Des Pierres dans mon Jardin sec

20 octobre 2019

Bienvenue chez nous

Bonjour à toutes et tous, je reviens au blog après une longue absence et avec de bonnes résolutions, ça sert à cela la rentrée, n'est-ce-pas? prendre de bonnes résolutions et tâcher de s'y tenir ;)

Je vous emmène dans un coin du jardin dont je vous parle rarement. La partie arrière de la maison où arrive le chemin d'accès  voir le plan général . Plus exactement la partie haute d'une plate-bande, unique chez nous car elle est visible de l' avant de la maison ( du Sud) et du Nord.

L'arrivée à la maison, par le Nord est austère, cette façade ne comportant qu'un minimum d'ouvertures, on arrivait droit sur un mur blanc quasi aveugle avant de bifurquer à gauche vers le garage.  

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Ce massif est destiné à égayer cette arrivée. Dans la famille " Jardinier(e)s" , je suis du genre " paresseuse" - grâce à Patricia Beucher et son Beau jardin du paresseux que j'ai lu il y a une vingtaine d'années et qui m'a décontractée de la binette, qu'elle en soit ici remerciée. Donc il me fallait:  du beau, du résistant à la sécheresse au gel au vent, sans arrosage évidemment et sans autre entretien qu'un peu de taille de temps à autre .

Ah ! j'oubliais,  je voulais  aussi des fleurs tout au long de l'année. J' ai consulté mes pépiniéristes-chéris avec ce cahier des charges exigeant... et voici le résultat:

Commençons par l'Ouest : ce gros buisson qui masque en partie un mur aveugle 

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est composé de trois groupes d'arbustes: au fond 3 rosiers Chinensis Mutabilis

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en fleurs... cette merveille fleurit pratiquement tout l'année, en faisant des pauses s'il fait trop sec ou trop froid

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Toutes les photos ont été prises aujourd'hui, par temps gris et à la suite de fortes pluies qui ont à peine endommagé les fleurs

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des boutons continuent même de se former

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Devant les rosiers une ceinture d'Abelias: une dizaine de pieds en mélange d' Abelias 'Edouard Goucher' au feuillage vert vernissé qui peut atteindre 1,50 m et d' Abelias ' Francis Masson' au feuillage jaune doré, un peu plus petit (1 m),  les deux fleurissent en fin d'été et à l'automne. 

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Ils croûlent en ce moment sous leurs fleurs en clochettes, teintées de rose pour 'E.Goucher', blanches pour 'F. Masson'. Par grande sécheresse, leur feuillage ramollit et pendouille mais ils récupèrent toujours à la première grosse pluie et ils grandissent au fil des ans

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Ci-dessous, la même partie vue de l'Ouest vers l'Est, le vert à droite des Abélias est celui des Lauriers-Tin (Viburnum tinus)  qui fleuriront pendant l'hiver

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Regardons de nouveau en avançant vers l'Est: ce grand arbuste de 2 mètres de haut est le Céanothe 'Concha' qui fleurira, boule bleu dur, au printemps. A son pied, la nappe argentée c'est de la Tanaisie d'Arménie ( Tanacetum densum ), superbe couvre-sol

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Continuons, dans le prolongement du céanothe,  des Cistes x purpureus , au fond, un énorme Phlomis Fruticosa qui fleuriront au printemps et en début d'été 

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Tout au bout à gauche vous apercevez les fleurs d'un Rosier Chinensis Mutabilis qui ferme la marche

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Pour terminer, la bestiole du jour et une question: qu'est ce que c'est ? un criquet pélerin ? un autre criquet ?  il est grand, environ 7 cm, brun plutôt foncé et il ou elle s'abritait de la pluie sous une feuille de Canne de Provence, dans le petit patio de notre salle de bain. Je suis descendue dans la baignoire pour le photographier, comme je l'avais fait pour la couleuvre ( voir ici )

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Si vous savez dîtes-moi, merci d'avance

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J' ai fait des messages sur toutes les plantes citées plus haut, cliquez sur leur nom pour les voir en fleurs et en savoir plus:

A bientôt !

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31 mai 2019

Merveille du Jardin sec méditerranéen: Le Phlomis russeliana

Les Phlomis sont des valeurs sures de nos jardins méditerranéens. On en voit pourtant assez peu dans les jardins, je me demande bien pourquoi. Cette vivace appelée aussi " Sauge de Jérusalem" a tout pour nous plaire. 

