Des Pierres dans mon Jardin sec

20 mai 2020

En mai, fais ce qu'il te plaît

La météo en ce moment fait vraiment ce qui lui plaît c'est à dire un peu n'importe quoi. Après un orage très violent avant-hier qui a grillé le forage de notre voisin Marius ( voir et ), nous avons eu droit hier à un orage de grêle. Je sais, cela s'explique très bien, mais cela fait quand même drôle d'être au soleil à 16h avec 27° pour recevoir à 18h une tempête de glaçons gros comme des noix. Boucan d'enfer. 

IMG_20200519_182426Evidemment , crainte pour les toutes jeunes fleurs des oliviers, pour les vignobles environnants. En fait chez nous, à part les chutes de bois morts et quelques feuilles d'arbres hachées, pas de dommages. Ah ! si: Les cannisses de bambou de la partie de la pergola non encore recouverte par les grimpantes: brisées.

DSC00014Le jardin n'a pas du tout souffert, l'orage lui a glissé dessus comme un paquet de mer sur un vieux ciré. Emouvant de voir le lin ce matin, à son habitude frémissant dans le vent. Intact.

A propos de Pergola, je vous avais dit que j'avais du mal à faire démarrer mes grimpantes, j'ai fait l'erreur de ne pas bien suivre l'arrosage après plantation par conséquent celles qui n'ont pas crevé ont lambiné. Je prends meilleur soin d'elles depuis 2 ans et cela semble fructueux. Cette année particulièrement humide aide aussi.  J'ai planté à un angle une bignone. Je nr voulais pas de la bignone à grosses fleurs vermillon, trop présente pour ma pergola et le jaune du rosier Banksia Lutea qui la recouvre déja pour un tiers, sur les conseils de mes pépiniéristes chéris, j'ai choisi une bignone capreolata: mêmes fleurs en cornets mais plus petites, rose magenta foncé à l'extérieur, jaune avec coeur orangé à l'intérieur: elle ne jurera pas avec le rosier Banks

DSC09923Et sur un autre montant de la pergola, lassée de voir crevotter des clématites sophistiquées, j'ai finalement planté, dans un moment d'égarement, une clématite Montana rose. Eh bien, vous savez quoi ? Elle se plaît ! elle grimpe et fleurit aimablement... comme quoi

DSC09924Aujourd'hui, je ne traite pas d'une plante en particulier. Au mois de mai le jardin est exubérant : Tout fleurit et je ne sais pas où donner de la tête. Alors aujourd'hui on fait un petit tour. Je veux vous montrer une rescapée: l'Asphodèle aestiva. Souvenez-vous, je croyais qu'elles avaient toutes été grillées par un gel tardif: oui, toutes. Sauf une qui était en retard pour fleurir : cette asphodèle est grande et vraiment très belle.

DSC09837Une petite bizarrerie: quand le Ciste X purpureus 'Alan Frad' emprunte à son voisin de gauche le Ciste X purpureus

20200518_103707En voici une qui ne sort et croît que les années humides: la Férule,cette année magnifique

DSC09950Sa fleur qui rappelle celle du fenouil, un cousin

DSC09953Et la superbe Clématite herbacée integrifolia, qui fleurit fidélement tous les ans

20200507_104111Les années humides sont des années à Aulx. L'année suivante leur installation , j'étais dépitée croyant les avoir tous perdus. En fait, non. Aucun n'a crevé, seulement , pas d'eau, pas d'aulx. Comme je n'arrose pas, si la terre n'est pas suffisamment naturellement humide, ils passent leur tour. Cette année ils sont tous sortis, encore en boutons pour la plupart

DSC09958Une autre très heureuse surprise du jardin: le Seringat , Philadelphus 'Belle Etoile', celui-là , je ne donnais pas cher de sa peau à l'automne 2017 ( année de l'atroce sécheresse) , contre toute attente, il a survécu fleurit et embaume cette partie de la grande restanque

DSC09969Sa fleur délicate après la pluie

DSC09971Pour le plaisir des yeux l' Onagre du Missouri, qui commence tout juste à fleurir

DSC09985Et pour finir , ce bon pépère du troupeau parqué il y a peu près de chez nous... entendre les clochettes, les aboiements des chiens, les bêlements, appercevoir les agneaux blottis sous leur mère, sentir l'odeur du bétail...

DSC09928Je termine vite fait car le ciel s'assombrit et commence à gronder. Encore de l'orage ce soir, quelques gouttes déjà. Vite débrancher la Box, la prise téléphonique si vulnérables , à bientôt.

