Les sauges nous font cette grâce de refleurir au premier apport d'humidité. Comme sa cousine la Salvia greggi , la Salvia x jamensis 'Irène' n'est pas en reste.

Irène est vraiment une belle plante, et robuste avec ça: Le pied dont il est ici question a été planté il y a plus de quatre ans au pire endroit possible: en surplomb au bord d'une "jardinière" en pierre sèche: c'est à dire dans un mélange de caillasse et de terre drainé en permanence.

Irène s'accommode de l'extrême sécheresse, ses feuilles ramollissent mais elle tient le coup. Elle supporte le gel: elle a vécu chez nous des nuits à -11/-12°. Mais c'est au printemps et à l'automne qu'elle donne le meilleur d'elle-même: sa fleur.

Et quelle fleur ! Exceptionnelle par sa couleur rare, d'un "beurre crémé" appétissant légèrement teinté à la base du calice d'un rose dilué d'abricot. Exceptionnelle par son parfum suave, délicat qui n'est pas étouffé par celui, aromatique, du feuillage dense, persistant, d'un beau vert brillant .

Sur mon muret, c'est une belle touffe arrondie de 50 cm. Je l'ai offerte à un ami qui vit en Normandie : Il l'a planté plein Sud, ne l'arrose jamais - je lui ai fait promettre. Eh bien là-bas, elle forme un buisson d'un mètre en tous sens et fleurit sans discontinuer de juin à octobre. Seul bémol: son parfum a pratiquement disparu. 

Après avoir installé ce sujet isolé sur le muret, j'en ai planté récemment plusieurs en groupe dans des endroits ingrats du jardin, là où d'autres ont déclaré forfait. Je vous tiendrai au courant.

Photographiée au meilleur de sa forme fin octobre, elle est à ce jour moindrement fleurie à cause des températures nocturnes qui baissent.

D'abord gros plan sur la fleur, puis travelling arrière pour les deux photos suivantes:

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 Ici, vous la voyez bien, port à la fois dressé et retombant. A gauche un Jasmin officinal, et derrière la belle Irène, des cistes. Il faut me croire sur parole parce que tout le monde est défleuri...on est fin octobre quand même!