L'an dernier je vous avais présenté le Phlomis Fruticosa, cette année , place au Phlomis Russeliana, un de mes chouchous, je vous l'avoue.

Commençons par une vision d'horreur: Le voici, fin du mois de septembre 2017, après 5 mois d'atroce sécheresse ponctuée de canicules. Le voici, flapi, jauni, desséché, en un mot: agonisant. Le calvaire n'était pas terminé puisque octobre a été sec et novembre aussi. Comme toutes les autres plantes, Je ne l'ai jamais arrosé . 

DSC00347Il s'en est remis, reverdissant et reprenant vigueur au printemps 2018, mais il n'a pas fleuri l'année dernière. Etonnée, je me suis dit que cette belle vivace était encore en mode "récupération", je me suis contentée d'admirer l'an dernier son magnifique feuillage tapissant.

Le voici en fin de ce mois de décembre 2018: Ses feuilles d'un vert "printemps" légèrement ramollies par le froid

DSC05922Au début de ce mois de mai. Les Phlomis ont cette particularité de porter leurs fleurs sur des hampes qui s'élèvent plus ou moins haut au dessus du feuillage. C'est accentué chez le Russeliana, puisque le feuillage reste au ras du sol. Voyez les hampes qui pointent hors du feuillage

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DSC07553En cette fin de mai , les fleurs

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DSC07882Les hampes continuent de s'élever et portent les fleurs par étages successifs. 

DSC07883Celles du bas commencent à faner alors que, les hampes grandissant encore, d'autres naissent

DSC07884Si le feuillage -persistant- ne dépasse pas 20 cm de haut , les hampes florales peuvent atteindre 1 mètre. Enfin, pas chez nous où il fait très sec, où je n'arrose pas. Chez nous le maximum a été 80 cm. 

DSC07879Je trouve ce phlomis particulièrement graphique et élégant, ses grandes feuilles d'un vert vif et tendre, légèrement duveteuses sont superbes. Persistantes, elles animent le jardin toute l'année  même... moches en fin d'été éprouvant ;) . Quant aux fleurs, caractéristiques du phlomis, elles sont tellement originales, portées par ses hampes toniques

DSC06052et d'un jaune décliné en deux nuances de pétales: jaune d'or et jaune "poussin"

DSC06048Ce Phlomis, comme la plupart des phlomis résiste à tout: au gel ( - 15°), aux grandes sécheresses, et ses hampes ne s'écrasent pas sous les trombes d'eau qui s'abattent parfois chez nous. Il fleurira ainsi jusqu'en début juillet. Et après? les hampes sèchent, ainsi que les fleurs. Je les coupe le plus tard possible. Elles sont si belles sous la neige, apportant de l'insolite au jardin comme en ce mois de février 2013: adorables champignons.

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15 mai 2019

un bel orangé: Sphaeralcea ambigua

En principe, j'attends qu'une plante ait vraiment fait ses preuves avant de vous en parler, soit environ 3 ans. Pour celle dont il est question aujourd'hui, exception.

Cette Sphaeralcea ambigua , je l'ai installée chez nous en novembre 2017 suivant les - toujours- bons conseils de mes pépiniéristes-chéris. Elle se plaît énormément dans la rocaille plane de la grande restanque. C'est une plante idéale pour un jardin sec méditerranéen.

Si je vous en parle si tôt, c'est que j'en suis marteau. Jugez plutôt:

Oui , c'est elle- je dis "elle" car elle est de la famille des malvacées ( famille qui convient généralement bien aux jardins "secs"),  ce léger buisson orangé. Au premier plan les quelques taches rose vif violacé sont les fleurs minuscules mais présentes de l'Oeillet des Chartreux

DSC07539Buisson, buisson... en vérité, c'est une vivace qui se prend volontiers pour un arbuste: Elle peut atteindre 1  bon mètre - la nôtre, jeunette est encore petite: 50 cm-  Port altier, tiges souples et résistantes qui supportent la pluie sans s'avachir. Belle dans le soleil du soir

DSC07558J'aime tout chez elle: sa légèreté, son feuillage persistant , dentelé, duveteux d'apparence, d'un vert amande argenté