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16 mai 2020

Prince de mai: Le ciste X aguilari

Drôle de mois de mai que l'actuel: particulièrement humide jusqu'à présent - ce qui, pour moi, est toujours positif - les plantes boivent largement à leur soif. Temps relativement maussade cette semaine variant entre "rares averses", pluies et "éclaircies".

Le jardin est luxuriant. Particulièrement grâce aux cistes en fleurs. J'adore les cistes, depuis toujours... enfin depuis que j'en ai vu pour la première fois ornant un terre-plein central d'autoroute ! c'était il y a plus de 20 ans alors que j'habitais à l'époque en Normandie. J'aime leur floraison généreuse et la beauté de leurs fleurs éphémères.

Après vous avoir présenté, les années précédentes: Le Ciste cotonneux, les Cistes X purpureus, Le Ciste X skanbergii, Le Ciste de Montpellier, Le Ciste X florentinus, Le Ciste oblongifolius. C'est aujourd'hui le tour du Ciste X aguilari

Nous en avons deux: le premier est installé depuis 8 ans sur le haut du "Talus", il a été livré à lui-même. Il a poussé en hauteur car il n'est pas buissonnant comme la plupart des autres cistes qui forment boules ou coussins

DSC09891l'hiver: vous voyez mieux sa charpente: les tiges qui montent, presque droites

DSC09711Comme je trouve ce ciste X aguilari particulièrement beau, j'en ai installé un autre, il y a deux ans,  beaucoup plus près de la maison, au bord de la grande restanque, devant un ciste oblongifolius  ( à gauche: une armoise arborescente, à droite: une ballote, devant: un Stachys byzantina)

DSC09896Pour garder l'aspect  moutonnant de ce bord de restanque, je l'ai taillé pour qu'il buissonne et cela lui réussit plutô

DSC09884Les fleurs sont remarquables: très grandes, environ 7/8 cm de diamètre d'un blanc pur au coeur jaune d'or, soyeuses, délicates mais avec beaucoup de tenue

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DSC09889Elles attirent plus les cétoines que les  pollinisateurs

DSC09887Cétoines qui s'en régalent

DSC09890Le feuillage est interessant: longues feuilles pointues d'un beau vert lumineux

DSC00724Les gros boutons, rose foncé, parfaits sont un atout supplémentaire

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DSC09710Vraiment un très beau ciste, résistant comme les autres à l'extrême sécheresse, aux intempéries et au gel

01 mai 2020

Voyage, voyage...

Aujourd'hui 1er mai, temps maussade. Ciel gris et rares averses. Nous vivons une période insolite: Pensez-donc: un 1er mai sans parfum de muguet - sauf pour les chanceux (euses) qui en ont au jardin ou dans les bois d'alentour - et sans parades syndicales. Remarquez, du fond de mon Pays varois les défilés je ne les vois jamais que par écran interposé. Pour information: l'an dernier, notre premier rond-point " Gilets jaunes" était à 30km, c'est dire.

Cette période de sédentarité imposée réveille en moi des envies d'ailleurs. Empêchée, je me replonge avec bonheur dans les albums des voyages passés. Cet après midi, je suis retournée en Cornouailles. En vrai, c'était il y a un an: en mai 2019. Une semaine sur le sentier côtier du Sud , précisément de Porthscatho à Portwrinckle. C'est notre amie Sally qui a initié et organisé cette randonnée. Merci Sally, pour la découverte de cette Cornouailles inconnue pour moi. Outre la beauté des paysages: côte découpée et rocheuse, mer d'huitre, d"émeraude ou d'outremer d'un côté, merveilleuse campagne anglaise creusée de valleuses de l'autre, nature préservée, rien de laid et partout, des fleurs. Magie du mois de mai.

Les prairies fleuries m'ont enchantée:  fleuries de scilles et de silènes

DSC07620en panaché: tantôt c'est la scille qui prend le dessus

DSC07622tantôt c'est la silène. Qui décide? la nature du sol ou le bétail qui paissait il n'y a pas si longtemps

DSC07623Portrait de la silène: probablement la silène dioïque appelée aussi Le Compagnon rouge 

DSC07624Impressionnants arbres tordus par le vent: une aubépine 

DSC07640Celle-ci s'est courbée en une arche charmante

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DSC07654Partout des murs de pierre couverts de fleurs:

DSC07742  " la Pâquerettedes murailles" ( Erigeron Karvinskianus)

DSC07743 Une autre prairie fleurie, uniquement de valérianes roses et blanches

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DSC07722Et ces touffes d'Armeria maritimes qui poussait carrément sur le rocher - en pente. Je n'ai pas identifié les grosses touffes vertes, vous avez une idée?

