Des Pierres dans mon Jardin sec

26 décembre 2017

Jardin de cristal, le jardin sec givré

Il y a quelques jours, après la neige, après la pluie: le gel.

Au lever du jour un paysage argenté et crissant. Quelques heures plus tard un jardin de cristal qui se réchauffe doucement.Les plantes méditerranéennes installées chez nous sont sélectionnées pour résister au froid aussi bien qu'à la sécheresse. Le givre ne les brûle pas, il les embellit.

DSC02060

Cistes

DSC02064

Sauge

DSC02066

Euphorbe rigida

DSC02068

Polygonum équisetiforme

DSC02069

Ballote

DSC02070

Petits pompons de givre

DSC02071

Fleur sèche du Sedum 'Autumn Joy'

DSC02072

autre ciste

DSC02073

Merci pour votre fidélité, vos commentaires, vos conseils, vos partages...

Je vous souhaite une nouvelle année de découvertes et de jardinage heureux...

Posté par jardin sec à 22:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,


17 décembre 2017

Planter... en se plantant le moins possible

Voici un message réchauffé. J'ai commencé à l'écrire fin novembre lorsque j'ai fini mes plantations étalées sur trois jours, histoire de ne pas trop fatiguer.

J'allais le poster quand la neige m'a coupé l'herbe sous le pied ( voir et ). Je me suis ensuite tâtée: le terminer ou le reporter à l'automne prochain ? J'ai tranché, le voici puisque, hors période de neige, on peut planter jusqu'à fin février.

Chez nous, dans l'arrière-pays varois où le climat est particulièrement rude, planter soigneusement est particulièrement déterminant pour la suite.

D'abord, on ne le dira jamais assez: acheter des plantes de bonne qualité "bien élevées" , bien enracinées et acclimatées dans une pépinière-productrice si possible proche de chez soi...pas des plantes " forcées" industriellement, ni chignonnées.

Planter "petit": pour les vivaces et les graminées, des poquets. Pour les arbustes: 1,5 litres, voire 3 ou 5 litres. On pense souvent qu' en plantant " gros ou grand" on gagnera du temps...à tort. En fait les "grosses et grandes" ont besoin de plus de temps pour s'installer, leur croissance stagne et leur reprise est, chez nous,  plus délicate. Notre jardin, planté "petit", a poussé vite.                                                                                                       

De plus les petits formats sont beaucoup moins chers que les gros et beaucoup moins fatigants à planter ce qui, pour moi, est loin d'être négligeable: Tant qu'à creuser en terrain caillouteux, plus petits sont les trous, mieux c'est.

Au départ, l'arrosage est très important pour un futur jardin sec ou économe en eau:

Soigner l'arrosage à la plantation : Fin novembre quand j'ai planté, la terre était assez sèche: j'ai arrosé le futur emplacement, histoire de creuser plus facilement, une fois la plante installée: nouvel arrosage, généreux et large ( 2/3 litres pour les poquets de vivaces et de graminées, 10 litres pour les arbustes, enfin à peu près).

Soigner le "suivi d'arrosage":  Ces " bébés" il faudra les arroser la première année: l'été et aussi au printemps et à l'automne en l'absence de pluie:  copieusement et tous les 7 à 10 jours afin d'inciter les racines à " descendre".  Attention pas de "pipi de chat" ( arrosage furtif quasi quotidien) : un apport d'humidité quotidien encourageant un développement racinaire "en surface".                                                                                                          

Pour les graminées et les vivaces, un bon suivi d'arrosage la première année suffit. En cas de grosses sécheresse... poursuivre l'année suivante , en arrosant toujours abondamment mais en espaçant les arrosages ( cet été, j'ai arrosé les "jeunes" de l'année précédente toutes les trois semaines).   

Pour les arbustes et les arbres assurer le suivi d'arrosage pendant 2/3 ans pour les arbustes voire 4/5 pour les arbres , toujours en arrosant très copieusement ( 50 à 100 litres) et en espaçant un peu plus chaque année  

Penser aussi à arroser les lianes et grimpantes abondamment au moins la première année: j'en ai perdues par négligence ( une vigne vierge: il faut quand même le faire !)

