Des Pierres dans mon Jardin... sec

11 décembre 2016

L' olive: cueillette, fin

La cueillette est terminée. Si les petits matins étaient froids et brumeux,

DSC00090nous avons eu la chance de travailler sous un ciel bleu. Deux manières de cueillir: Les jeunes arbres bas  ou les arbres qui portent peu de fruits sont cueillis à la main, gorbelette autour du cou ( voir et ). Les arbres adultes chargés de fruits sont cueillis " au peigne": D'abord on étale soigneusement un filet au pied de l'arbre

DSC00091L'olivier que vous voyez ci-dessus n'est pas très grand, il faudra cependant pour en atteindre le faîte s'aider de l'escabeau

DSC00098Puis on râcle avec le peigne les olives, un coup par dessus...

DSC00096Un coup par dessous ...

DSC00093Et hop !  les olives tombent sur le filet et sont ensuite rassemblées dans les petites caissettes rouges.

DSC00095La récolte est décevante. Si les jeunes arbres ont commencé à donner, la production des adultes est  irrégulière : Un olivier est chargé de fruits alors que son voisin, de la même espèce,  n'en porte aucun. Va comprendre !

Quoi qu'il en soit, une fois les olives dans les caissettes ... en route pour le moulin.

Le moulin à huile de notre village ne paye pas de mine, ne vous attendez pas à voir le moulin de Daudet. C'est un grand bâtiment ordinaire. Il ouvre un peu plus d'un mois par an pour presser les olives des coopérateurs ( voir là). On apporte ses olives le matin ou le soir . Nous arrivons à la tombée du jour. Ci-dessous, l'accueil du moulin où chacun dépose ses olives: les caissettes sont déversées dans ces grandes caisses ajourées...

DSC00100Avant de partir au triturage, chaque récolte est pesée : la grande caisse grise, à droite, est sur la balance.Le poids s'affiche sur le petit boitier rouge au dessus: Pour nous c'est 157 kg ( moins que l'an dernier ), décevant, vraiment. D'autant que, l'année derniere...c'était pas terrible non plus.

DSC00101J'attire votre attention sur les étiquettes blanches collées sur chaque caisse: elles portent le nom du déposant  ( notre moulin est une coopérative de 300 membres, dépôt minimum 5kg, quelques rares professionnels déposent plusieurs tonnes, avec nos 150/200 kg, nous sommes dans la moyenne), les  petites quantités apportées sont pesées puis rassemblées et triturées ensemble. A partir d'un certain poids, la presse est individuelle - c'est le cas pour nous- l' huile récupérée sera par conséquent celle de nos olives.

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03 décembre 2016

Olives : cueillette

Nous avons commencé la cueillette des olives. Il est grand temps: elles sont très mûres et les températures nocturnes baissent ( -2 / -3°) Un peu de froid c'est bon: les olives se déshydratent et se concentrent, un trop grand froid c'est mauvais:  si les olives gèlent, la récolte est fichue. Pour celles et ceux que la méteo intéresse, Novembre fut un vrai mois d'automne: beaucoup de pluie, on en avait besoin. Nous avons commencé à cueillir aujourd'hui dans des conditions convenables: 9°, ciel couvert mais sans eau...  ouf.

Cette année, nous serons trois: Gilles-mon-époux, Pascal, qui arrivera en renfort demain, et moi. Deux types d'arbres à nous répartir: les sujets adultes pour lesquels nous utilisons le peigne, le filet et l'escabeau ( voir là ) et les très jeunes sujets. En général, c'est moi qui cueille les "petits" , ils sont bas - pas besoin de grimper dedans (comme là ) et en général c'est vite fait ( très peu de fruits). Nous en avons trois champs .