DSC07726Et cet adorable méli-mélo

DSC07744A Polperro, si j'ai bonne mémoire, ce haut mur magnifique de strates de pierres plates colonisé par ...les campanules muralis

DSC07764Et puis le vent, le bruit des vagues et le chant du merle moqueur

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21 avril 2020

La Mauve du jardin sec

Qui n'a ni mauve ni lavatère dans son jardin ? Rares sont celles et ceux qui n'aiment pas cet arbuste rustique, naturel à la longue floraison, qui habille avec poésie un angle de mur, s'accorde parfaitement avec ses amies les vivaces.

Parmi ces Malvacées, L' Anisodontea Malvastroïdes - aussi appelée "Mauve du Cap" est particulièrement adaptée à nos jardins méditerranéens économes en eau.

La voici aujourd'hui sous la pluie. Oui, il pleut tranquillement à " la normande" depuis deux jours et c'est tant mieux. il doit plus ou moins pleuvoir jusqu'en fin de semaine et c'est tant mieux. Après les hivers souvent secs, les printemps en Provence sont supposés être pluvieux, enfin relativement: quand il pleut en avril et début mai, on est content. Evidemment les photos sont moins flatteuses sous la pluie.

Voici notre mauve: il y en a deux pieds : celui de gauche, élancé (1,60 m) a été planté le premier il y a à peu près 6 ans. J'ai commis l'erreur de ne pas pincer ses tiges les toutes premières années. Résultat, il a poussé tout en hauteur alors que je l'aurais aimé buissonnant. Irrattrapable. Par conséquent, j'en ai planté un second il y a deux ans, à sa droite. Vous voyez le pieu qui lui sert de tuteur. Ils sont tous deux installés en pied de mur à gauche de la pergola sur la grande restanque. Cet automne à la suite des pluies diluviennes qui ont considérablement détrempé le sol, ce sujet encore jeune s'est mis à pencher dangereusement à droite. Je l'ai donc tutoré. Je le surveille de près:"pincer" de suffisant pas, j 'étête carrément de 10 cm:  Il ne s'en porte pas plus mal et s'étoffe.

Mauve du Cap - jardin secSous un jour plus joyeux: légère avec son feuillage discret, elle ressemble à une lavatère. Elle peut atteindre - si contrôlée, c'est à dire "empêchée de monter"- 1,50 à 2 mètres en tous sens. De quoi former un charmant buisson romantique 

Mauve du Cap - jardin sec

Mauve du Cap - jardin secSes fleurs délicates et presque translucides sont rose clair, veinées de rose foncé. Elles sont  assez petites : 3 cm de diamètre

Mauve du Cap - jardin secSon feuillage discret et dentelé gris-vert est persistant

Mauve du Cap - jardin sec Sa légèreté et son apparente fragilité sont trompeuses, notre Anisodontea Malvastroïdes est résistante: à la sécheresse et au gel. Elle se plaît chez nous au soleil, bien que l'ombre des arbres proches la rafraîchisse l'été en fin d'après-midi. Elle apprécie les sols drainés et secs mais n'a apparemment pas souffert du bain de pied prolongé de cet automne ( dans notre terrain en "restanques" à flanc de colline, l'eau s'accumule au pied des murs de soutien en pierre sèche)

Mauve du Cap - jardin secEt comme vous pouvez le constater sur la première photo, la pluie continue n'a pas raison de ses fleurs. Une des grandes qualités de cette mauve est qu'elle fleurit quasiment toute l'année. Elle ne s'arrête qu'en cas de fort gel ou de canicule.

Mauve du Cap - jardin secC'est bien connu, " quand il pleut, il mouille c'est la fête à la grenouille et quand il pleut, il fait beau, c'est la fête à l'escargot: Celui-ci est un prince, un seigneur:

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08 avril 2020

Le cognassier, arbre fruitier méditerranéen

Je n'en reviens pas: le message d'aujourd'hui est le 200 ème du blog . Deux cents messages depuis octobre 2014. Suivi d'un petit territoire : 750 m2 de "jardin" proprement dit, le reste de restanques plantées d'oliviers (environ 250), de quelques arbres fruitiers ( cerisier, abricotier, poirier, pommier...) qui ont bien du mal à se développer - entre les sangliers qui les cassent, les gels tardifs et la sécheresse - de friche et d'un peu de bois:  soit  deux hectares et demi en totalité.