Quand on place de nouveaux sujets parmi des plantes installées le risque est de les oublier ou de les perdre. Alors maintenant: je pique un bâtonnet de de 30 à 40 cm dans la terre  à côté de la plante. Je repère les bébés facilement et cela me permet d'arroser de façon ciblée. Le coup du bâton est efficace aussi pour se souvenir des bulbes et des plantes qui disparaissent l'hiver et éviter de les envoyer valdinguer d'un coup de bêche malheureux.

DSC04701

Je ne vous ai pas parlé de notre cueillette des olives. Cette année, nous avons eu chaud: nous avons terminé la cueillette 2 jours avant qu'il neige!        

Je ne m'étendrai pas sur le sujet cette année: j'ai fait plusieurs messages sur les olives les années prédentes ( voir , ).

Cette année récolte dans l"ensemble très modeste,140 kg pour nous.

Ci-dessous, cueillette au "peigne": les olives tombent sur le filet étalé au sol

DSC00213Une partie de la récolte prête à partir au Moulin

DSC00225Ah qu'elles sont belles les olives:luisantes, soyeuses, aux si belles couleurs

DSC00226

DSC00227

DSC00228

Posté par jardin sec à 22:07 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 décembre 2017

Matin brumeux

Après la neige, qui a persisté chez nous quatre jours alors qu'à 10 km d'ici elle a fondu en 24heures...allez comprendre ! La pluie.

La pluie après la neige c'est la cerise sur le pompon . Le Jardin sec aime la neige, la jardin économe en eau adore la pluie. A condition toutefois que le terrain soit drainé et que le bain de pieds ne s'éternise pas. La neige suivie de la pluie c'est une perfection d'hydratation.

Et après la pluie, matin brumeux

DSC02025Comme vous le constatez le jardin n'a pas souffert de la neige

DSC02028Cependant, la graminée Achnathérum Calamagrostis, ci-dessous au premier plan, m'inquiète un peu: elle a du mal à se redresser car elle s'est clairsemée en son centre: trop agée ?

Isabelle Beauvallet m'a rassurée: il suffira de la diviser. Je le ferai lors de mon grand nettoyage de fin d'hiver

DSC02030Cette fleur d'ail sèche date de la fin juin: elle est si belle que je ne l'ai pas coupée: elle a résisté à la neige, au vent, à la pluie. Dégoulinante, sphère argentée sur l'écarlate des tiges dégarnies du Gaura Lindheimeri

DSC02031

DSC02032

DSC02034

DSC02033

Posté par jardin sec à 17:46 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 décembre 2017

Ce lendemain matin

Le soleil est revenu. C'est le charme de la Provence, dont Jean Giono disait qu'elle était " un pays froid à fort ensoleillement", c'est d'autant plus vrai pour l'arrière-pays.

Vous remarquerez sur les photos suivantes prises ce matin que les oliviers sont débarrassés de leur neige. En effet, hier dès que la neige a cessé de tomber, la première chose à faire a été de secouer les oliviers. Les arbres sont de loin les plus vulnérables: les branches cassent sous le poids de la neige et c'est pire encore s'il gèle sévèrement.

Il a évidemment gelé cette nuit ( - 5°) . En début de matinée: poudre crissante au Sud, plaques verglacées au Nord

DSC01417

DSC01425A midi, la neige ramollie glisse des arbustes. Les arbustes du jardin, les vivaces supportent très bien la neige, les graminées aussi qui auront besoin de quelques jours pour se redresser

DSC01426Cette chute de neige précoce est providentielle. Surtout après l'été que nous avons passé. Mon grand-père Joachim, jardinier expérimenté disait de la neige: qu'elle protégeait les végétaux du gel, hydratait la terre en profondeur, l'assainissait en neutralisant les parasites et la nourrissait - grâce à sa forte teneur en azote ( ça,c'est à vérifier ! ) - Tout un programme !

Ici, on dit que la pluie: "c'est de l'OR", eh bien la neige, c'en est un tas.

DSC01424Voyez ci-dessous: à gauche, la touffe rougeâtre c'est l 'Euphorbe Ceratocarpa, à droite au milieu les tiges rouges sont celle du Gaura Lindheimeri. Toutes deux enfouies hier, indemnes aujourd'hui.