DSC07542Surtout, j'aime sa couleur: mandarine à la fois doux et lumineux. J'ai hésité longtemps avant d'apporter de l'orange au jardin, Gilles-mon-époux ayant décrété qu'il "n'aimait pas l'orange". Je me suis abstenue jusqu'au jour où il s'est extasié devant des...capucines " minium". Allez comprendre ! depuis l'orange est entré au jardin. Cest beau et... cela va avec tout, le bronze, tous les verts, le rouge et le bleu, comme ci-dessous le bleu frais du lin

DSC07555Photo prise du dessus pour mieux voir le feuillage

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DSC07541Les fleurs simples à 5 pétales de 3 cm de diamètre, d'un mandarine ou clémentine subtil et tonique, au coeur jaune d'or

DSC07495Ravissantes, elles remontent de mai à octobre - avec une pause, évidemment, en période de grande sécheresse

DSC07520Ajoutez à cela que le Sphaeralcea ambigua aime le soleil et s'accommode des terrains secs et calcaires. Je suis emballée mais il faut  le surveiller ; l'été 2018 a été plutôt humide malgré des pointes caniculaires.  le Sphaeralcea ambigua resistera-t-il à une sécheresse de plusieurs mois? je vous dirai.

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28 avril 2019

Iris : merveille printanière

Me voici de retour après des problèmes de connexion internet pas vraiment résolus mais en voie d'amélioration.

L'Indispensable petit bilan méréorologique: hiver très sec: pas une goutte de pluie les mois de janvier, février, février. Du jamais vu, cette grande sécheresse hivernale. Du sec et des nuits froides par conséquent une végétation très en retard chez nous. Heureusement, à ces trois mois inquiétants a succédé un mois d'avril très arrosé, mais toujours frisquet. A ce jour, les plantes ont repris du poil de la bête et se réveillent.

Je vous emmène dans une zone du jardin que je vous montre assez rarement : l'arrière de la maison et son entrée. La maison posée sur une restanque est en contrebas et c'est par un escalier que l'on arrive à la porte d'entrée. Cet escalier au Nord est bordé sur sa droite d'un terrain pentu, drainé et pauvre. Les seules plantes qui supportent ces conditions sont les cistes " cotonneux" , les romarins et... 

... les Iris , splendides en ce moment

DSC07476Tous ces iris poussaient sauvagement sur le terrain et dans certains murs. Lorsque nous avons chamboulé les lieux pour agrandir la maison, nous les avons récupérés et mis en jauge dans un talus à l'écart. Nous en avons une grosse réserve dans laquelle nous piochons selon les besoins ou envies. Gilles-mon-époux a eu l'idée de les essayer sur cette friche ingrate. Quand nous essayons, nous plantons une petite surface... pour voir. Si les plantes se plaisent, nous complétons les années suivantes: la photo ci-dessus montre la première tranche installée il y a trois ans et celle ci-dessous montre la deuxième installée l'an dernier dont les  jeunes sujets ne fleurissent pas encore

DSC07477 L'escalier et les plantes en bordure sont en contrebas de ce magnifique bouquet de chênes centenaires ( sous lesquels j'adore étendre mon linge) . La raison de la grande pauvreté du sol

DSC07488Pauvreté, dont les iris s'accommodent

DSC07478ils prospèrent parmi des sauvageonnes , et des vagabondes comme les euphorbes qui se sont ressemées

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DSC07474ou ces petits Teucrium ( germandrées) sauvages

DSC07479Ces iris étant sauvages à l'origine, je ne sais pas leur nom. Je trouve néanmoins qu'ils ressemblent beaucoup à l' Iris albertii, variété haute très résistante à la sécheresse .