Les arbres fruitiers ont une vie bien difficile chez nous, le noyer que Gilles-mon-époux a installé dans ce qu'il pense être la zone la plus humide - ou la moins sèche ! - végète tandis que le noisetier qui avait démarré avec entrain, a crevé. Si l'on ajoute les amandiers qui nous ravissent de leur floraison, mais qui, brûlés par les gelées tardives, ne fructifient que rarement, on peut conclure que notre "verger " est un désastre. Gilles persévère - c'est lui qui s'occupe de notre mini verger- parce que n'y connaissant pas grand-chose au début, il apprend au fur et à mesure. Cependant il est évident que notre terroir n'est pas idéal pour les arbres fruitiers quoique. Tout dépend des arbres fruitiers : nous avons des figuiers et des cognassiers qui étaient là avant nous et qui se portent très bien : arbres fruitiers méditerranéens par excellence , ils s'accommodent de notre sol ingrat, des rigueurs de l'hiver et de la sécheresse de l'été. Nous ne les arrosons jamais.

Depuis quelques jours les cognassiers sont en fleurs . Le cognassier est un des arbres de l'arrière-pays varois et ce, depuis toujours : il a même donné son nom à un des plus beaux villages de notre région : Cotignac  qui fête tous les ans le coing en automne et la pâte de coing est un des treize desserts provençaux de Noël.

La floraison des cognassiers, c'est maintenant et un enchantement. De grandes fleurs - facilement 4/5cm de diamètre - très abondantes                                   

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Elles s'harmonisent très bien avec les feuilles grandes, légèrement veloutées : leur vert doux tirant vers celui de l'amande en plus foncé

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respecte le très subtil rose pâle des fleurs, rose "buvard"? non. Plutôt " cuisse de nymphe" à peine émue

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Le pétale est d'une soie délicate mais résistante, la première pluie n'en vient pas à bout

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Il manque à ces images, le parfum: doux, suave sans être entêtant

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Le parfum du printemps.

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 En ces temps inédits et incertains, de crainte et de contraintes. En ce moment où nous comprenons que notre toute-puissance n'est qu'une illusion, que l'infiniment petit peut soumettre des Etats, en ce moment qui nous rappelle rudement la fragilité de notre éphémère condition; la permanence de nos jardins, garrigues, forêts et leur cycle saisonnier imperturbablement recommencé, la vie qui s'en dégage, le bourdonnement des insectes, les papillons, la première sauterelle aperçue ce matin, les lézards qui surgissent des murs... tout cela est apaisement.

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Sur cette minute philosophique de bêcheuse, je vous dis " à bientôt" et bon courage ...surtout à celles et ceux qui n'ont pas, ne serait-ce qu'un mouchoir de poche de verdure

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29 mars 2020

Notre jardin sec s'éveille

Ça y est,  le gros coup de froid est passé, et nous avons connu deux jours de vrai printemps, La végétation n'est  pas particulièrement en avance sans doute à cause de cette alternance de douceur et de subit refroidissement.

Le méchant gel de la semaine passée a laissé des traces: Adieu amandes - c'est tous les ans pareil, magnifique floraison des amandiers, gelée puis plus rien. Voici une autre victime: L'Asphodèle Aestivus, grande à fleurs blanches. Vous la voyez piquer du nez alors qu'elle se dressait royalement il y a une dizaine de jours: sa tendre tige porteuse de boutons prometteurs a gelé. J'en ai quatre, les quatre y sont passées. Nous avons des Asphodèles liburnica en place depuis dix ans. Elles fleurissent en juin-juillet , jaune. elles sont plus petites  et je les adore. Alors je me suis dis, tiens , d'autres asphodèles j'aimerais bien. J'ai trouvé les "Aestivus" chez Bulb'Argence - spécialiste des plantes à bulbes pour jardins méditerranéens- Fatale erreur ! elles fleurissent en avril, et c'est trop précoce pour notre altitude de  presque 400 mètres.

DSC09649L'appellation " jardin méditerranéen" englobe des types de jardins bien différents: notre jardin de plantes méditerranéennes,  économe en eau situé dans les collines de l'arrière-pays varois au climat rude, n'a pas grand-chose à voir avec ceux, plus proche du littoral  où il ne gèle jamais. Dès que j'oublie qu'ici , avant les Saints de glace, il peut geler brutalement en achetant des plantes tentantes et vulnérables  - ces asphodèles, des agapanthes...- je suis rappelée à l'ordre.