La tenue: Polaire, pantalon rustique , grosses godasses ( il a plu, la terre est collante)

DSC00066Le matos: la corbeille, à droite, c'est la "gorbelette" que je vais porter sur mon ventre pendue à mon cou par sa sangle ( en somme, à l'inverse des hottes, beaucoup plus grandes, des vendangeurs et du Père Noël ), dessus les gants et à gauche la caissette dans laquelle stocker les olives

DSC00064Cet année, un petit bricolage :  Les olives étant exceptionnellement très poisseuses, je me suis dit que mes gants allaient vite être "degueu "et importables. Mon doigt le plus fragile étant mon index droit ( coupure à l'articulation très désagréable, il y a quelques années, due au geste mille fois répété - c'est ma main droite qui fait glisser les olives le long des branches) , j'ai inauguré le pansement "préventif" pour isoler la zone menacée:

DSC00065et ce petit supplément, car grosse crêve...

DSC00068Voici le champ d'aujourd'hui. Ingrat, le champ:  60 arbres plantés tout petits il y a dix ans. Pas de chance: une des extrémités du champ est dans un couloir de gel.... une bonne quinzaine de sujets perdus, puis replantés. Les autres ont eu du mal à pousser, insuffisamment arrosés les premières années...

DSC00069Parmi les oliviers, des petiots comme ci-dessous qui mesurent à peine cinquante centimètres et ne donnent RIEN.

DSC00070Des plus grands, épargnés par le gel, qui atteignent 1,20 et commencent à produire

DSC00075

DSC00076Les olives sont très mûres: elles transpirent l'huile en fines gouttelettes, ce devrait être très gras, c'est poisseux. Pourquoi? peut-être une conséquence de l'humidité ambiante ( pluie récente, gelée matinale)

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DSC00083Et voici , rassemblée dans la caissette , ma récolte de trois heures: une quinzaine de kilos... et je n'ai pas terminé le champ. 2 ou 3 kilos s'ajouteront demain. Très encourageant: l'an dernier la récolte pour ce champ était de 2kg ... petits oliviers deviennent grands

DSC00088Ah, au fait, efficace, le pansement préventif: index indemne.

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25 novembre 2016

Etat du jardin: bon

En septembre, quelques jours avant la première vraie pluie depuis des mois, je me demandais s'il y aurait ou non de la casse au jardin. Trois mois sans eau accompagnés d'une dizaine de jours de canicule, le jardin n'avait pas connu cela depuis sa création en 2009.

Deux mois après cette première pluie suivie d'autres, espacées mais copieuses, le bilan est positif. Tout le monde a survécu exceptés quelques bébés de l'année que je n'ai pas assez arrosés ( je me suis absentée deux semaines au mauvais moment) et quelques sujets vieillissants qui périclitaient.

Je vous montre:

Si vous comparez au message "Paillasson poilu" , vous constaterez qu'après une bonne toilette ( nettoyage des fleurs, des feuilles et tiges sèches) le jardin a repris ses couleurs.

La bordure de la grande restanque: toutes ces plantes -du premier plan au fond : cistes, Euphorbe ceratocarpa, armoise arborescente, cistes, sauge arbustive, cistes , perovskia, graminées, pistachier, romarin. Toutes ces plantes sans exception ont retrouvé le volume et la fraîcheur de leur feuillage

DSC07208Après la taille, de nouvelles feuilles ont poussé: balottes et armoises ont retrouvé leur formes arrondies

DSC07210Les graminées n'ont rien senti, elles sont plus blondes, comme nous en fin d'été

DSC07220Si l'on regarde vers l'Ouest de l'ourlet qui borde la terrasse, c'est pareil: tout le monde "moutonne" à nouveau. Les cistes, eux non plus, n'ont rien senti. Les grands bacs en pierre ? notre potager dont je vous parlerai au printemps prochain

DSC07222Ce n'est plus vraiment le jardin, mais j'aime beaucoup ce cardon, qui est venu là tout seul, à côté du compost... comme quelques autres plantes, il est descendu du jardin à l'étage du dessous, ses fleurs sont complètement desséchées mais tant que les tiges ne cassent pas, je les laisse

DSC07223Il repart déjà , comme celui-ci. Les cardons ont cette particularité de produire leur nouveau feuillage en automne et hiver

DSC07211Le Romneya Coulteri était complètement grillé fin septembre, cette année il a été moins beau, ses fleurs plus rares: le printemps a été trop sec. Bref, je l'ai complètement rasé et voici que, déjà, de nouvelles pousses apparaissent. Le Romneya drageonne: vous voyez ses rejets devant et au pied du mur ?

