Après une semaine froide, le temps s' est adouci et il a plu, ce qui a tempéré mon ardeur ménagère. Je m'y suis remise: ce qui est à faire devant être fait.

Ne croyez pas que je le vive comme une corvée. Nettoyer son jardin, tout comme son intérieur, c'est l'aérer, l'assainir, le débarrasser du mort, du fané, du pourri. C'est aussi l'examiner de près, en faire l'inventaire: constater les pertes et repérer les nouvelles pousses.

Le nettoyage d'hiver change la physionomie du jardin, le banalise aussi momentanément puisqu' en l'arasant, on le prive de relief. C'est une respiration, un intermède avant l'explosion printanière.

J'ai rabattu les graminées qui devaient l'être ( voir là) et aussi les vivaces... et voici une plate-bande toute nue! ( plate-bande Est)

De face: Cette plate-bande est plantée de rosiers ( à peine visibles car nettoyés aussi) , de Nepetas ' Six Hills Giant' ( plus haut que "L'herbe à chats" que vous connaissez) et de la graminée Pennisetum Orientalis, plantés en alternance. Les parties aériennes du Nepeta dessèchant l'hiver, on le coupe. Il repartira du pied.

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De profil: vous constatez que j'ai très peu touché à la plate-bande supérieure plantée d'arbustes et de rosiers: Les cistes ne demandent aucune taille. Le Ceanothe, le Vitex, le grenadier non plus. Je me contente de couper les rameaux grillés par le gel s'il y a lieu, ce n'est pas le cas cette année. J'ai simplement retiré les vieilles branches sèches des rosiers et les reliquats de fleurs oubliés. J'ai aussi coupé les hampes sèches des Phlomis.

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Parmi les vivaces à rebattre: les sauges arbustives. Toutes. Ci-dessous, pour exemble, la très belle et très résistante sauge 'La Siesta', dont les feuilles ont rougi sous l'effet du froid. Avant:

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Puis rabattue. Pas trop court, je coupe au dessus des premiers bourgeons. Je n'ose pas couper en dessous de crainte qu'elle ne reparte pas, c'est peut-être une erreur. 

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En nettoyant, on a parfois de mauvaises surprises. Par exemple, au pied du cyprès planté à l' Est de romarins et à l' Ouest d'une  armoise  arborescente,  d'un caryopteris et de Dorycnium hirsutum, tous très résistants et acceptant la pauvreté et l'extrême sécheresse du sol imposées par le cyprès. J'y allais tranquillement avec l'idée de tailler le caryopteris et de rafraîchir l'armoise dont le bas des feuilles a la fâcheuse habitude de noircir au froid et à l'humidité quand... horreur ! j'ai découvert que le Dorycnium était sérieusement endommagé:  la moitié branches cassées au ras du sol... par un animal probablement, cela ne se voit pas au premier coup d'oeil, car le piétinement est certainement récent:

 

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Et voilà le travail: au fond vert argenté, l'armoise dont dont j'ai retiré les feuilles abimées, juste devant le Caryopteris taillé assez court et... Le TROU laissé par le retrait des branches cassées. C' est vraiment moche, j'espère que le Dorycnium va faire de nouvelles pousses pour le combler, j'espère, mais hélas, rien n' est sûr: il peut tout aussi bien crever s'il a été trop atteint. Patience.

 

 

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Pour terminer sur une note optimiste, rien d'original: des jonquilles. Mais pour moi, elles annoncent le printemps. Elles commencent tout juste à éclore chez nous. Nous sommes quand même à presque 400 mètres d'altitude!

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