Des Pierres dans mon Jardin... sec

13 septembre 2017

Fin d'été: bilan provisoire

Dans mon message précédent, je vous disais n'avoir RIEN fait au jardin cet été... si ce n'est le regarder dessécher car cette année, en ce qui concerne la chaleur et la sécheresse , tous les records ont été battus. 4 mois sans eau, exceptée la pluie du 9 juillet. Ajoutez à cela plusieurs pics caniculaires et vous avez l'été 2003 en pire.

Je n'ai RIEN fait au jardin. Pas arrosé ( sauf les bébés de l'année - à l'arrosoir -, encore que certains soient passés entre les gouttes, parce que l'arrosage et moi, ça fait deux ! ) et pas nettoyé non plus: ne pas tailler pour ne pas fragiliser les plantes déjà soumises à rude épreuve. Rude épreuve? j' 'avoue prendre les aléas climatiques avec plus de décontraction depuis que j'ai décidé de considérer notre jardin économe en eau comme "expérimental". Ne pas arroser, voir ce qui passe, casse ..et le partager avec vous.

L'expérience est d'autant plus intéressante qu'il va falloir faire avec le changement climatique dont nous voyons déjà les effets sur nos jardins et la nature dans son ensemble. Nous n'aurons pas le choix. A ce propos, j'ai lu dans Télérama ( n°3530 du 9 au 15 sept) un petit article édifiant ( p 51) de Luc Le Chatelier, intitulé : Un paradis perdu? le paradis en voie de perdition en question est le jardin de l'Abbaye de Saint-André près de Villeneuve-lez-Avignons,  ce site classé " jardin remarquable" souffre du réchauffement climatique. La responsable du jardin se désespère " paillage et goutte-à-goutte n'y suffisant plus"  l'article se termine par la question: " Que planter pour que le jardin garde son âme mais supporte les canicules". Très bonne question.

Pas d'eau pendant 4 mois... et enfin une grosse pluie de 5 heures samedi 9 dernier. Cinq heures, c'est loin d'être suffisant, mais c'est déjà ça... et puis les températures baissent ( 8/9° le matin , 24/25  au plus chaud).

C'est parti pour un tour du jardin ! je précise que les photos ont été prises le 6 septembre, soit avant la pluie.

La zone la plus critique, car plein Sud avec plantations en surplomb: plantée de Cistes, d' Armoises arborescentes, de Sauges , de germandrées ( Teucrium) , tout semble avoir tenu. Rousses, les fleurs sèches des cistes et des armoises:

DSC00320Les feuilles des Cistes vraiment plantés en bordure ont ramolli

DSC00321gros plan sur feuilles pendouillantes

DSC00322Le feuillage argenté des Armoises arborescentes s'est raréfié

DSC00323Ailleurs, une curiosité: Le Cotinus coggygria 'Royal Purple' aussi appelé "Fustet", " Arbre à perruque" ou "Barbe de Jupiter" au feuillage ordinairement pourpre foncé

DSC00616a viré au ...vert bronze

DSC00325Les Bupleurum sont en pleine forme et en pleine "fleurs"... nous en avons vu de superbes au Parc de Saleccia

DSC00327Les Euphorbes, thyms divers ,Teucrium ( germandrées) ainsi que les romarins se portent comme des charmes

DSC00333Par contre, le feuillage des Abelias et Lauriers-Tin , pourtant au Nord, s'est flétri

DSC00328Et maintenant, ceux qui ont morflé: devant à gauche le seringat a perdu presque toutes ses feuilles , à droite le Choisya Ternata ( Oranger du Mexique) a ramolli et jauni - il souffre -chez nous- régulièrement de chlorose. Le calcaire !

DSC00332Les Oreilles d'ours ou lapin ( Stacchys byzantina) sont raplapla

DSC00337et le Phlomis 'Russeliana' (Sauge de Jerusalem ) , complètement flapi et marronasse. Affreux. Alors que les autres Phlomis ont tenu le choc

DSC00347Quant au reste: Lavandes, Cistes, Graminées etc. Rien à signaler.  Il s'agit d'un bilan provisoire car il faut attendre et voir comment les plantes vont se remettre de cet été éprouvant. Attention à l'effet "retard" !

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Evidemment le jardin a blondi...au premier plan , un Gaura lindheimeri en fleurs. Les Gauras n'ont pas cessé de fleurir , moindrement, certes.