Le printemps chez nous commence en jaune. Les narcisses sont en fin de course. La coronille explose:

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Les euphorbes réveillent le jardin de leur jaune acide. L'Euphorbe Characias Wulfenii sur la grande restanque

DSC09657L'Euphorbe Rigida  sur le Talus

DSC09671Il y a le jaune soleil de l'Hertia Cheirifolia, depuis leur installation en 2009, ils ont un peu vieilli : il faut les tailler après floraison - ce que j'ai négligé  les premières années. Je les ai rabattus un peu sévèrement l'automne dernier, remplacé deux ou trois pieds irrécupérables et les voici à nouveau , vigoureux et joyeux

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 A part ces exubérantes floraisons jaunes, le reste est timide. Première fleur de sauge d'un bleu lumineux: celle de Salvia Déserta , jeunette installée à l'automne

DSC09662 La Clématite Integrifolia , rabattue au ras du sol, à peine sortie de terre prépare déjà ses fleurs

DSC09665Les petites feuilles tendres d'un vert argenté du Népeta X Faasenii ' Six Hills Giant', rasé lui aussi , tapissent le sol

DSC09666Tandis que les sauvageonnes se réveillent aussi : dans l'herbe verte des restanques plantée d'oliviers qui n'ont pas encore été labourées, sont apparues en quelques jours les ravissantes Ornithogales en ombelle d'un blanc pur

DSC09652et les adorables Muscaris

DSC09654Deux beaux jours de printemps, puis hier, en fin de journée, le ciel s'est couvert

DSC09651et aujourd'hui, il a plu. Il faudrait qu'il pleuve encore, un bon coup, pendant 2 ou 3 jours car vraiment, janvier et février ont été trop secs.

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25 mars 2020

le support mural, un casse-tête

Ah ! Allez-vous me dire, en voilà un titre de message ! Bien d'accord avec vous, pas affriolant, le titre. 

Mon idée, jusqu'à hier matin, était de vous concocter un message printanier du genre " Mon jardin sec s'éveille". Jusqu'à hier matin parce que dès hier midi, l'hiver a rappliqué: la température a chuté, le ciel s'est couvert, le temps est devenu maussade. La nuit dernière, il a gelé ( -2°) et aujourd'hui, il a neigé. Il a neigé, oui. De la neige molle d'abord, puis fondue en grosses et longues lampées. La météo avait annoncé de la neige à 500 mètres d'altitude: nous sommes à un peu de moins de 400, nous avons eu des restes. La journée s'est passée autour d'un feu de cheminée. 

Par conséquent, aujourd'hui c'est un message "pratique" concernant un équipement qui intéresse tous les jardinier(e)s : le support mural pour lianes et grimpantes. Quand nous avons fini de réhabiliter et d'agrandir la maison et créé le jardin, s'est posée la question des supports muraux. Un casse-tête !

S'offraient plusieurs possibilités ( éprouvées dans des jardins précédents) : 1 )  la "bricolée, bon marché": le fil de fer gainé tendu entre des pitons: efficace mais pas jojo et qui se déforme sous le poids des végétaux à la longue. 2) La " relativement bon marché" des jardineries: le croisillon de bois qui se détend façon accordéon, ou la variante claustra, l'idée est bonne en soi , mais la qualité médiocre du bois de " caissette" utlisé fait qu'après deux ou trois ans, tout se déglingue. Et quand il faut ré-accrocher une grimpante ou un rosier écroulés, bon courage ! 3) la version" deluxe" à savoir les supports " claustra" en fer forgé plus ou moins tarabiscotés qu'on trouve chez les équipementiers de jardin  haut de gamme .En fait, ceux-là , je ne les ai  jamais esayés parce que trop chers, jamais d'une dimension satisfaisante et pas à notre goût.

Lors des travaux de la maison, nous avons fait faire tous les gardes-corps des fenêtres, les grilles... bref tout ce qui était métallique par un artisan ferronnier. Au vu des devis, nous avons constaté que le sur-mesure proposé, n'était pas beaucoup plus cher que " l'industriel ". 

Quand il s'est agit des supports muraux, je me suis adressée au même ferronnier qui a réalisé ce que je voulais. Je vous montre. ( Attention ! les photos ne datent pas d'hier).

Le principe est simple: des tubes, d'environ 2, 5 cm de diamètre chez nous, TUBES, très important, car les tubes sont plus résistants selon notre ferronnier que les barres pleines. Chez nous,rien a bougé en 10 ans. Les tubes sont ensuite soudés les uns aux autres, écartement entre les tubes horizontaux: 40cm. Simple, n'est-ce pas?