DSC07212Ce Gaura Lindheimeiri est une bizarrerie: C'est un des nos gauras parmi d'autres: blanc. Ses tiges ont cependant la particularité de rougir intensément en réaction à la sécheresse ou au froid. Les autres rosissent un peu, lui s'enflamme!

DSC07226La saison, par contre a été très mauvaise pour les arbres fruitiers. Ci-dessous, à gauche un amandier , à droite un figuier. J'avais posté début septembre un message sur les figues. Cette année: rien, pour la première fois: à peine 1 kilo sur l'ensemble des figuiers ( 4) . Il y a eu des figues mais elles n'ont pas mûri, elles sont restées dures, insipides sur les arbres, même les bestioles n'en veulent pas. Pour avoir des figues il faut de la chaleur et un peu d'eau, l'eau a manqué.

Quant aux amandiers, rien non plus, comme c'est le cas pour presque tous les autres fruitiers: la méchante petite gelée matinale du 5 mai ( - 5 ° à l'aube) ayant brûlé toutes les fleurs.

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18 novembre 2016

L' olive: de la fleur au fruit

Les olives sont presque mûres, l'olivade va bientôt commencer. Le moulin du village va ouvrir ces jours-ci jusqu'à fin décembre. Cette année nous, nous cueillerons début décembre...

L'an dernier , je vous avais fait un message sur les quatre variétés d'olives présentes chez nous. Cette année, je les ai photographiées au fil des mois.

Début juin, les arbres sont chargés d'innombrables fleurettes. Toutes ne donneront pas des olives: une grosse pluie et boom ! les fleurs par terre. L'an dernier nous avions perdu 30 % de la production à ce stade après un violent orage

DSC06436Les fleurs sont fragiles. Minuscules ( 2 ou 3 millimètres de diamètre) , il faut s'approcher au plus près de l'arbre pour les distinguer. Elles sont adorables: immaculées aux pétales simples et au coeur jaune...

DSC06437Fin juin, de ces petits coeurs émergent doucement les fruits qui se libèrent des pétales fanés

DSC06556Suivant leur exposition, ou l'espèce certains arbres sont plus avancés que d'autres

DSC06555Mi-juillet, les olives sont  complètement formées, petites, elles vont d'abord grossir

DSC06691Puis mûrir: les voici début octobre: Elles sont mates...

DSC07159Refermez-votre main sur elles quelques instants, puis ouvrez-là: elles sont luisantes: déjà chargées en huile qui exsude à la chaleur de votre main

DSC07160Les différentes variétés prennent  leurs couleurs progressivement

DSC07166Début novembre:  presque à maturité: celles-ci sont des "Bouteillans" qui vont encore foncer

DSC07188Celles-ci sont des "Picholines" que l'on reconnaît à leur vert moucheté de blanc

DSC07189Enfin, voici la fille du pays: La "Varagin", tantôt verte, tantôt rose, tantôt pourpre

DSC07191Le Moulin du village restera ouvert jusqu'à Noêl ou fin décembre, il est recommandé d'étaler la cueillette .

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11 novembre 2016

Sauges d' un jour d'automne

Les Sauges sont des piliers du jardin méditerranéen. Nous en avons une bonne dizaine de sortes différentes. Celles que je vous montre ci-dessous photographiées ces jours-ci fleurissent jusqu'aux gelées.