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Il a plu ce samedi 9 et juste après,  à la tombée du jour, une biche est venue brouter en contrebas de la maison, là où une bande d'herbe est toujours verte ( zone d'épandage de notre fosse septique ! ). La photo est de mauvaise qualité, prise de l'intérieur de la maison, sans flash et zoom, mais...

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... elle est si gracieuse, et l'été a été terrible pour elle et les siens: pas d'eau, nourriture rare et incendies - dont un à 10km d'ici

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Maintenant, il va falloir que je me mette au nettoyage!

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05 septembre 2017

Le Parc de Saleccia : une merveille de jardin corse

Bonjour à vous et bonne rentrée... Oui, je sais, je sais, je vous avais dit reprendre le blog début août et n'en ai rien fait. Le mois d'août est un mois de "pointe": beaucoup de passage à la maison, peu de temps disponible et conditions peu favorables à la concentration. Quant au jardin, je n'y est RIEN fait...ce sera le sujet du prochain message.

En juillet nous sommes allés un peu voir ailleurs: en Corse où nous sommes allés visiter le Parc de Saleccia, jardin planté de végétation corse et méditerranéenne, proche de l'Ile Rousse. J'avais vu un reportage - encore merci, Anne, de me l'avoir signalé - sur ce grand jardin renommé qui m'avait donné envie d'y aller. Evidemment, le mois de juillet n'est pas la période la plus flatteuse pour un jardin, mediterrannéen qui plus est. Le Parc de Saleccia n'est pas ou très peu arrosé et  il avait déjà subi de grosses chaleurs. Par conséquent très peu de fleurs et la plupart des plantes en "dormance"estivale. Personnellement, peu m'importe, d'autant que c'est justement le comportement des plantes et l'allure des jardins en période de sécheresse qui m'intéressent le plus. Il n'empêche que je projette une visite au printemps pour admirer cet extraordinaire jardin à son apogée. Idéalement il faudrait visiter le même jardin à chaque saison.

Voir d'autres jardins, qu'ils soient monumentaux ou modestes permet de mieux comprendre le sien, d'avoir des réponses à des questions et nourrit l'imagination. La visite de Parc de Saleccia fut instructive.

D'abord j'ai constaté une fois encore qu'il n'était pas nécessaire de multiplier les espèces pour obtenir un jardin harmonieux: cet espace ouvert comporte peu d'espèces différentes : Pistachiers Lentisques, Filaires, pour les  buissons et arbustes... et pour les plantes basses en touffes:

DSC00042L' Immortelle (helichrysum) que l'on trouve en très grande quantité dans tout le jardin, ses fleurs jaunes bien que déjà sèches étaient encore très présentes, A l'occasion, j'ai compris pourquoi les helichrysum crevaient tous chez nous... à cause

DSC00043de la nature du sol: le nôtre est lourd, compact,ocre, argileux-calcaire celui de Saleccia en bord de mer est silicieux, acide d'une consistance sablonneuse, gris- beige :

DSC00102et cela fait toute la différence. La nature du sol est aussi importante que le climat. J'ai d'ailleurs appris grâce aux nombreux panneaux pédagogiques qui jalonnent la visite que le maquis, très dense, poussait en sol acide et la garrigue, plus clairsemée, en sol calcaire.

Autre plante qui ne se plaît pas, mais pas du tout chez moi: le Cinéraire maritime

DSC00044Comme la nature est bien faite les couleurs, feuillages de ces plantes et arbustes s'accordent parfaitement. J'oubliais!  il y a aussi des Cistes, arbustes méditerranéens par excellence !

DSC00069Ces arbustes et plantes nous les retrouverons dans tout le Parc, leitmotiv végétal.

DSC00077Ci-dessous, chez elle,  l' Ellebore de Corse, présente en superbes coussins

DSC00080Autre perspective d'une autre partie du jardin dite " méditerranéenne" si mon souvenir est bon, dessinée en "cirque" ourlée de magnifiques roches arrondies tels des galets géants: on retrouve, l' Immortelle, le Cinéraire maritime et parmi les buissons des Cistes reconnaissables à la couleur rousse ...

DSC00081En fleurs et superbes: des Agapanthes... ( que j'ai essayées sans succès, hélas) , ce bleu tendre, frais, et intense, ce port altier

DSC00082Une bonne leçon: on peut tailler tous les arbres et arbustes ( on a toujours peur de tailler...enfin moi). A Saleccia, on fait mieux que tailler: on met en forme, en boules: filaires, pistachiers, myrte, etc.