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DSC07473Les iris sont en fleurs , les romarins aussi comme celui-ci - Rosmarinus off.'Pointe du Raz'- de l'autre côté de l'escalier

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J'aime les champs fleuris d'espèces sauvages ou cultivées. Alors, pour compléter tout ces bleus, une nappe jaune dépaysante:

cette magnifique photo d'un champ de colza offerte en cadeau d'anniversaire à Gilles-mon-époux par notre amie Marie-Jo: c'est elle qui a photographié cette merveille... ce n'est pas en Provence, pas de colza chez nous, mais chez elle en Normandie dans l'Eure à Francheville

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23 mars 2019

Prière à Sainte Rita

Chères lectrices, chers lecteurs

Plus de messages sur ce blog depuis un moment, car depuis novembre, nous connaissons  de gros problèmes de connection internet...j'en suis désolée

Nous sommes en pleine campagne. En zone "grise" comme on dit. Les dysfonctionnements d'abord sporadiques se sont intensifiés. Après moult appels au fournisseur, changement de modem et autres opérations restées sans effet:  le diagnostic est tombé: ligne téléphonique défaillante. Dans nos campagnes, les réseaux vieillissants qui ne sont plus entretenus - ou mal- se dégradent. Une première intervention sur le réseau s'est avérée insuffisante au rétablissement d'un flux acceptable.

Si nous arrivons parfois à envoyer un mail entre deux coupures, il m'est quasiment impossible de nourrir le blog, d'y télécharger des photos à moins d'y passer des heures d'affilée...ce qui me rend chèvre.

Remarquez, vous ne manquez pas grand-chose: S' il fait très beau ici et depuis janvier très- trop- sec, les nuits encore froides ralentissent le départ de la végétation.  Cependant les narcisses, le romarins et les iris d'Alger sont en fleur.

Nous attendons d'autres interventions sur la ligne: Mais, c'est où, que ça coince, contacte mal, prend l'eau, que le fil est à nu, usé, à terre  ? Où ?  enquête en cours ...j'espère que ce ne sera pas trop long.

Les voies d'internet étant pour moi aussi  impénétrables que celles du Seigneur, je m'en vais de ce pas mettre un cierge à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées ! Au cas où...

A bientôt ...j' espère,

Bon jardinage et profitons de la douceur printanière!

 

 

 

 

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27 janvier 2019

Le goût de la Taille (Japon 4 et fin)

Quand on se balade au Japon, cela saute aux yeux: Les Japonais sont des fondus de la taille. Leur savoir-faire en la matière est impressionnant:

Ils maîtrisent l'art du topiaire, au coeur de Tokyo dans le Meiji Jingu Inner Garden, devant la " Maison de thé" ces simples coussins. sobriété, élégance.

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 L'art du Bonsaï est à l'origine chinois, mais les Japonais se le sont approprié avec brio. Ces très vieux arbres miniaturisés étaient présentés devant la Maison de Thé ( photo précédente). Si ceux-là sont des chefs-d'oeuvre, il semble que cet "art du vivant" soit couramment pratiqué car j'ai vu assez souvent des bonsaïs domestiques prendre l'air dans des ruelles

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 En ce qui concerne les topiaires, le gigantisme ne fait pas peur: ci-dessous dans une allée de Kurashiki ( jolie petite ville proche d'Okayama. Ce sont des cyprès ou des ifs qui sont taillés. Les arbres étaient hauts ( plus de 3 mètres) , et je dois avouer que j'ai trouvé cet ensemble massif assez oppressant. Ondulations parfaites, les topiaires s'inspirent de la géométrie, je n'en ai pas vu d'animaliers

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 On ne se contente pas de tailler les ifs, et les arbustes: on forme les arbres: celui-ci , près d'un temple était immense. Quel beauté, n'est-ce-pas? mais comment s'y prend-t-on pour tailler là-haut?

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 Un petit tour à Okayama dans l'un des jardins les plus célèbres du japon: Koraku-En: un "jardin de Pelouses".- au Japon on trouve  "jardin de pelouses" et" jardin de mousses"-  où ces moutonnements apportent du relief 

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 A Koraku-En, on taille aussi les théiers ( Camellia Sinensis)

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 Les arbres formés demandent un entretien permanent . Un jardinier au travail perché sur un très grand escabeau

DSC04732A l'oeuvre, au sécateur

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 Avant de quitter Koraku-En, je veux vous montrer cela: ces jolis manchons de paille présents sur le bas des troncs de nombreux arbres. D'après ce que j'ai compris - barrière de la langue ! - cela limiterait l'invasion de certains parasites. Je ne sais pas si la paille est imprégnée d'un produit quelconque, quelqu'un parmi vous le saurait ? 

Dernière minute : oui , Martine qui explique dans un de ses commentaires ci-dessous comment on piège les insectes...et sans produit. Merci Martine 

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 Quittons Okayama pour Osaka, où j'ai eu la surprise de voir cet arbre parfaitement entretenu dans un parc public dans l'ensemble négligé ( voir les herbes folles un peu partout...)