DSC01647Détail qui a son importance: les cadres sont ensuite fixés en " décollé" du mur... voir la fixation un peu plus loin

DSC01649Le cadre fixé sur ce mur a dans un premier temps soutenu et guidé un Frémontodendron ' Californica glory' que j'ai bousillé en 2 ans (voir là)

DSCN4775Depuis il accueille un rosier Madame Rosmarin ( Nabonnand) gentiment offert par ma pépiniériste chérie.  

DSC09025Le système de fixation décidé par le ferronnier: un tire-fond à tête d'écrou qui traverse le tube puis s'enfile dans un autre  tube d'environ 5 cm avant de se visser dans une cheville fichée dans le mur. Simple et astucieux parce que démontable

DSC01648Notre rosier Banksiae var. Normalis, est  palissé sur un cadre à 4 barres 

DSC01691Le retour au dessus de la fenêtre de notre cuisine repose sur une seule barre fixée indépendamment. Le fait que le cadre soit facilement démontable par simple dévissage a été très utile le jour où, après un sinistre, nous avons dû, pour refaire le crépi de la maison, retirer le rosier. Avec précautions,  le cadre a eté démonté avec le rosier  palissé puis fixé à nouveau une fois les travaux terminés. Le rosier n'a pas souffert.

DSC00574Un autre mur équipé, à l'Est de la maison: même principe que ci-dessus: une barre horizontale independante au dessus de l'ouverture avec à droite un cadre relativement étroit mais haut. C'est un Trachelospermum jasminoïdes qui monte à l'assaut

DSC00634et de profil

DSC00628Très contente du travail de notre ferronnier, nous lui avons passé commande un peu plus tard de la structure de la pergola de la grande restanque: La pergola mesure 5 X 5 mètres le cadre et les piliers sont des barres rectangulaires creuses et le "toit" des tubes. Comme les supports muraux, en acier oxydable que nous avons laissé rouiller avant de le passer à l'antirouille, pour obtenir une couleur d'"oxydé"  et parce que cela glisse moins

DSC05399Nous avons recouvert de cannisses en attendant que les plantes grimpent. Nous nous sommes aperçus que les plantes glissaient quand même sur les montants verticaux, alors j'ai entouré les piliers de manchons en cannisses. 

DSC05886Les plantes s'y accrochent facilement et l'été, cela leur évite de cuire sur du métal surchauffé

DSC02229J'espère que ce message pratique vous sera utile un jour !

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21 mars 2020

Evasion au Parc Gonzalez

Premier jour de printemps ! en Provence, ces derniers jours étaient doux et ensoleillés. Le jardin s'éveille  mais rien de bien nouveau à vous montrer. Alors, je vous propose une petite virée. Soyez rassuré(e)s , je ne suis pas partie en excursion et comme vous, je reste à la maison. Je remonte seulement le temps,  plus exactement en fin du mois de janvier dernier.

Nous étions partis avec Gilles-mon-époux sur la route du Mimosa . A Bormes-les-Mimosas, nous avons visité une merveille de petit jardin botanique: Le Parc Gonzalez. Le Mimosa est originaire d'Australie, et ce Parc est consacré à la flore australienne, il y aurait environ 250 espèces représentées. J'y ai vu des plantes que je n'avais jamais vues - en vrai - ni pour certaines en photos. Je ne suis jamais allée en Australie. Le Parc est petit  mais on va d'étonnement en étonnement  en suivant le sentier qui descend à flanc de côteau.

Dès l'entrée, cet arbre "Bouteille" australien ( comme tout le reste) Brachychiton rupestris majestueux  qui surplombe le jardin

DSC09417son feuillage dense, d'un vert  brillant très frais

DSC09418et son écorce qui rappelle la peau de l'éléphant et appelle la caresse

DSC09469Encore un Mimosa, direz-vous. Il y en a évidemment plusieurs dans le Parc, tous en fleurs dont celui-ci: Acacia Covenyl

DSC09421Voici un arbre que je n'avais jamais vu: le Corymbia Calophylla, avec ses gros fruits étranges. Je vous invite vivement à aller voir sur la toile sa floraison virginale spectaculaire

 

 

DSC09424Le Grevillea "spiderman" dansait  au vent léger 

 

DSC09429sa fleur ebouriffée jaune tendre, un bonheur pour la petite abeille de Provence