DSC01421

DSC01423Cii-dessous, Cistes et Armoise arborescente s'ébrouent à leur tour

DSC01428

La neige tombe habituellement ici au coeur de l'hiver, en janvier ou février. Depuis la quinzaine d'années que nous vivons ici, il a neigé tous les ans...sauf l'année dernière qui a passé son tour. Tous les espoirs sont permis: pourvu qu'il neige à nouveau !

 

Posté par jardin sec à 13:06 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

02 décembre 2017

Ce matin

J'attendais la pluie quand ce matin:

DSC01399

DSC01408

DSC01400

DSC01403

DSC01402

DSC01413

DSC01409

Il neige encore...

Posté par jardin sec à 09:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


23 novembre 2017

Nos achats

Jeudi dernier, descente à L'Armalette pour les achats de l'année. De l'année? ...en principe, car si les années précédentes j'équilibrais achats et plantations entre début et fin d'hiver, cette année je me suis décidée à planter le maximum maintenant. La sécheresse persiste: ce mois-ci, il a plu la nuit du 4 et depuis rien, alors que novembre est LE mois pendant lequel il est supposé pleuvoir. Néanmoins, les nuits se sont considérablementt rafraîchies et la terre a conservé un peu d'humidité. Comme il faut s'attendre à tout quant au prochain printemps, planter maintenant permettra aux végétaux de profiter de l 'hiver pour s'installer - aucun ne craint le gel.

Le danger, lors des virées à l'Armalette, c'est que j'ai envie de tout. Comme il est hors de question de revenir avec des plantes qui ne trouveront pas leur place, avant de partir: tour minutieux du jardin, reprise des propositions faites par Isabelle et Benoit lors de leur venue fin  juin et liste de courses.

Nous sommes partis Gilles-mon-époux et moi-même bras-dessus, bras-dessous à Sillans-La-Cascade et sommes revenus avec les plantes suivantes  triées selon les zones du jardin qui les attendent

DSC00206Une Heuchera maxima, destinée à remplacer une des Ellebores de Corse que j'ai perdue au printemps dernier .Elle sera au Nord .

DSC00207Pour la Grande Restanque: de gauche à droite, de bas en haut :  2 Graminées Achnatherum calamagrostis, 6 Catananches corulae bleues pour remplacer celles qui sont en train de mourir de vieillesse, 2 lins perennes à ajouter aux autres, 1 oeillet Dianthus thianschanicum , 2 Echinops ritro , 2 sauges Deserta et 1 sauge Nemerosa - bleues toutes les trois-, 1 Anisondontea malvastroïdes, 1 " vigne vierge" pour remplacer celle que j'ai laissé crever de négligence, un rosier Banksiae Purezza pour succeder à feu Cédric Morris qui ne se plaisait pas chez nous, enfin 1 Callirhoe Bushii ( j'adore' l'Involucrata' ) donc j'essaie cette forme arbustive

DSC00209Pour le talus, des super résistantes à la sécheresse: 1 Genista hispanica pour décourager les sangliers de prendre le talus pour toboggan, 1 thym capitata, 1 Sphaeralcea Ambigua aux fleurs orange, 1 Lithodora zahanii - j'en avais mis un sur la grande restanque qui a pourri - oui, vous avez bien lu- au printemps dernier -donc celui-là, au sec,3 Achillées Taygetea,1 Ciste X Pulverulentus, 1 ciste X Ultraviolaceus enfin 3 lavandes Grosso

DSC00210Ci-dessus: encore des extrêmement résistantes à la sécheresse car elles vont trouver leur place devant la maison  : 1 Euphorbe Ceratocarpa  et des aromatiques: 1 origan ' Onites', 2 Thyms ' capitata', une sarriette ' thymbra" et aussi ; 1 Ebenus Creticus qui trouvera sa place à droite du phlomis 'L'Orangette', 2 Dorycnium hircanicum et pour varier 1 Dorycnium penthaphylum au feuillage plus ciselé, enfin 1 sauge' pomifera'

DSC00211Ces deux-là:  une graminée Muhlenbergia Emersleyii  et 1 Ephedra Aphylla pour remplacer les 2 Poa Labillardieri qui ont crevé au printemps