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Des arbres soigneusement  taillés et des topiaires, nous en avons vu partout:

Chez les particuliers comme dans ce jardin charmant photographié à la sauvette

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 Devant cette maison, plus stricte est la rangée d'arbres en topiaires. Vous êtes surpris(e)s par le poteau et ses fils  électriques ? il y en a partout, c'est laid et je me suis demandée comment cela était possible dans un pays aussi léché que le Japon. La réponse est simple et pratique, le Japon est dans une zone dangereusement sismique:  à la suite d'un tremblement de terre, on répare le réseau électrique plus rapidemment s'il est aérien.

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 Dans les temples: ici à Tokyo

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 Là, à Kyoto dans le très beau et secret temple Honen-In

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Enfin, je voulais vous montrer cela, vu à plusieurs reprises: Un bel arbre, formé bien sûr: sur les branches moussues, ces drôles de touffes d'herbe bien grasse ont poussé. Etrange n'est-ce-pas? je n'ai jamais vu cela auparavant. 

Re-dernière minute : lisez l'autre commentaire de Martine ci-dessous: pour elle; c'est une orchidée et en plus elle l'a identifiée ! ( trop forte, Martine!)

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Pour conclure: la taille est un sport national au Japon. Une amie qui nous accompagnait  a dit qu'elle trouvait cela "violent" cette volonté de soumettre et de contraindre ainsi le végétal. Je ne voyais pas les choses comme cela mais en y réfléchissant...

Je termine ma série sur le Japon; Vous l'avez compris j'ai été très interessée par tout ce que j'ai vu:  inspirant et questionnant.

 

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20 janvier 2019

Des pierres dans les jardins japonais

 C 'est l' hiver. Il ne se passe rien au jardin, il dort. Il gèle modérément ( -3°/-4°) toutes les nuits. Suffisamment pour bloquer la végétation, les plantes qui avaient profité de la douceur du début de l'hiver pour "repartir " se sont arrétées. Je n'ai rien de nouveau à vous montrer, alors je continue mon petit reportage japonais.

Des pierres, il y en a de toutes sortes dans notre jardin: les grandes pierres plates de la grande restanque, celles de l'enrochement du talus, celles de la calade de la pergola, celles des murs et ouvrages en "pierre sèche" ( voir là, , et ) et aussi toutes celles qui étaient naturellement là .

J'aime les pierres, le minéral au jardin. 

Des pierres , il y en avait dans tous les jardins japonais que j'ai vus, jardins modestes de particuliers ou de Ryokan ( auberges traditionnelles japonaises), jardins publics ou jardins remarquables. Elles sont présentes en enrochement  comme dans Tenryû-ji garden, mais aussi

Dans l' immense parc-jardin Koraku-en à Okayama: en gué. 

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 Dans ce même jardin, deux ponts de bois: ce premier, que je trouve très stylé

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 et cet autre, d'une petite centaine d'années qui enjambe les nénuphars, heu... non, les lotus ( merci à Martine pour son commentaire ci-dessous) .fermer les yeux et imaginer ce que cela doit être au printemps: un émerveillement!

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 Toutes les photos suivantes ont été prises dans un autre jardin de Kyoto, proche du Tenryû-ji, mais très différent. Le Okochi Sanso Garden qui n'a pas été conçu par un moine, mais par un célèbre acteur de cinéma japonais: Ohkouchi Denjirou - né en 1898, mort en 1962 - il lui a fallu 30 ans pour construire ce jardin autour de sa villa et de son pavillon de thé sur le flanc du Mont Ogura. C'est un jardin protecteur, on s'y promène entre les buissons et les arbustes qui s'ouvrent sur des clairières moussues ou des perspectives plongeantes sur Kyoto. Très peu de visiteurs: c'est pratiquement seuls qu'on chemine sur ces sentiers et ces escaliers empierrés

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 Le fameux "pas japonais", à domicile

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 calade qui ceinture le pavillon de thé

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 Un petit chemin qui, chez nous, sentirait la noisette, 

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 abrupt, cet escalier à la rampe de bambou

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 Calade encore qui évoque une tête de serpent

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 il se dégage de ce jardin sauvage et secret  une atmosphère très poétique: S'y promener, s'y asseoir est en soi un enchantement

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 et ce hors de période de floraison. L'absence de fleurs en cette saison est , pour moi, largement compensée  par la variété des couleurs des feuillages 

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14 janvier 2019

le goût de la mousse: Tenryû-Ji (Japon 2)

Comment me débarrasser de la mousse qui envahit mon jardin, mon allée etc.? cette question est régulièrement posée par les auditeurs lors des émissions consacrées au jardinage. En France, pas mal de jardiniers amateurs voient encore la mousse comme une invasive. Un fléau.