DSC00097Effet sructurant des plus heureux

DSC00105Quelques très beaux Arbousiers... qui aiment les sols silicieux - on n'en voit pas par chez nous.

DSC00098Une autre merveille que cette Vipérine de Madère ( Echium Fastuosum) au large feuillage argenté et au port arbustif imposant

DSC00055Cette jolie perspective avec Cinéraires et Immortelles, grand arbuste formé, un pistachier je crois ... et Laurier rose (Nerium oleander)... blanc. Il y en a  plusieurs dans le parc: des merveilles. Vous pouvez me croire car je n'aime pas particulièrement les lauriers roses - nous avons choisi de ne pas en planter chez nous- bien qu'ils fleurissent constamment : je trouve les couleurs moches en général, mais là-bas.... il me semble qu'il y en avait aussi quelques sujets d'un "crème" exquis...

DSC00110Les couvre-sol ne sont pas en reste. En voici trois parmi beaucoup: le Gazania rigens à la fleur flamboyante

DSC00061son cousin, le Gazania nivea au feuillage argenté et à la fleur "citron"

DSC00087et le rutilant Delosperma cooperi, aux fleurs rose / parme métallisé

DSC00084Tout ceci n'est qu'un minuscule aperçu de cette visite. ( deux heures, trente-cinq  de bonheur...) Si vous allez en Corse, n'hésitez-pas quelle que soit la saison !

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12 juillet 2017

Brûlante aussi, la clématite

 A la suite de mon dernier message Inspection, j'ai reçu un commentaire de MartineMartine et Hubert ont une sacrée expérience en matière de jardin économe en eau: précurseurs, ils ont bâti le leur il y a environ 25 ans dans le Lauragais. Ils ont du recul et leur jardin a déjà " vécu " et ...bien vécu. Leurs commentaires et leur Blog  nous sont précieux.

Martine dans son commentaire me renvoyait à un message posté en juillet 2015 par Hubert: La sécheresse à En Galinou . Vous verrez qu'il y partage l'avis d' Isabelle et Benoît Beauvallet quant à la marche à suivre en cas de sécheresse prolongée.

Ce dimanche 9 juillet,  nous avons espéré les rares averses promises par Meteo France. Les nuages nous ont contournés avec application toute la journée. En fin de journée le ciel était redevenu bleu. Je me résignais quand le bruit mat de grosses gouttes s'écrasant sur la terrasse m'a fait lever la tête:

Doux Jésus! La pluie. Il a plu, dru pendant une bonne heure - environ 50 mm - insuffisant sans doute et certainement pour les jeunes oliviers et les arbres fruitiers, mais pour le jardin, c'est une aubaine. Pour les Provençaux,  la pluie, c'est de" l'or qui tombe du ciel"

L'inspection d'Isabelle et Benoît m'avait rassurée sur l'état du jardin et sa bonne résistance à la sécheresse . Après cette douce pluie d'été c'est avec confiance que j'attends la prochaine canicule annoncée pour les environs du 14 juillet.

La reine du jour, c'est la Clématite brûlante ( clematis flammula) qui dégringole des murs, des talus en tiges volubiles de 2 à 3 mètres l'été venu

DSC06599C'est une sauvageonne qui pousse où elle veut et qui, quand elle se plaît, peut être envahissante, nous en arrachons parfois.

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Elle produit en pleine chaleur  un nuage de fleurs blanches, odorantes, ravissantes et délicates

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L'Hiver, elle résiste au gel. Son feuillage est caduc. Comme beaucoup de plantes qui vivent à l'état sauvage dans nos collines, elle est souvent méprisée. Pourquoi l'installer au jardin? parce qu'elle est belle et qu'elle habille les murs de pierre avec grâce

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La voici en début de floraison: les boutons aussi sont charmants. Toute sauvage qu'elle est, cette clématite est commercialisée par les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes.

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Et puis en cette période où les fleurs sont plus rares, elle fait le bonheur des insectes, ci-dessous une de mes préférés: l 'Abeille charpentière ( xylocopa violacea), j'aime tellement cette bonne mémère noir violacé que je lui consacrerai un message .

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Enfin, je suis très contente de vous montrer la "Star" incontestée de l'été méditerranéen : la Cigale.

Il y a plusieurs sortes de cigales: la Cigale commune, la Cigale noire et celle-ci, la Cigale de l'Orne, je l'ai rencontrée sur le tronc d'un Pin d'Alep qu'elle fréquente particulièrement. Les cigales, malgré le boucan qu'elles font, sont difficiles à repérer tant elles se fondent avec la couleur des écorces.

