Raz') qui dégringole en se plaquant au mur de pierre sèche qui soutient la plate-bande devant la maison

DSC00389Ce qui me permet de dire que la végétation est légèrement en retard en comparaison de l'an dernier , c'est le jeune amandier devant la maison , j'avais fait un message sur lui il y exactement un an: Notre bel amandier. Il était alors couvert de fleurs,

DSC00398Aujourd' hui les bourgeons sont encore majoritaires. Remarquez, rien ne presse: les fleurs sont sensibles au gel.

DSC00394petites fleurs si délicates, tellement printanières

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DSC00397Et voici une autre merveille de la fin d'hiver: L' Ellébore de Corse ( Helleborus argutifolius) à la floraison crème tirant vers le vert pomme

DSC00403Et voilà ! C'est tout pour le moment !

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08 février 2017

Pour être honnête

Il pleut aussi en Provence. Je vous l'ai déjà dit. Tout le monde sait que la Provence n'est pas un désert. Pourtant, quiconque vient en Provence s'attend, quelque soit la saison, à ce qu'il y fasse beau, s'étonne quand ce n'est pas le cas, voire: se sent trahi. Une amie qui tient des gites ruraux me confiait qu'elle se sentait presque coupable quand il pleuvait à l'arrivée de ses hôtes.

La plupart du temps la pluie tombe soudainement, violemment, drue, drache brutale qui ravine les chemins et sort en quelques heures les ruisseaux de leurs lits. Qu'importe, ici ,en zone rurale, l'eau est toujours bienvenue.

Depuis quelques jours, il pleut avec constance et douceur: on se croirait en Normandie. Il pleut quelques heures de fines goutelettes s'ensuit une petite pause qui laisse au sol le temps d'absorber et il pleut de nouveau. A ce régime-là: c'est parfait. L'hiver était trop sec jusqu'à présent.

Mais, pour être honnête, la pluie en Provence, ce n'est pas beaucoup plus gai qu'ailleurs:

DSC00330Les grands chênes derrière la maison: bois noirs sur ciel cotonneux... on se croirait en novembre. En février d'habitude c'est plutôt: grand bleu-grand froid- et, cerise sur le pompon, de la neige. Tant espérée, la neige.

DSC00332Heureusement les euphorbes rigida retiennent les gouttes d'eau en autant de perles scintillantes. Ah!  je vous entends déjà: " et voilà qu'elle nous ressert de l'euphorbe... " . Que voulez-vous certaines euphorbes sont superbes l'hiver...

DSC00334Bien que le temps ne soit pas propice au jardinage ( il ne fait pas non plus bien chaud ( 8°) ), J'ai quand même mis le nez dehors entre deux averses et j'ai remarqué que la graminée Pipthatherum miliaceum était particulièrement belle, contre toute attente : nous en avons planté 8 pieds en 2009 et c'est le seul qui a prospéré: Elle est là au premier plan - à gauche - dans la jardinière qui surplombe l'escalier qui mène à notre porte d'entrée

DSC00322Un nuage, tant son port est léger et gracieux. Elle s'est étoffée cette année après des débuts difficiles et forme à présent un gros bouquet dense. La finesse  de ses tiges  la rend difficile à photographier. Comme toutes les graminées, elle ondule au moindre souffle et ses fleurs argentées captent la lumière.

DSC00327Très résistante à la sécheresse: c'est vrai. terre très sèche à cet endroit , très drainée l'eau s'écoulant par le mur de pierre sèche qui soutient cette jardinière. A son pied: un romarin " pointe du raz" et derrière:  un  chèvrefeuille (Lonicera Japonica). 

J'oubliais: exposée Nord-Ouest, elle se plaît à l'ombre légère et sèche. Je la trouve superbe cette année. J'ai envie d'en installer ailleurs. 

Pourquoi les autres pieds ont-ils crevé? ils étaient installés au pied des grands chênes ( photo plus haut) en terrain lessivé, caillouteux , pentu et aride ... terre trop pauvre?

DSC00325Encore un mot à propos de la pluie: pourvu que ça dure, qu'il continue à pleuvoir quelques jours encore

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