J'ai découvert que les Japonais aimaient la mousse, vraiment et depuis longtemps:  le moine Musô Soseki, au 14 ème siècle, lui a - presque- consacré un jardin à Kyoto: Saihô-ji. Je dis presque, car ce jardin comprend pas moins de 120 espèces de mousses différentes. CommeTenryû-Ji , il a été détruit et reconstitué. Je n'ai malheureusement pas pu le visiter: les mousses étant  fragiles, le nombre de visiteurs est restreint. Pour faire partie des heureux élus, il faut faire une demande par écrit et à l'avance. Ce que je n'ai pas fait.

Les Japonais, dans leur grande sagesse, aiment la mousse qui au Japon, en climat tempété et maritime, prolifère. 

Elle tapisse les sous-bois et moquette les jardins pour le plus grand plaisir des yeux et des pieds: jugez plutôt par ces photos prises à Tenryû-Ji

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 Arbre magnifique au tronc doux comme du satin , je ne sais pas ce que c'est. J'en ai vu plusieurs. Le connaissez-vous?  C'est un Lagerstroemia indica ou Lilas des Indes, je ne l'ai pas reconnu - je n'en ai jamais vu d'aussi grand, en plus il n'est pas en fleurs- c'est Martine de En Galinou qui l'a reconnu ( voir son commentaire ci-dessous)

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 Ah! vous voyez les arcs, au premier plan? ce sont de souples lamelles de bambou arquées, elles servent de bordures d'allées... naturel, léger, élégant

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 Nous avons progressé avec les "mauvaises herbes" qui n'en sont plus et sont devenues des "advantices"

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 Alors prenons de la graine des Japonais ! Finie la guerre à la mousse!

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 Aimons-la et laissons la prendre toute sa place dans nos jardins, remarquez, je peux parler: chez nous, en Provence, pas de mousse car il fait trop sec...ou si rarement : cet automne elle est apparue car l'année a été exceptionnellement humide alors pour terminer une petite mousse provençale de chez nous, qui s'est installée sur un mur. Comparée aux japonaises, elle est maigrichonne, mais je la regarde avec tendresse

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07 janvier 2019

Jardin de moine: Tenryû-ji ( Japon 1)

Le Japon est un pays tempéré: pas d'équivalent du jardin "méditerranéen" là-bas. Par contre le jardin "sec" - et même très sec - y est une spécialité mondialement connue: Quand on nous parle de "jardin japonais", nous pensons immédiatement aux jardins Zen des temples. Petites merveilles de minimalisme minéral, du sable, des graviers, des pierres, soigneusement ordonnés selon des principes...qui m'échappent. Je ne suis pas Zen, ni au sens propre ni au sens figuré, et je ne comprends rien à ces jardins. J'en admire la sobriété, l'esthétique, j'envie - un peu - la spiritualité qui les inspire, je salue la constance du jardinier: râtisser, encore et encore râtisser. Tout ça, tout ça... mais ces jardins tellement "zen" me laissent froide.

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Heureusement pour moi, ces jardins minéraux ne sont qu'une facette de l'art japonais du jardin, Les moines eux-mêmes ont conçu des jardins somptueux qui allient spiritualité et sensualité. Par exemple le jardin de Tenryû-Ji à Kyoto qui fut fondé au 14ème siècle par le célèbre moine Zen Musô Soseki pour son disciple et mécène, le shogun Ashikaga Takauji. Musô Soseki était un paysagiste génial, il a créé plusieurs des plus beaux jardins japonais, tous furent détruits et ...fidèlement reconstitués. Il est troublant et émouvant de se promener de nos jours dans un jardin conçu six siècles auparavant.