La Cigale de l'Orne, plus petite que la Cigale commune mesure environ 3 centimètres, elle est presque grise: la voici avec ses gros yeux

20170709_135710de profil : voyez les taches noires ( au nombre de 11, paraît-il)  sur ses ailes transparentes, ce sont elles qui la distingue de la Cigale commune , qui est aussi plus grande.

20170709_135658

Petite pause estivale, je reprendrai le blog début août... Je vous souhaite de profiter de l'été. C'est bien un jardin économe en eau: au lieu de trainer son tuyau d'arrosage, on peut se prélasser dans un hamac, jouer à la pétanque... ou s'en aller voir ailleurs

A bientôt !

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05 juillet 2017

Inspection

A Marseille nous allons presque toujours faire un tour au MUCEM, musée magnifique ouvert sur la mer. Dans l'enceinte du Fort Saint-Jean et du MUCEM,  a été conçu en même temps que le musée le Jardin des Migrations qui évoque le brassage des cultures autour de la Méditerranée et des plantes qui les accompagnent*, bref, un jardin sec et méditerranéen. J'adore ce jardin qui s'harmonise aussi bien avec les vieux bâtiments du Fort qu'avec l'architecture sobre et audacieuse du MUCEM°. J'y retrouve nombre des espèces présentes chez nous.

Nous nous y sommes promenés il y a une dizaine de jours et ce que j'ai vu m'a ébranlée: le jardin a terriblement souffert . Déjà éprouvé par le printemps et l'été 2016 anormalement secs, il supporte mal la sécheresse absolue aggravée par une grosse semaine de canicule que nous vivons actuellement - Il  a plu pour la dernière fois le 2 mai. Il m'a semblé qu'il y avait beaucoup de casse. Il faut dire que ce superbe jardin est un jardin "suspendu": les plantes  n'y bénéficient pas des mêmes ressources et réserves d'humidité qu'en pleine terre. Il est, de plus, exposé aux vents marins. J'ai vu deux jeunes jardinières qui coupaient méticuleusement au sécateur chaque fleur séchée des cistes, infinie patience. Etonnée, je les ai questionnées: suppression des fleurs pour éviter que la fructification n'affaiblisse les plantes. Autre question: vous n'arrosez jamais? en principe, non, mais les plantes ont souffert l'an dernier et il est question d'arroser cette année pour préserver le système racinaire.

Ces réponses m'ont laissée dubitative car notre jardin souffre aussi. Arroser ? C'est alors qu 'Isabelle et Benoît Beauvallet, MES pépiniéristes chéris, se sont annoncés: ils viennent de temps à autre voir comment se comporte le jardin. Les voici en pleine inspection:

DSC01361Les plantes réagissent différemment à la sécheresse:

les cistes roussissent, enfin leurs fleurs innombrables. Leurs feuilles se crispent, tombent parfois . Question à Isabelle: couper les fleurs? Pas pour, Isabelle. Eviter, en périodes extrêmes - sévère sécheresse ou fort gel-  d' "entamer" la plante, pas de taille. Ne retirer que ce qui est mort/mort. Et puis, en pleine nature personne ne soulage les cistes de leurs fleurs en graines.

DSC01367D'autres plantes ont les feuilles qui ramollissent, elles pendouillent comme celles du caryoptéris ci-dessous

DSC01369quand elles ne sont pas complètement flagadas, comme celles du phlomis Russelliana

DSC01375Certaines, comme le Medicago arborea perdent complètement leur feuilles qui repousseront dès le retour de conditions plus clémentes. Isabelle et Benoit insistent là-dessus: les plantes méditerranéennes entrent en dormance - non seulement l'hiver, on y est habitué-  mais aussi l'été. C'est leur cycle naturel.  Je confirme: j'ai vu en fin d'hiver repartir nombre de plantes qui avaient l'air crevées en fin d'été.

DSC01378Il faut reconnaître que face au spectacle insoutenable de plantes en souffrance, on est vite démangé du tuyau d'arrosage. Moi aussi. Remonte en nous un besoin quasi irrépressible d'arroser ( au fait, pour nous ou pour les plantes?). Alors ? arroser ou pas?

Après discussion avec Isabelle et Benoit, j'ai décidé que- non - je n'arroserai pas ( sauf évidemment les bébés plantés cette année et les jardinières suspendues de l'entrée de la maison dont les murs de pierre sont des passoires). Pourquoi ? d'abord, parce que je considère notre jardin comme expérimental, et que, si je commence à arroser, cela fout en l'air toute la démarche, ensuite parce que la tenue du blog m'encourage dans cette direction - mener cette expérience de jardin économe en eau et la partager avec vous- enfin parce que ça me barbe d'arroser.