Elles ont pour la plupart commencé à fleurir au printemps, ont cessé pendant les fortes chaleurs et la sécheresse pour remonter, plus belles encore dès les premières pluies:

Salvia "Christine Yeho": beau buisson violet de 60 cm de haut. En arrière-plan, les feuilles dorées du figuier

DSC07194"Christine Yeho" est un cas: la moitié des pieds plantés en 2009 ont périclité dans les mois qui ont suivi. L'autre moitié ( environ 5 sujets) a magnifiquement prospéré, très florifère... allez savoir pourquoi. Gros plan sur la fleur, petite, d'un violet profond et lumineux

DSC07193Celle-ci, je l'aime tellement que je lui ai déjà dédié un message c'est la délicate et parfumée Salvia 'Irena'DSC07198Salvia x microphylla 'Bordeaux est en réalité d'un rouge plus profond tirant sur le Bordeaux que sur cette photo où le soleil en traverse les pétales, j'en ai essayé un pied il ya deux ans, elle s'est très bien adaptée: j'en ai planté d'autres ce printemps : ci-dessous un bébé reconnaissable au bâton de bambou qui me sert de repère pour l'arrosage ( car je l'ai un peu arrosé cet été)

DSC07204une valeur sûre, la vaillante et résistante Salvia x jamensis ' La Siesta' au rose vif, si tendre

DSC07200La Salvia chamaedryoides var.Isochroma se distingue par son feuillage argent et le bleu de ses fleurs, frais et soutenu

DSC07203Pour terminer , en une belle journée d'automne: la Sauge ' La Siesta' au premier plan devant des Romarins . A gauche le rouge intense d'une vigne "vierge" qui, spontanément installée en contrebas, s'est hissée au niveau du jardin, à droite, doré, le figuier

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04 novembre 2016

Incorrigible

Vous, je ne sais pas. Mais moi, dans une jardinerie, je suis comme une gamine dans un magasin de bonbons: j'ai envie de tout sans discernement. En ce qui concerne les jardineries généralistes, l'expérience m'a rendue raisonnable: je change de trottoir, ayant fini par intégrer qu'à peu près rien de ce qui y est proposé ne tiendra chez nous. Je m'en tiens par conséquent à ma pépinière chérie pour tout achat d'arbustes, vivaces, graminées et rosiers. Restent cependant bien des tentations sur mon chemin.

Au Marché de Bruxelles près de la gare, début octobre : deux travées réservées aux plantes dont au moins deux étals de bulbes. Ah! les bulbes, j'avais pourtant juré qu'on ne m'y reprendrait plus après mes plantations calamiteuses d'Alliums l'an dernier... Eh bien, je n'ai pas pu m'empêcher.

Le marché:

DSC07218Des Alliums Sphaerocephalon Drumstick ( au centre, les petits pompons roses).L'an dernier, sur 10: deux rescapés. J'en ai remis 10 et hop !

Des Alliums Caeruleum azureum ( les boules bleues, au dessus) : je les ai mis exactement là ou les Christophii ont TOUS crevé l'an dernier... écervelée.

Des Alliums Aflatunense 'Purple Sensation' ( les boules pourpres en haut à droite) parce que la couleur est irresistible! Eux aussi ont TOUS crevé l'an dernier devant la maison , alors cette année, pour varier les plaisirs , je les ai enfouis dans la Grande restanque

Des Alliums Amplectens ' Gracefull Beauty", tellement délicats et élégants : je les ai posés devant notre chambre

En plus, des Tulipes 'Queen of Night", d'un violet presque noir . Parce qu'elles sont parmi mes préférées: elles s'accordent si bien, au bleu, au pourpre des vivaces, au blanc et jaune des narcisses, au vert argenté des armoises. Je ne me fais pas de souci pour elles, les tulipes poussent très bien chez nous. Je trouve néanmoins qu'elles dégénèrent assez vite.

Et évidemment des Narcisses en bas : une curiosité " Green Eyes", comme leur nom l'indique elles ont le coeur vert, tel un oeil en leur centre. A vrai dire, sur la photo, je trouve cela clinquant. Au marché de Bruxelles nous étions trois amies , nous en avons acheté un paquet chacune pour nos trois jardins - à Bruxelles - En Normandie- ici- comme traits d'union. On verra bien. Bon, vous voyez où je suis rendue: à acheter des narcisses que je ne suis pas certaine d'aimer.