A chaque jardin, son temple qui en est la raison d'être. Face au temple, la pièce maîtresse: un étang où nagent en toute quiétude les carpes Koï. Une grande sérénité s'en dégage: tout paraît naturel alors que tout est pensé dans les moindres détails:

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Le plan de l'étang, ses bords tantôt souples tantôt sinueux, l'emplacement de chaque pierre, car l'harmonie de ces jardins repose sur la présence de  trois éléments: le minéral, le végétal et l'eau

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 Le moine Musô Soseki avait sa spécialité: la cascade sèche. Oui, oui vous avez bien lu. Ci-dessous, celle de Tenryû-Ji. Comme vous pouvez voir, il s'agit d'un enrochement vertical soigneusement agencé. Il se dit qu'en contemplant ces cascades par temps calme et en silence, il est possible d'entendre l'eau, pourtant absente, couler.

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 Le végétal est présent sous toutes ses formes: arbres, arbustes, herbes, graminées, succulentes, mousses, rampantes  habillent l'étang 

DSC05291les ruisseaux 

DSC05296les mares

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 Ces photos donnent l'impression que nous étions seuls. En vérité, nous étions nombreux à nous promener, mais la circulation est organisée de telle façon que le regard se pose sur des perspectives vierges de visiteurs.

Les photos ci-dessus sont silencieuses, mais si je monte le son, vous entendrez le pépiement joyeux du groupe de collégiennes qui attendent leur professeur à la sortie du temple derrière nous.

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 Entre deux parties du temple, un jardin. Enfin l'équivalent d'un jardin de "curé".... disons, un jardin "de moine"  

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 Il y a encore un autre jardin que je qualifierais "d'agrément" avec toutes sortes de vivaces, d'arbustes à fleurs et d'annuelles. Octobre n'étant pas une période de  floraison: très peu de fleurs. Mais cette merveille:

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 Quand je l'ai vue, j'en suis restée baba. De loin j'ai pensé à une rose, mais non ! en approchant le feuillage n'était pas celui d'un rosier,  les pétales nervurés pas ceux de la rose

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 Une pivoine arbustive? Non plus, les pivoines ne fleurissent pas en octobre, pourtant, ce soyeux froufroutant...

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 roses, blanches

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 Alors? Un Hibiscus mutabilis versicolor... je pense que chez nous, en Provence, dans notre jardin très économe en eau et par canicule, il y a peu de chance qu'il tienne . Par contre si vous vivez en zone plus tempérée ou si vous arrosez, ne passez pas à côté de cette splendeur. Prévoyez de la place, cet hibiscus mesurait presque 2 mètres de haut... 

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Parmi d'autres, deux petits livres m'ont accompagnée au Japon: Le goût de Kyoto ( si vous voulez en savoir plus sur Musô Soseki et l'esprit des jardins japonais) , et le goût de Tokyo. ( éditeur: Le Mercure de France) .

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24 décembre 2018

Bonne fin d'année !

Quelques images dépaysantes pour sauter d'une année à l'autre, prises au Japon  où je me suis promenée avec Gilles -mon-époux en octobre. C'était le début de l'automne ( végétalement parlant ), j'ai regretté de partir le 6 novembre parce qu'ensuite cela a dû être un festival !  jugez plutôt:

Le Japon est le pays des érables qui se déclinent en de tendres tons pastels

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ou fauves: Ici , au Mont Koya ( à peu près 1000 mètres d'altitude) sur fond des majestueux cèdres ( cryptoméria) du Japon, le jaune vif est celui d'un Ginko Biloba

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 Devant les cèdres immenses, encore un érable...carmin

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 à Kyoto, où l'automne était moins avancé, le Ginko Biloba est d'un vert menthe pâle tandis que l'érable est bronze

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 Bord d'étang, à Kyoto

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 Belles promeneuses

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 Bambouseraie

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 Enfin les superbes, fascinantes, vénérées carpes Koï qui animent de leur chatoiement, les bassins et les étangs des temples, des jardins et des palais. A leur sujet, le très beau roman de Didier Decoin: Le bureau des jardins et des étangs

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 Et pour terminer: la lune rousse de l'île de Naoshima

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 J'ai visité quelques jardins au Japon et j'y ai vu des choses bien interessantes dont je vous parlerai...l'année prochaine

                                                                                BONNE ANNEE 2019 !

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