DSC00208et, pour finir, j'ai demandé à Isabelle et Benoit de me proposer des plantes qu'ils aimaient et que je ne connaissais pas pour essayer: 1 Anghusa azurea - de la famille des vipérines, un Lupinus Albifron - un lupin !, 1 bouillon: Verbascum bellum, et un arbre/arbuste: 1 Chilopsis Linearis dit " saule du désert" bien qu'il ne soit pas de la famille des saules... peut-être à cause de son port

Rébarbative, cette exposition de pots, alors:

DSC00204Ces beaux coings offerts par des amisqui habitent de l'autre côté du village parce que notre récolte a été nulle: transformés depuis en marmelade, dans les yaourts "maison", c'est bon.

Maintenant il faut planter !

Posté par jardin sec à 00:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 novembre 2017

Emplettes

Ce mois d'octobre: pluviométrie = 0. C'était dans le journal local et c'est bien connu, si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai ! 6 mois de sécheresse, du jamais vu depuis une soixantaine d'années.

Heureusement il a plu dans la nuit du 4 au 5 novembre, suffisamment pour que le jardin soit tout guilleret le lendemain: je suis toujours étonnée de la rapidité à laquelle les plantes rélèvent le nez après une bonne pluie . Méteo France affiche de nouveau une ribambelle de petits soleils pour les jours à venir, mais cette  pluie nocturne a fait beaucoup de bien.

L'automne est bel et bien là, et je dirais même que cela sent l'hiver: les températures nocturnes baissent ( -2° ) dernièrement. Novembre est le mois des plantations, c'est le moment de faire évoluer le jardin et d'y installer des plantes économes en eau ( voir le commentaire de d'Hélène, "Rouge Cabane", à la fin du message précédent: elle a planté une zone de son jardin de "méditerranéennes" et ne semble pas le regretter - voir son blog , où elle montre les plates-bandes en question).

Voici une petite liste des arbustes, vivaces, graminées...qui semblent, chez nous, avoir tenu le coup et survécu à ces 6 mois sans eau. Qui semblent... car il convient d'être prudent. Nous n'avons pas encore l'expérience d'une sécheresse aussi longue : le vrai bilan se fera au printemps, certaines d'entre elles fragilisées ne résisteront peut-être pas à l'hiver.

J'ai remarqué que les plantes réagissaient de la même façon au grand froid et à la sécheresse: les feuillages des "caducs" jaunissent et tombent prématurément, certains autres rougissent, enfin certaines plantes dessèchent et disparaissent complètement.Je ne vous indique pas les plantes pour lesquelles j'ai un doute ou dont la reprise n'est pas vérifiable pour l'instant, ni celles qui sont entrées en dormance

Les plantes ci-dessous vont bien, certaines affichent même des signes de reprise. Si vous vous lancez, ce sont des valeurs - probablement- sures. Certaines d'entre elles qui ont été le sujet d'un message de ce blog sont surlignées de" vert", vous n'aurez qu'à cliquer pour faire plus ample connaissance, pour les autres - les messages seront pour plus tard

Les rosiers: Le Vésuve ( remontant) ,Rosa Chinensis Mutabilis ( remontant) ,Sally Holmes , Rosa Chinensis Sanguinea et les grimpants non-remontants:Rosa banksiae var. Normalis et Rosa Banksiae Lutea.  Fée des Neiges ( ou Iceberg).  J'ai perdu : Centenaire de Lourdes l'an dernier, et Cedric Morris cette année- il était tout jeune et n'avait pas l'air de se plaire- ) .

Les grimpantes: le jasmin officinal et le " faux" jasmin Trachelospermum jasminoïdes - qui n'est pas en plein soleil toute la journée

Toutes les aromatiques: les Romarins, les Thyms, les Sarriettes ( satureja), origansle Fenouil  vont TOUS bien. Nombreuses variétés: buissonnantes, tapissantes, retombantes. Les aromatiques fleurissent joliment et longtemps. De plus elles sont odorantes: votre jardin aura un parfum de garrigue. Les lavandes qui ne se plaisent pas particulièrement chez nous ont tenu aussi. Cet été:

DSC01381

Les arbustes: Les Cistes dans leur grande majorité , , , , ,.  le Céanothe ' La Concha', les lauriers-tin - au Nord-, les Abélias - au Nord, Les genêts -Ulex parviflora- et Spartes, les Phlomis  Fruticosa, les Armoises arborescentes, le bupleurum fruticosum,le Teucrium Fruticans ' Azureum', l'Anisodontea Malvastroïdes, Les Pistachiers Lentisques, les Caryopteris " heavenly blue" et les Perovskia

Phlomis Fruticosa au printemps

DSC06022

Perovskia (le nuage bleu) avec graminées Stipa Gigantea et Achnatherum Calamagrostis, devant: ballotes avec leurs hampes de fleurs séchées , fin septembre

DSC06752

Les vivaces : les sauges particulièrement: La Siesta, Greggi, Christine Yeho, chamaedryoides var.isochrma, lavendula 'Brac' , Nemorosa, X auriculata..les ballotes pseudodictamnus et acetabulosa, les Asphodèles - qui repartent déjà- Les Germandrées ( Teucrium x lucydris, flavum, hircanicum), le Dorycnium hirsutum, les euphorbes Ceratocarpa, rigida, les Gauras linheimeri , le Lin pérenne - remarquablement résistant, le Romneya coulteri, le géranium sanguineum - au Nord- L'Ellébore de Corse - au Nord, les Nepetas X faasenii, le Polygonum équisétiforme

Ballotte pseudodictamnus en début d'été

DSC01144Nepetas X faasenii en été

DSC01152

Herbacées: Cardon  et Clematite integrifolia

Couvre-sol: la Tanaisie ( Tanacetum densum) imperturbable.

Les graminées: la Canne de Provence, les Stipa tenuifolia et trichotoma, Les Achnatherum calamgrostis, Les Pennissetum orientalis,le Miscanthus chinensis ' Zebrinus'( semi-ombre), pipthatherum miliaceum

Bulbes d'hiver, qui poussent déjà : Iris d'Alger

DSC00441

et Scille du Pérou

DSC00976

Nous verrons pour les autres en fin d'hiver... évidemment dans ma petite sélection peu d'arbustes hauts et d'arbres car notre jardin est bas.

Posté par jardin sec à 19:27 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

23 octobre 2017

Faire avec

Faire avec le changement climatique, plus facile à dire qu'à faire. Le message désespéré d' Aline: Comment j'ai super réussi mon jardin sec , daté du 8 septembre m'a émue. Elle n'est pas seule à être désemparée devant un jardin assoiffé, et consternée par la difficulté à le convertir en jardin économe en eau.

Il n' est pas facile de créer un jardin "dit sec", d'abord  parce qu'il faut remettre en question sa conception du jardin, ses notions de "beau jardin", abandonner  un certain type de jardin " traditionnel à l'Anglaise" pour s'ouvrir à une autre esthétique, ensuite parce qu'il faut aller vers l'inconnu: découvrir des plantes méconnues , adopter de nouvelles pratiques.

Nous avons, d'emblée, créé un jardin "économe" en eau, chez nous il y aura  bientôt 9 ans parce que nous n'avions pas le choix ( voir et, ), précurseurs, Martine et Hubert, ont bâti le leur il y a bien plus longtemps.

Les jardins "traditionnels" seront de plus en plus vulnérables, leur conversion est possible:

Prendre son temps en procédant par étape, commencer par une zone, une plate-bande particulièrement aride, histoire de s'économiser et de ne pas se ruiner.  L'intérêt, en commençant par une petite surface est de" tester", voir ce qui se plaît ou pas. L'avantage d'un jardin existant c'est qu'il peut évoluer par tranches d'années en années. Cela vous laissera le temps de vous familiariser avec les plantes méditerranéennes

Voir ce qu'on peut conserver, certains rosiers, arbustes bien installés: toutefois, attention: s'ils ont été habitués à être beaucoup arrosés, le sevrage risque d'être difficile. Leur racines se seront développées en surface. Il faudra petit à petit espacer les arrosages

Bien choisir ses plantes " méditerranéennes" ( à ne pas confondre avec les plantes exotiques), et bien les acheter: les plantes doivent être acclimatées, ce que les pépiniéristes-producteurs spécialisés en plantes résistantes à la sécheresse savent faire. Cela vous coûtera un peu plus cher à l'achat mais vous vous y retrouverez en ayant peu de perte.