Ce n'est pas tout. De retour, nous nous sommes rendus avec Gilles-mon-époux dans une pépinière qui nous avait été recommandée :

La Ferme aux Cactus, spécialisée en cactus, succulentes etc. Nous y sommes allés " juste pour le plaisir des yeux". Magnifique!

Là-bas, c'est Gilles qui a craqué. D'abord il a dégoté un grenadier, en exemplaire unique, qui porte le nom de sa ville natale: Punica granata 'Meknès' . Puis il est tombé en arrêt devant un bougainvillée...une fois rentrés, toujours la même question: où les mettre?

Le grenadier a été planté en lisière de l'aire de battage derrière la maison...Le bougainvillée par contre a posé problème: le pépinièriste nous a dit qu'il tenait à -10°, j'aimerais bien . Nous avons déjà perdu, il y a trois ans,celui offert par notre amie FreD. Il a fallu lui trouver un mur exposé plein Sud abrité du vent: Cela tombe bien: il y en a un et un seul: celui où était palissé le Frémontodendron.

Sauf que, depuis, j' y ai mis un rosier Nabonnand ' Madame Rose Romarin': Installé en mars 2015, il a végété un an, produit timidement quelques pousses en mai dernier et démarré il y a un mois, enfin : il a doublé de volume et fleuri:

DSC07197Son joli rouge est exactement le même que celui des bractées du bougainvillée que j'ai installé...à côté: on verra. Cela risque d'être " à plus fort la pouque " entre les deux... surprise,!

Je vous tiendrai au courant.

Sur ce, je m'en vais de ce pas mettre un cierge à Sainte Rita , Patronne des causes désespérées, pour les alliums et le bougainvillée

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29 octobre 2016

Majorquines

Il est toujours intéressant de voir  comment se comportent ailleurs les plantes de notre jardin. La semaine dernière, nous étions aux Baléares en vélo. Notre petit périple à Majorque et Minorque m'a permis de retrouver de vieilles connaissances

D'abord une façon originale de tailler les romarins en "haie": bien sages...

20161022_103542ou un peu plus "rock&roll": une sacrée bonne idée pour qui veut un jardin méditerranénen "à la Française", surtout depuis que les buis sont malades.

20161022_103347On peut traiter les Teucrium Fruticans qui acceptent très bien la taille de la même façon. J'ai vu l'an dernier, dans un très beau jardin près de Grasse de magnifiques massifs composés de Teucrium taillés en bordure et de lavandes au milieu.

Ci-dessous  des Helichrysum, aux fleurs sèches en cette saison, reconnaissables au léger parfum suave caractéristique qui persistait:

20161019_114654J'ai compris pourquoi ceux que je m'obstinais à planter à la maison  crevaient les uns après les autres:

20161019_114451Il y en avait à foison le long de ce sentier côtier ensablé: les Helichrysum apprécient les sol siliceux , voilà pourquoi ils étouffent chez nous en terrain argilo-calcaire !

La suivante, nous avons été surpris de la reconnaître: il y en a partout à Majorque non seulement sur la côte mais le long des routes de campagnes. Nous l'avons reconnue à sa floraison, son port et son feuillage collant: L 'Inule Visqueuse ou "Dittrichia viscosa"

20161019_114354que nous avons plantée dans notre oliveraie en plusieurs exemplaires l'an dernier car elle est réputée pour être un "insecticide végétal" qui combat la Mouche de l'Olive, un véritable fléau. Si elle s'installe bien chez nous , je vous en parlerai plus tard car son processus de prévention des attaques de Mouche est complexe. Une plante superbe à la longue floraison:

20161019_114550Nous pédalions le nez au vent sur une petite route de campagne déserte quand Gilles-mon-époux s'est arrêté net: une tortue d'Hermann, la seule tortue qui vit à l'état sauvage en pourtour méditerranéen traversait devant nous:

20161018_150159Cette espèce protégée est menacée par les prédateurs ( loirs, fouines, blaireaux , belettes, genettes, renards, sangliers) , par l'homme ( braconnage), par les incendies. C'est la deuxième que j'ai eu la chance de rencontrer dans ma vie: la première, c'était sur un sentier de randonnée en Corse.