Il n'empêche que je vais au plus tôt mettre un cierge à Sainte Rita - soit disant Patronne des causes désespérées- pour qu'un orage éclate avant la prochaine période de canicule annoncée pour les environs du 14 juillet. A suivre.

Un peu de vie pour finir: le jardin en début et fin de journée n'est qu'un bourdonnement...qui monte des lavandes et autres buissons encore en fleurs, assiégés par les insectes

DSC01387* texte: office Tourisme Marseille

° MUCEM: architecte Rudy RICCIOTTI

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25 juin 2017

La belle Sally

 C'est le moment de vous présenter la belle Sally. Plus exactement 'Sally Holmes', un très beau rosier. C'est un  hybride moderne et il se plaît chez nous.

A l'origine je l'avais planté mais je l'ai déplacé deux ans plus tard car il était étouffé par ses voisin(e)s . Il est à présent installé dans le minuscule jardin de la salle de bain.

Vue de l'intérieur ( vous apercevez un coin de baignoire) : à gauche la canne de "Provence" : puis les gros bouquets blancs: 'Sally Holmes', tout à fait à droite un autre rosier blanc et en fond le "faux jasmin"

DSC01334 Photo prise de mon escabeau, sinon très difficile d'avoir du recul tant ce jardinet est minuscule ...donc " vus du cie l": au fond la canne, devant 'Sally Holmes' très présent avec ses brassées de fleurs serrées, devant  le Teucrium Fruticans 'Azureum' défleuri et taillé en "haie"basse, à droite la graminée Miscanthus Zébrinus en pleine croissance. Enfin à gauche en pignon de la verrière, l'autre rosier blanc 'Fée des Neiges' ou 'Iceberg', lui aussi un moderne- qui - comme son nom de l'indique pas -  supporte très bien chaleur et sécheresse et même le gel ... les bourgeons ont gelé début mai cela ne l'a pas empêché de fleurir

DSC01343On peut dire que 'Sally Holmes ' occupe le terrain. Imposant avec ses gros bouquets ronds ( qui atteignent 30 à 40 cm de diamètre)

DSC01335de fleurs simples d'un blanc pur et soyeux, boutons "abricot", étamines jaunes " soleil", superbes.

DSC01338C'est un rosier buisson que, sur les conseils de mon amie Nadine , j'ai cessé de tailler court afin qu'il puisse atteindre sa taille maximale ( 1, 80 m). Je l'ai arrimé à des tuteurs en bambou pour qu'il se tienne. Mon but étant que ce petit jardinet entièrement végétalisé encadre  la baignoire et lui apporte ombrage, par la canne, et fraîcheur visuelle par le vert et les fleurs blanches.

DSC01339Grimpée sur mon escabeau, j'en ai profité pour photographier '"le faux jasmin" ( Trachelospermum jasminoïdes) qui tapisse à présent le mur en pierre sèche, en fleurs . Très parfumé, on le sent de l'intérieur de la salle de bain si le vasistas de la vérrière est ouvert. Au fond 'Fée des Neiges' encore jeune , plantée depuis 3 ans seulement

DSC01345En hiver, le jardin est vert, blanc et bleu ( grâce au Teucrium) , l'été seulement vert et blanc parfois piqueté de violet lorsque les verveines de Buenos-Aires ont envie.

Défaut de 'Sally Holmes': comme la plupart des rosiers blancs, il rouille après trop de pluie...

Enfin, il est délicatement parfumé mais, chez nous, son parfum est couvert par celui - presque entêtant- du trachelospermum

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18 juin 2017

De l'eau, des aulx

Ce message sur les aulx, j'aurais dû le mettre en ligne il y a deux semaines. Mais j'ai traîné, du monde à la maison et d'autres choses à faire.  C'est étrange pour moi de le terminer aujourd'hui alors que l'été est arrivé depuis une dizaine de jours.  La température est montée subitement - nous flirtons avec les 35° ( petite précision pour Anne) - le ciel est bleu, le soleil brille... et le jardin commence à avoir soif . D'où ce sentiment de décalage avec cette histoire d'Eau/d'Aulx.

Vous me direz que j'aurais pu reporter mon article à l'an prochain. Oui, mais j'aime bien coller à l'actualité... et un printemps pluvieux comme cette année n'est pas garanti l'année prochaine car... point d'eau, point d'aulx.