Soigner l'arrosage surtout la première année. Très important l'arrosage pour permettre aux plantes de bien s'installer. Nous y reviendrons

Bientôt novembre, s'il se met à pleuvoir - croisons les doigts- ce sera le moment de s'y mettre, on peut planter jusqu'à fin février.

Début novembre dans mon prochain message, je vous ferai la liste de ce qui "tient bien" chez nous, des familles de plantes qui ont résisté à cet été particulièrement éprouvant. Cela vous permettra de faire connaissance et d'orienter vos choix... en attendant vous pouvez toujours aller vous balader dans les catalogues et sur les sites des pépiniéristes spécialisés ( voir dans les liens du Blog)...

DSC00407

DSC00408

DSC00421

Posté par jardin sec à 09:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

16 octobre 2017

Le changement, c'est maintenant

Il faut se rendre à l'évidence: le changemement climatique est une réalité qu' il va falloir se coltiner.

Ici, en région méditerranéenne, cela va vite. Les saisons étaient naguère réglées: hiver froid et sec, printemps pluvieux, été sec de juin à mi-août, puis orages à partir de la mi-août - ça pétait dès le quinze du mois - septembre doux, automne pluvieux... et re. En à peine quelques années, plus rien de ce programme ne se vérifie: dernière " vraie neige" en 2012, à quand la prochaine ? finis les gels nocturnes sévères l'hiver ( -11° en 2007, à peine -5°, l'hiver dernier) et la sécheresse estivale qui mord désormais sur le printemps et s'étire en automne. On l'a vu à grande échelle: cyclones, typhons, inondations, canicules, incendies, on le vérifie en regardant la nature environnante et dans nos jardins. Evidemment on ne peut mettre sur le même plan les désastres de cette fin d'été aux Antilles, Mexique et ailleurs et nos soucis de jardinier(e)s. Cela relève cependant du même processus.

Le changement, c'est maintenant. Il va falloir s'y faire et surtout faire avec. Je crois malheureusement que nous n'aurons pas le choix du moins ici , et plus largement dans le quart Sud-Est de la France. Les jardins "traditionnels" ne supporteront pas longtemps la sécheresse prolongée et les pics caniculaires .Paillage et arrosage ne suffiront plus à préserver ces jardins. Continuer à, et de plus en plus arroser ? quand bien même le voudrait-on, en s'échinant à la tombée du jour ou en s'équipant de systèmes automatiques et en payant l'eau à prix fort , qu'on ne le pourra plus. L'état d' "Alerte sécheresse" concerne 75 départements ( et pas que dans le Sud), dont 28 déclarés en état de crise. Chez nous " Alerte sécheresse" est décrétée depuis le 9 août. La mise en alerte impose des restrictions d'eau: interdiction entre autres  de remplir les piscines, de laver les voitures... et d'arroser les jardins, même les agriculteurs sont sommés de réduire de près de 50% leur consommation.

Faire avec, c'est s' adapter et changer nos manières de faire. C'est à dire pour nous, faire évoluer nos jardins. Comment faire? Ce sera le sujet du prochain message

En attendant, suite du message précédent sur le "nettoyage" du jardin: L'ourlet Sud de la Grande restanque particulièrement sec. Longeons-le, de la maison vers le talus en mode AVANT/APRES

Au premier plan, grosse Euphorbe Ceratocarpa, à sa droite Origan, Népétas, derrière des Ballotes, au bord du mur: des Cistes

DSC00390Je n'ai pas touché à l'Euphorbe qui est encore belle et colorée, j'ai rabattu un Origan et les Népétas qui étaient complètement secs , au sol , le gris est celui du feuillage du Stacchys Byzantina - j'ai retiré les hampes de fleurs sèches- on aperçoit à gauche le feuillage argenté d'une sauge arbustive

DSC00398On avance un peu: j'ai taillé les ballotes en boules: les coussins gris...je réalise que je n'ai pas encore fait de message sur les ballotes, les arbustes verts? des Cistes

DSC00400Tout au bout, un coin particulièrement foutraque, les tiges sèches de la Clématite Integrifolia se mêlant à celles tout aussi sèches du Phlomis Maroccana