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13 octobre 2016

Résilience... ou pas (suite)

A la sécheresse éprouvante de cet été s'est ajoutée une seconde calamité: Le camion. Comme expliqué et , par deux fois un camion a roulé sur la rocaille plane  - partie médiane de la Grande restanque. Les plantes sur lesquelles il a seulement roulé s'en sortent plutôt bien , une bonne taille et ça ira. Là où il s'est arrêté, c'est une autre histoire: Une de ses grosses roues s'est posée à cet endroit:

DSC07041Cet endroit où gîtaient entre deux pierres à droite, rose pâle, un Dianthus sp. à gauche, un Callirhoe involucrata aussi appelé " Mauve-pavot" aux fleurs rose tyrien

DSC06463Il était joli et d'un rose si tendre, l'oeillet... Eh bien il est mort.

DSC06487La grosse touffe de tiges sèches, c'est lui. A droite deux verbascum ( bouillons blancs) dont les hampes ont été cassées mais qui n'ont pas souffert, pas plus que le Callirhoe qui repart déjà ( il va disparaître cet hiver)

DSC07056Après le nettoyage : un gros trou à combler. Je crois que je vais y mettre un oeillet de nouveau. Une autre idée?

Au premier plan, la nappe d'un vert grisâtre, c'est un thym rampant: Thymus Ciliatus une petite merveille dont je vous reparlerai et qui a très bien supporté les tonnes du camion

DSC07095Une fois le ménage fait , voici ce que cela donne ... morne plaine ! surtout par temps gris.

DSC07146 en comparaison avec cette photo prise en Mai

DSC02187D'autres qui ne sont pas jojos: les Stipas Trichotoma. Les plus anciennes virent au gris . Pas au beau gris... au gris morbide annonciateur du pire. Du gris, elles vont noircir du pied puis mourir; L'âge probablement. Quand elles deviennent trop moches, je les arrache. Elles se ressèment, nous avons beaucoup de bébés

DSC07142Le seul problème c'est qu'elles s'installent où bon leur semble comme ci-dessous en plein milieu du Lippia nodiflora. Vous remarquerez que les unes comme l'autre ont très bien survécu à l'été...Les stipas, je me demande: les laisser coloniser cet espace où je ne peux pas installer de végétaux à racines importantes car cette "pelouse" méditerranéenne recouvre nos citernes d'eau de pluie?  ou les retirer?

DSC07143Le champion de la résilience c'est ? mon meilleur ennemi: le chiendent dont je commence à admirer la tenacité, la vitalité, la résistance face à l'adversité ( moi et Gilles-mon-époux, qui le combattons à mains nus... pas de R*****p , ni saloperies du même genre dans nos placards). Ouais, belle leçon de vie!

DSC07040L'automne, c'est la période de la chasse. Nous sommes cernés par les chasseurs qui évidemment doivent "casser " leur fusil à proximité des habitations... et ça, le gibier le sent, qui se réfugie au plus près de la maison. Il n'est pas rare que de gros lièvres détalent devant nous, planqués qu'ils étaient dans un massif ou un fourré. Ce midi, sous la pluie c'est un couple de perdrix rouges qui se baladait nonchalamment sur la terrasse... le temps que je photographie la première,  l'autre s'est envolée...pas bien loin. Pas folle la guêpe!

DSC07155

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05 octobre 2016

Résilience... ou pas

Depuis les deux bonnes nuits de pluie, l'automne est arrivé. Au jour dit. Baisse des températures, si nous avons encore 25° dans la journée, le matin, il commence à faire frisquet ( 6 ou 7 °) et les jours, les jours qui raccourcissent. Températures idéales pour travailler au jardin: il en a besoin. Il ne ressemblait plus à rien mais tant que la pluie n'était pas arrivée, je ne voulais rien toucher.