DSC09428Je veux vous montrer cet autre Mimosa bien que la photo soit ratée - grrr... on ne distingue même pas les fleurs - j'y tiens, car cet Acacia enterocarpa est rampant. Posté sur  une bordure en restanque, il tapissait en retombant le mur de pierre 

DSC09439Le Grevillea " Lolly pops" dont j'adore le rose "shocking"

 

DSC09441Le Calothamnus quadrifidus "grey", arbuste qui a la particularité de ne disposer les étamines de ses fleurs que d'un côté de la tige

DSC09445Un bel Eucalyptus Crucis aux jolies feuilles arrondies d'un vert argenté

DSC09452et à l'écorce somptueuse, châtaigne et vert pomme

 

DSC09451Un " Rince bouteille": le Callistemon " harkness", tape à l'oeil, certes, mais au rouge vif si joyeux

DSC09450Alors celui-là, j'en suis restée baba :  le Mottlecah Gum . C'est un eucalyptus reconnaissable à ses longues feuilles cassantes gris clair, incroyables boutons? non, coques parfaitement symétriques, petits coffrets qui s'ouvrent

 

 

DSC09434sur ces gros bijoux : fleurs aux denses étamines rose vif terminées d'un point jaune soleil

DSC09432Puis ce Grevillea stenomera, dont j'ai aimé le rose frais , si tendre

DSC09466Enfin pour terminer, cerise sur le pompon: ce Xanthorrhoea Glauca ou "Black Boy", impressionnant. De la famille des palmiers? peut-être. On dit de lui que c'est une plante très ancienne qui peut vivre plusieurs centaines d'années, les hampes marron presque noir qui se dressent sont les restes de ses épis estivaux.

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Tout cela n'est  qu'un bref aperçu, quand vous irez à Bormes, pensez au Parc Gonzalez...

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08 mars 2020

Remaniement, Narcisses et Romarins

L' hiver, ici, se termine. Il a été doux : le thermomètre n'est jamais descendu en deça de -5° la nuit, et le jour nous connaissons depuis février des " valeurs" ( terme apparu dans le vocabulaire météorogique qui m'amuse) printanières (de 15 à 20° ) à l'ombre en journée. S'il a fait sec en janvier et jusqu'à la mi-février: il a plu de nouveau et copieusement ces deux dernières semaines.

Notre jardin "sec" et méditerranéen a bu à sa soif grâce aux pluies abondantes voire excessives de l'automne. Cependant les plantes méditerranéennes n'apprécient pas l'eau stagnante et certaines d'entr 'elles ont souffert: Les Ellebores de Corse qui se trouvaient adossées à la maison au Nord. Elles n'étaient pas toutes jeunes ( 10 ans) , elles sont mortes. Quand je les ai déterrées, leurs collets et racines étaient couverts de moisissure blanche.

Un remaniement de ce petit secteur s'imposait pour ne pas remettre des ellébores à la place des anciennes:

D'accord ! pas terribles les photos: pas très appétissante, la mini plate-bande pour l'instant.

C'est la partie Est de cette plate-bande étroite qui surplombe l'escalier qu'll a fallu réaménager; la partie Ouest n'a pas souffert.Pratiquement toute cette surface était habitée d'Ellébores. Ci-dessous, vous discernerez à peine les plantes nouvellement installées: toutes petites car je les préfère en poquets

DSC09273A gauche dans la pointe de la plate-bande qui était restée nue, j'avais installé un pied d'Heuchera maxima, il y a 2 ans. Pour voir. J'ai vu: il se plaît. Je lui ai adjoint 3 compagnons pour faire masse.

DSC09274A droite , pour apporter légèreté et verticalité en toute saison: une graminée Hyphaernia Hirta , une pure merveille dont je vous reparlerai bientôt. Ensuite répérables grâce aux bâtonnets de bambou parce que rase-mottes: au fond,  deux digitales ( Digitalis Nervosa) et devant elles quatre Leucantherum pallens qui, je l'espère, fleuriront au printemps, en une harmonie de blanc, jaune et ocre. A droite, juste avant la splendide graminée Pipthatherum miliaceum, il restait un peu d'espace : j'y ai regroupé quelques bébés de l'Ellebore Corsicae qui avait essaimé: trois ou quatre grandissent bien. Qui sait ? les Ellébores reviendront peut-être...