Les douces pluies printanières m'ont permis de voir à quoi ressemblaient les ALLIUMS installés depuis trois ans -

Celui-ci, c'est Allium Aflatunense ' purple sensation' : beau , vraiment: couleur violette lumineuse, joli port, tête de 6/7 cm de diamètre

DSC00585Beau toujours, défleuri: sphère parfaite très graphique

DSC01192Ci-dessous Allium amethystinum: haut sur patte: Chez nous 80 cm (ailleurs supposé atteindre 1 m, 1,50) , j'adore sa silhouette quand il est en bouton.

DSC01107Il a la particularité de se colorer progressivement en commençant par le sommet de la tête

DSC01256rigolo avec ses petites étamines crème qui font le bonheur des pollinisateurs

DSC01258par contre, je trouve sa couleur décevante: mate, vineuse, un peu triste.  La photo est assez flatteuse car la couleur est "réveillée" par le soleil, mais par temps couvert, elle est terne

DSC01282L'Allium Cristophii que l'on m'a chaudement recommandé est, pour moi, un mystère: théoriquement il devrait atteindre 40 à 70 cm. Chez nous c'est entre 20 et 30. En rase-motte, avec sa grosse tête, il n'est pas gracieux. De plus, il a besoin d'apports d'eau réguliers pour pousser: s'il y a interruption, sa croissance s'arrête. Sa couleur ensuite : d' abord d'un beau bleu clair légèrement violacé

DSC01142il devient d'un parme métallisé que je trouve assez clinquant. Est ce que c'est la chaleur et le manque d'eau qui le font virer ainsi ou est-ce sa couleur naturelle? Si vous en avez, comment sont-ils chez vous?

DSC01137Ces délicates petites têtes blanches sont celles de l'Allium Amplectens 'gracefull beauty'; "Graceful", il l'est  assurément, charmant, un peu trop discret ( 20 cm chez nous) peut-être.

DSC01110Enfin, cette merveille: l'ail sauvage qui pousse naturellement sur nos restanques: d'un blanc pur, élancé, élégant. Finalement, pour moi ce gars du pays est le plus beau de tous car parfaitement acclimaté

DSC01194Pour conclure: je crois qu'avoir de beaux alliums dans un jardin méditerranéen que l'on préfère ne pas arroser est une gageure.

Les Alliums horticoles ont besoin d'eau , tout comme les agapanthes d'ailleurs. Comme je suis fâchée avec le tuyau d'arrosage, s'il pleut: ce sera tant mieux sinon  je m'en passerai désormais et me contenterai de leurs cousins sauvages.

 

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23 mai 2017

Un coussin, le Ciste X Florentinus

 En mai, sachez-le, vous aurez droit à un message sur les cistes jusqu'à épuisement de mon stock ( nous devons en avoir une quinzaine de sortes différentes), je vous ai présenté les années précédentes Le ciste cotonneux, les cistes X purpureus , le ciste X skanbergii et le ciste de Montpellier.

Celui dont il est question aujourd'hui , le ciste X Florentinus, est un arbuste au port prostré de 50 à 70 cm de hauteur pour 60 à 80 de largeur, bien pratique pour le premier plan d'un massif, une bordure, ou une plate-bande basse. Nous en avons planté plusieurs exemplaires sur la plate-bande devant la maison. Vous le voyez au premier plan à gauche, à sa droite: une ballote, au milieu une graminée Stipa gigantea,  à gauche et à droite en arrière-plan des armoises arborescentes, DSC01044Cette plate-bande devant la maison a été concue pour prévenir les chutes: prolongement de la terrassse , elle est au bord d'une restanque soutenue par un mur atteignant presque 2 mètres à son plus haut.

Pour faire naturellement barrière, il fallait que les plantes se touchent. Cette plate-bande est profonde d' 1,50 à 2 mètres, les plantes, arbustes, vivaces , graminées "moutonnent".

DSC01115Le feuillage du ciste X Florentinus est typique de celui des cistes: fin et persistant, il ne colle pas à la différence  de celui du ciste de Montpellier. Son vert foncé se marie avec les feuillages argentés des armoises et ballotes, ci-dessus, de la tanaisie d'Arménie , ci-dessous.