DSC00391un peu plus à droite le Stacchys byzantina - qui est allé spontanément se ressemer en début de restanque ( voir plus haut ,1ère photo) est moche avec ses tiges sèches désordonnées,

DSC00392Et voilà la clématite est ratiboisée - de nouvelles pousses apparaissent déjà- Phlomis et Stacchys sont nettoyés. Les petites boules vertes? des Teucrium ( germandrées)... imperturbables, je ne vous ai pas encore parlé des Teucrium

DSC00405

Posté par jardin sec à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 octobre 2017

A y regarder de plus près

Bon, j'ai fini par m'y mettre, au nettoyage. Pourtant les conditions ne sont pas favorables. Il n'a pas plu depuis le 9 septembre et encore, le 9 septembre, il avait bien peu plu. Sans vouloir vous coller le bourdon ...je pense à toi, Aline...si l'on compte bien , on en est à 5 mois de sécheresse. Cinq mois qui vont bientôt être six, si j'en crois Méteo France qui affiche un chapelet de jolis soleils pour les 10 jours à venir.

C'est bien simple, on a jamais vu ça: Ni orages à la mi-août - les truffes seront rares cet hiver- Ni douces pluies de fin d'été- la récolte de figues cette année: un bol - de la moitié de leur taille habituelle mais délicieusement concentrées. Pas de fruits, ni de raisin: de toute façon, les insectes et autre petit peuple se ruent sur le peu qu'ils trouvent, assoiffés, affamés.

Je me suis quand même lancée dans un léger nettoyage, histoire d'y regarder de plus près, de redonner un minimum d'allure au jardin et ... et d'avoir à vous raconter. Parce que je manque de matière, jugez par vous-même: rien de bien folichon.

Quelques photos "Avant/Après" devant la maison avant le passage du sécateur et des cisailles d'Ouest vers l'Est

DSC00385Vue d'Est vers l'Ouest, au fond vous reconnaissez l'Armoise arborescente dont j'ai coupé les fleurs séchées, même traitement pour les Ballotes; Remarquez les deux magnifiques graminées - les deux touffes- des Poa Labillarderi, j'en avais installées à plusieurs endroits, elles ne se plaisaient que là, en bord de restanque. Leur feuillage a des reflets bleutés au printemps et en été puis dore l'hiver. Au printemps dernier, elles ont viré au gris métallisé que je trouvais du dernier chic, jusqu'à ce qu' Isabelle et Benoît lors de leur visite fin juin , lâchent: " Tiens, les Poa, elles ont crevé..." selon eux de vieillesse...

DSC00396Tiens ! de près, l'Armoise arborescente en bord de restanque devant le figuier avec ses hampes de fleurs séchées

DSC00386ratiboisée et particulièrement fraîche, comparée aux autres. En regardant la photo, je comprends pourquoi: elle a bénéficié de l'arrosage que j'ai apporté au Phlomis "orangette" planté l'hiver dernier, le minus vertical à sa droite...même en arrosant au pied, les voisines profitent un peu de la manne

DSC00395l'endroit le plus sec et aride du jardin: Ballotes et en arrière-plan une autre Armoise arborescente

DSC00387beaucoup moins glorieuse que  la précédente, elle a l'air crevarde n'est-ce pas? cependant, en y regardant de très très près, on remarque que ses tiges sont piquetées de vert tendre : celui des nouvelles feuilles qui attendent la pluie pour se développer.

DSC00394Toujours devant la maison, les graminées Achnaterum calamagrostis et quelques Stipa trichotoma - semis spontanés- si belles sont devenues si blondes. Quant au tapis gris à leur pied,C'est le Lippia Nidiflora... qui a failli nous faire divorcer, Gilles-mon-époux et moi.

DSC00388Raison du conflit: Gilles voulait l'arroser ( nostalgie de verdure !) et moi, non. Evidemment. J'ai bataillé ferme. Le Lippia n'a pas été arrosé. Je veux voir ce qu'il va devenir, comment et quand il va reprendre... il est encore vert ici ou là. J'ai intérêt à ce qu'il reprenne!

DSC00389La suite au prochain numéro...

Posté par jardin sec à 00:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,