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A part cela, le ménage d'hiver du jardin a été fait: les graminées ont été rabattues, le jardin nettoyé des feuilles pourries,sèches et des bois morts, et quelques trous ont été bouchés par ci par là par de petites nouvelles . Vous remarquez le jaune éclatant des Euphorbes rigida qui longent la petite allée carrelée: elles devenaient encombrantes : je les ai sévèrement rabattues au printemps dernier: elles sont reparties vigoureusement

DSC09517Je n'avais pas l'intention de border ce petit chemin de plantes: elles se sont toutes semées spontanément: entre les Euphorbes Rigida, se sont intercalés romarins et sarriettes

DSC09518Pour égayer ce message un peu austère voici les floraisons du moment: narcisses et romarins. rien de bien original mais si printanier et si joyeux:

J'ai piqué un peu partout des groupes de 3 à 5 bulbes de ces jonquilles standard:

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 Celui-là, je l'avais acheté chez Bulb'Argence: il forme un très beau bouquet blanc et très parfumé. il est supposé fleurir de novembre à février, chez nous, c'est février, pas plus tôt. Narcissus  tazetta 'Paperwhite'

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 En ce moment , festival de romarins: ici, le Corsican blues qui habille en partie le mur qui surplombe l'escalier qui mène à notre porte d'entrée

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 Ah !  mais j'allais oublier: partout dans la campagne environnante depuis la mi-février, les amandiers sont en fleurs. Le nôtre aussi. J'ai découvert, en en coupant des branches pour faire des bouquets à quel point ses fleurs sont parfumées

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DSC09545A bientôt.

23 février 2020

Mimosas de la Route d'or

Depuis quelques années nous avions envie avec Gilles-mon-époux d'aller faire un tour du côté de Bormes-Les-Mimosas en ce coeur d'hiver où les Mimosas sont en fleurs. Cette année, nous y sommes allés: très exactement  jeudi dernier.

Nous avons commencé par Bormes et le bord de mer jusqu'à Cannes: des Mimosas, il y en avait, par ci, par là... parfois en fin de floraison. Etions-nous arrivés trop tard ? Pourtant la Fête du Mimosa ( avec corso fleuri etc.) était annoncée pour ce weekend des 23/ 24 février à Bormes.

Vendredi , bien décidés à trouver la " forêt de Mimosas " promise, nous avons repris la "Route du Mimosa":

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Enfin...un bout, en venant de Cannes:  le tronçon qui relie Mandelieu-La-Napoule à Tanneron  soit une bonne quinzaine de kilomètres. Mimosas ou pas, c'est  très beau: on s'enfonce dans le massif de l'Estérel pour rejoindre celui du Tanneron. Ces massifs, comme celui des Maures et tout le pays intérieur sont très peu habités en dehors des villages, l 'habitat disséminé étant plus vulnérable en cas d' incendie. 

La Route d'Or mérite son nom...et sa réputation:

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Nous avons roulé tantôt entre une haie de Mimosas tantôt en contemplant les (énormes) buissons de mimosas accrochés aux flancs des reliefs traversés. 

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Le Mimosa nous vient d'Australie, introduit comme tant d'autres espèces, à la fin du XIX ème siècle par de riches amateurs de botanique qui venait , l'hiver, en villégiature sur la Côte d'Azur . Cet arbre persistant peut atteindre 30 mètres dans son pays d'origine. Chez nous il culmine à 10 mètres ce qui est déjà impressionnant.

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Personnellement, je ne suis pas folle des bouquets de mimosa: les fleurs ne tiennent pas et je trouve le parfum entêtant...à l'intérieur. En plein air, c'est différent .

Le parfum, c'est ce qui manque aux photos:  dilué et charrié par le vent, il vous parvient, quand vous roulez, en effluves exquises.

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Il existe de nombreuses espèces de mimosa: 800 seraient recensées rien qu'en France, il y en a des précoces, des plus tardives et à usages multiples: fleur coupée, haie, rocaille,  retenue des sols ...

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Leur feuillage, ciselé qui rappelle celui de la fougère va du vert bleuté au vert sombre

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et leurs fleurs,  grosses grappes plus ou moins allongées portent d'adorables petits pompons duveteux , dont le jaune varie d'une espèce à l'autre du jaune serin au jaune soufre en passant par ce jaune pur et brillant 

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Leur floraison s'étend selon les variétés de décembre à mars. Le mimosa aime nos sols secs et caillouteux , les préfère acides et redoutent l'eau stagnante...  il peut se plaire ailleurs : j'en ai connu un, arbre splendide dans un jardin de ville à Rennes.

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AH ! ce jaune, sur le bleu du ciel d'une belle journée d'hiver. Comme disait le Guide M******n: " Vaut le détour "