J'avais décidé de parler du magnifique rosier grimpant en fleurs mais le commentaire d'Anne à la suite de mon message précédent m'en a détournée. Une girouette. Anne demandait si nous n'étions pas tentés par une "prairie fleurie"  de printemps ou d'été entre les oliviers. A vrai dire, nous ne nous sommes pas posé la question: il suffit de laisser faire et la prairie fleurie pousse toute seule. Pas question de semer quoique ce soit puisqu'il n'est pas question d'arroser. La prairie " fleurie" chez nous est naturelle, celle d'une terre laissée en friche.

En fait de "prairie fleurie", chez nous, il y en a trois, bien distinctes: La prairie de l'oliveraie. La prairie aride de l'aire de battage. La prairie parfumée. 

Celle que je vous présente aujourd'hui est la première. L'oliveraie, contrairement au reste du terrain " à découvert", est labourée plusieurs fois dans l'année. Les oliviers ont besoin d'avoir les pieds propres.De plus, la terre travaillée absorbe mieux l'eau de pluie et conserve l'humidité. Deux techniques possibles: laisser l'herbe pousser et dégager en cercles - au motoculteur - chaque tronc ou tout labourer. Gilles-mon-époux préfère tout labourer.

Dans l'oliveraie la terre est grasse, argilo-calcaire: au printemps herbes et sauvageonnes y prennent pension. Les plantes qui s'installent varient, suivant la nature du sol . Les plantes de nos trois "prairies" sont différentes même si certaines se plaisent partout. 

L'été, les prairies sèchent. Celle de l'oliveraie sera chamboulée par le passage du tracteur. La voici ces jours-ci, au meilleur de sa forme:

Bien verte, bien grasse: pour un peu, on y mettrait des vaches! 

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La trouveriez-vous un peu monotone?

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 Penchons-nous un peu: Prairie fleurie ? prairie sauvage. Il y a de tout: Des pissenlits, des chardons, ce que nous considérons comme des "adventices" et qui sont ici chez elles. Et puis ... des fleurettes:  Au milieu des muscaris:

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 Tête à tête avec le Muscari 'négligé'...hé oui, c'est son nom dans les flores du pays varois... mignon,  tout de même.

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 Un autre coin de prairie: les minuscules fleurs blanches , il y en a partout cette année - une année ne fait pas l'autre- . Gilles-mon-époux ne l'a pas encore identifiée, par contre la jolie liliacée en quatre exemplaires proches de la fleur de pissenlit - je les aime bien les pissenlits quand ils ne viennent pas trop envahir MON jardin... surtout en salade, si.

DSC01293La voici, la jolie liliacée, l' Ornithogale des montagnes: assez présente avec ses fleurs de 2 ou 3 cm, simples et d'un blanc si pur qu'il en reflète la lumière. Il y en a partout, en petites touffes.

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Et un petit coquelicot nouveau. Vous me direz: quoi de plus banal qu'un coquelicot? Eh bien ici, ce n'est pas si courant. Nous les devons,  ces quelques-uns qui ressortent sur le vert de notre prairie à un hiver et début de printemps humides... ce petit pavot éphémère et poétique me rappelle mon enfance en campagne normande... les talus en étaient couverts... et de bleuets aussi.

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Celui-ci n'est pas une fleur de pissenlit: c'est un tout petit "souci" ( la fleur a 1 cm de diamètre) . Ils poussent en "bouquet" d'un jaune d'or safrané, et surtout ils dégagent une odeur forte ( agréablement) quand on les froisse. ce qui les distingue des autres fleurs jaunes de pissenlits ou laiterons:

DSC01535 La voyez-vous, la minuscule petite fleur bleue? pas plus grande qu'une fleur de myosotis, c'est la Véronique-petit-chêne, en cette fin d' avril, elle est en fin de cycle. Début mars, elle se répand en nombre, égayant de son bleu de gentiane clair les premiers beaux jours... miniature délicate

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 C'était la prairie de "l'oliveraie', en ce moment. Parce que dans un mois, elle sera différente. Entre deux passages de tracteur, elles repousse avec obstination. Les fleurs " de saison" seront autres .  De nos deux autres "prairies", je vous parlerai plus tard ou l'année prochaine... parce que, au jardin, en ce moment, c'est " l'éclate"! ...

Rendez-vous bientôt avec mon rosier!