DSC06013Ce ciste, buisson bas tapissant, avance sur les graviers, comme la Tanaisie, en un souple feston

DSC05991Il se couvre au printemps  de fleurs éphémères chaque jour renouvelées

DSC06012Petites: 3 cm de diamètre, à cinq pétales blanc pur et au coeur jaune soleil, remarquez, rouge sombre, la quantité de boutons prêts à éclore

DSC01056Chez nous, exposé au Sud dans une terre très drainée et calcaire, il  résiste à la sécheresse , à la canicule, au gel. Que demander de plus?

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16 mai 2017

Ravissante, l' Aphyllanthe

Il faut que je vous parle d'elle avant qu'il ne soit trop tard car, chez nous, elle fleurit entre la mi-avril et la fin-mai. Un enchantement.

Si Gilles-mon époux- ne laboure pas les restanques à l'Est de la maison et n'assure qu'un service minimum de débroussaillement, c'est pour la préserver, elle, l'Aphyllante de Montpellier. Vivace cespiteuse, elle tapisse les terrains laissés en friche relative, relative car elle supporte d'être tondue de temps à autres.

Elle pousse à l'état sauvage parmi les oliviers et les chênes, se ressème d'elle-même .Elle recouvre ces surfaces de prairie naturelle d'une nappe bleue

DSC00889

DSC00891Juxtaposition de touffes toniques et denses, résistantes au gel, indifférentes à la sécheresse la plus sévère, qui ne reçoivent chez nous que l'eau du ciel

DSC02006

DSC02005Très harmonieux bouquets ronds,  20 cm /30 cm de hauteur maximum pour 30 à 40 cm de largeur, chacune des tiges grêles dépourvues de feuilles porte une fleurette bleueDSC02000ravissante, d'un bleu frais de porcelaine tirant vers le lavande, délicate d'apparence seulement,  qui reçoit les averses les plus drues sans dommage,

DSC00765De plus...elle est comestible, douceur sucrée

DSC02001Plante méditerranéenne par excellence, elle aime le calcaire, les terrains drainés et s'accommode de notre climat rigoureux.

Elle pousse sauvagement mais les pépiniéristes spécialisés en plantes méditerranéennes la commercialisent, installez-en quelques pieds à l'automne puis laissez faire la nature...

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11 mai 2017

Un petit tour à l' Est

Notre jardin n'est pas d'un seul tenant ( voir là) , il entoure la maison. Les abords de la maison ayant été saccagés par les engins de chantier lors de sa réhabilitation, nous l'avons planté sur ce pourtour désolé, remblayé, damé.

A l'Est de la maison, il y a une plate-bande banale rectangulaire sur 2 niveaux - la maison étant encastrée dans une restanque- qui prolonge le mur Nord de la maison

La voici vue du Nord, on la longe pour aller au garage,elle ourle l'arrière d'une chambre reliée au corps principal de la maison par un petit passage. Il fallait habiller  ce mur aveugle.

De droite à gauche Abelias sur fond de Lauriers-Tin, puis Abelias sur fond de Rosiers Chinensis Mutabilis, puis Ceanothe 'La Concha' - l'arbuste bleu- puis de nouveau rosiers Chinensis Mutabilis, enfin  Cistes X purpureus et X purpureus 'Alan Fradd' doublés par un Phlomis Fruticosa et un Vitex agnus-castus. Sur cette photo datant de fin avril, seul le ceanothe est fleuri, les rosiers et les cistes sont en boutons

DSC00750Vue du Sud. Pour vous repérer: le mur Est de la chambre dont il est question plus haut. Vous voyez les deux niveaux.

DSC00624La partie basse est plantée en alternance de graminées, de Népetas, de rosiers, vous les voyez en hiver desséchés

DSC00295Ils sont rasés fin février au plus tard , laissant la partie basse dénudée - c'est vilain- alors que la partie haute conserve son volume grâce aux persistants: Céanothe, Phlomis, cistes. Dépouillé, ce bac bas, bien que colonisé par les orpins de Nice et autres sedums. Le peupler de bulbes pour une sortie de l'hiver plus joyeuse? bizarre, je viens seulement d'y penser...

DSC05523Sur le mur Est de la chambre , nous avons posé un espalier qui servira de support au Faux Jasmin ( Trachelospermum jasminoïdes) planté récemment. L'ouverture permet d'accéder à la terrasse de la chambre. Vous apercevez au fond le petit jardin de la salle de bain

DSC00635A gauche ci-dessus, le rosier ' Le Vésuve', qui commence à fleurir, que vous voyez ci-dessous d'Ouest en Est

DSC00637Voici l'état de notre plate-bande en ce début Mai: plus gai. Les graminées ' Pennisetum orientalis' et les Népetas poussent rapidement.