Dès les premiers jours d'après la pluie, le jardin s'est réveillé... Je me suis rattrapée: j'ai retiré tout ce qui était sec: fleurs, feuillages. J'ai taillé ... et je n'ai pas que taillé, j'ai arraché aussi ce qui me semblait non seulement mort, mais aussi moribond.  Petite séance avant/après:

Bah tiens! les deux euphorbes ceratocarpa qui étaient devant la terrasse de la maison... mais qui périclitaient - l'âge, parait-il -: dégagées. De toute façon, Gilles-mon-époux en avait marre de les voir: Du temps de leur splendeur, il trouvait " qu"elles lui bouchaient la vue". Moi, je les adorais si majestueuses mais ce printemps elles ont produit moins de pousses que précédemment et en cette fin d'été, ces deux-là faisaient pitié. Ces deux-là car d'autres, plus jeunes, se portent bien. Donc, ouste!

DSC07003A la place de celle de gauche , j'ai déjà planté un ciste jaune ( c'est rare) très prometteur - je vous en parlerai plus tard . A la place de celle de droite , je ne sais pas encore précisement  alors j'ai laissé la place pour un autre ciste bas  et j'ai installé quelques sauges 'greggi' et Zauchnerias

DSC07082L'horreur: vous voyez dans quel état étaient, fin août,  l'armoise arborescente ( le marron) et - au premier plan- les deux caryopteris qui se trouvent aussi devant la maison (la zone la plus aride du jardin)

DSC07004Les mêmes, 15 jours après la pluie et le passage de la cisaille sur l'armoise

DSC07091D'habitude, le caryoptéris fleurit en aôut. Quelques jours  après avoir bu, il s'est redressé et des boutons sont apparus 

DSC07024le voici, il y a trois jours...

DSC07088Un peu plus loin : une autre Euphorbe ceratocarpa, aux tiges rougies comme au sortir de l'hiver ( je la garde !), derrière, encore une armoise arborescente, au pied:  des balottes, brunes de leurs fleurs desséchées. Recto:

DSC07029Verso : le même groupe. Si j'ai pris la photo, c'est pour les petites touffes devant. Quelle surprise de constater que les asphodèles repartent déjà du pied ! ( voir: Paillasson poilu)

DSC07084Bon voilà pour aujourd'hui: les photos sont un peu tristes car il faisait gris il y a quelques jours. Il fait gris aussi en Provence. D'ailleurs, il a re-plu, la nuit.

 

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19 septembre 2016

Enfin

De retour après un petit mois de silence pour cause de maison pleine comme chaque été et de départ en vadrouille. Une petite virée de deux semaines édifiante: Dans le Lot, les feuilles des chênes déjà rousses. A l'île-aux-Moines le feuillage flasque des hortensias, les pâtures pelées. Partout on attendait la pluie.

Nous l'espérions aussi: Ici rien depuis la mi-mai, exceptés deux ou trois pissous qui ont compté pour du beurre. C'est dire si nous l'attendions, la pluie. Elle est venue ces derniers jours. Enfin. Une bonne nuit de grosse pluie et au petit matin...

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DSC07012l' Euphorbe ceratocarpa a vieilli de six mois: la sécheresse a sur elle le même effet que l'hiver: ses fleurs sèchent et tombent, ses bois rougissent

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DSC07051Le Polygonum équisetiforme n'a pas bougé, ses petites fleurs blanches se sont renouvelées tout l'été

DSC07046Les Gaura lindheimeri ont baissé pavillon: leurs  fleurs se sont raréfiées

DSC07053 le Sedum 'Autumn Joy' est pimpant, imperturbable, il a fleuri. La fraîcheur de ses fleurs, leur rose tendre: cadeau de  fin d'été

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DSC07055 Je suis contente, lui aussi

DSC07070Et la nuit suivante, de nouveau, une bonne grosse pluie

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