DSC00629Sur la partie supérieure Le Ceanothe et les rosiers 'Chinensis mutabilis' forment un ensemble éclatant

DSC00633Tandis qu'en dessous le Rose frais du précoce rosier 'Old Blush' forme un couple plus tendre avec le duveteux feuillage gris-vert du Phlomis Fruticosa

DSC00632Pour les autres rosiers et les fleurs des Nepetas il faut attendre encore un peu

Pour terminer: j'ai été contactée récemment par Olivier, qui a un projet de "start-up" d'assistance de jardinage. Avant de se lancer, il aimerait recueillir l'avis de jardinier(e)s ... Son projet ne concerne pas le jardin méditerranéen à proprement dit, mais vos avis lui permettront peut-être d'évaluer la fiabilité de son entreprise. Si le coeur vous en dit, présentation et questionnaire ( rapide): Connected Garden

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23 avril 2017

Stress hydrique, petites gelées et blancs moutons

Tout d'abord merci pour vos messages: vous m'avez confirmé que la belle jaune était une coronille arbustive. C'est vrai il y en a partout le long des routes, en campagne mais c'est la première qui s'est invitée sur notre petit territoire.

Stress hydrique. Je vous avoue que la première fois que l'on m'a parlé de " stress hydrique" à propos des plantes, cela m'a fait doucement rigoler. Pour moi, les plantes assoiffées ou bien crevaient sur le champ ou bien survivaient. En fait c'est plus compliqué. Certaines plantes que je croyais mortes après avoir desséché sur place - le lin perenne, par exemple- repartent gaillardement en ce début de printemps. D'autres qui ont passé ce dernier été atrocement sec sans symptome apparent de décrépitude ont crevé subitement en fin d'hiver tel le rosier " Centenaire de Lourdes" rose qui croûlait encore sous les fleurs fin octobre. Belle fleur, n'est-ce-pas? j'étais quand même étonnée qu'un "Centenaire de Lourdes" se plaise chez nous. Il aura tenu neuf ans

DSC02798ou un ciste qui s'est mis à roussir d'un seul coup . Ils ont passé l'hiver et c'est à la remontée de sève que cela a cassé. Je ne peux pas incriminer le gel plutôt raisonnable cet hiver. Morts de "stress hydrique"?  ou peut-être d'autre chose...

En cette fin d'hiver et  tout début du printemps, il a plu. Les aulx plantés cet automne sont sortis, et même d'autres plus anciens que je ne pensais plus jamais revoir. Le Hic, ce sont les trois dernières semaines sans une seule goutte de pluie. Suffisamment d'humidité pour  faire démarrer les aulx, insuffisamment  pour assurer leur croissance. Résultat:  ils restent bas... pour l'instant. . A suivre.

DSC00585Heureuse conséquence d'un hiver froid sans excès et humide : la promesse d'amandes

DSC00562Bien formées, duveteuses, déjà appétissantes. Il y en a pas mal sur ce tout jeune amandier. Croisons les doigts pour qu'elles arrivent sans dommage à l'automne

DSC00566Le printemps est parfois traître, qui nous réserve de vilaines petites gelées nocturnes. Celle d'avant hier a brûlé la vigne des raisins de table

DSC00547ainsi que les feuilles toutes neuves des figuiers. Heureusement les figues sont intactes. Les gelées nocturnes suivent les couloirs de vent, celui-ci n'était pas large :seuls la vigne et les figuiers dans le même alignement ont été touchés. Je ne comprends pas ce brusque refroidissement des nuits fin avril et début mai. Pour l'instant pas de grand dommage mais nous ne serons pas tranquilles tant que les "Saints de glace" : St Mamert ( le 11 mai), St Pancrace ( le 12) et St Servais ( le 13) ne seront pas passés, encore faudra-t-il que St Urbain ( le 25 mai) ne nous joue pas un vilain tour. Nous craignons pour les fleurs d'oliviers.

DSC00552Agitation chez les moutons en pacage près de chez nous: des tables dressées en plein air, en plein champ, des familles attablées... pause déjeûner.

C'est jour de tonte. Les moutons apprécient moyennement, cavalent à l'approche des tondeurs, Bêêê, Bêêê -  stress de la tonte.

DSC00539Pas jojos, les moutons tout nus: certains sont franchement maigres, oubliées les douces boules laineuses...certains sont un peu balafrés

DSC00536Repos du bélier

DSC00534Coup de foudre pour cet agneau à pois !

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