Pour l'instant, tout va bien. C'est ce que je me dis lorsque je vais inspecter le talus . Lorsque je constate que mes plants de l'automne sont encore à leur place, soulagement.  Pour l'instant, les sangliers trop occupés par leurs parties de cache-cache avec les chasseurs délaissent mon talus.

Pour l'instant, car je n'y comprends rien à ces bestioles qui ravagent nos vignes et nos campagnes. Lorsqu'ils se sont attaqués au côté droit du talus au printemps dernier ( voir ici), j' ai pensé qu' une fois un chemin choisi,  ils s'y tiendraient . Pas du tout:  trois mois plus tard , ils s'en prenaient au côté gauche du talus saccageant toutes mes plantations de printemps (voir là). 

Notre talus est encore en cours de "construction", nous n'avons pas tout  planté d'un seul coup : nous voyons ce qui prospère, ce qui crève, les manques etc.  A l'automne ou au printemps, nous introduisons d'autres végétaux. Je n'ai pas re-planté le côté droit car le romarin de Corse et le genêt d'Espagne, bien installés prennent leurs aises mais j'ai planté de nouveau à gauche et à peu près les mêmes plantes.

Quand je dis que les monstres ont négligé mon talus, ce n'est pas tout à fait exact, ils ont labouré juste en limite de la partie supérieure à proximité d'un chêne, à la recherche de glands sans doute ,en épargnant le premier ciste ( vert foncé) à droite...

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 ... et toute la zone plantée: au premier plan, à droite, des cistes et des euphorbes puis des armoises herba-alba, des romarins, au fond le buisson jaune, c'est l'ajonc de Provence ( Ulex parviflora ) en pleine floraison, et les touffes rousses, des graminées Achnaterum Calamagrostis

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 Ci-dessous, la pente du talus: les touffes grises au milieu? des sarriettes ( Pebre d'Aï) rabattues et puis mes petites plantations de cet automne, réparties un peu partout. Cette pente de talus, n'est pas facile à meubler, la terre ( argilo-calcaire )  lourde, grasse l'hiver, durcit  l'été. Beaucoup de pierres et de cailloux, et puis bien sûr l'eau qui ruisselle, parfois en entraînant la terre avec elle. Nous avons opté pour des plantes de "rocaille" bien que les sarriettes n'en soient pas.

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 Comme les sarriettes ont un feuillage sombre, même si elles fleurissent blanc, j'avais envie de feuillages clairs, argentés, voire blancs pour apporter un peu de relief: comme ce Rhodanthemum hosmariense, petit coussin compact au feuilles grises argentées bien découpées et persistantes, il donne des fleurs de marguerite blanches

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 J'ai aussi planté une Immortelle ( Helichrysum angustifolium)  au port érigé pour apporter un peu de verticalité, elle fleurira jaune et exhalera son parfum de curry

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 Ci-dessous, une achillée ( Achillea coarctata), aux longues feuilles grises et découpées. elle est supposée drageonner et former un tapis compact. Belles fleurs jaunes attendues au printemps

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 Sur cette photo, le feuillage d'un autre sujet, vert amande. Question d'éclairage.

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Alors! Lui, en dessous, c'est un miraculé ! planté au printemps dernier, je l'ai retrouvé éjecté plus loin par les sangliers. Je l'ai remis à sa place - sans trop y croire-  et il est reparti!  C'est un Putoria calabrica, arbrisseau à port prostré destiné à former un gros coussin, il paraît qu'il fleurit rose vif.

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 J'ai eu un coup de foudre pour cette  superbe Centaurea Clementii au feuillage blanc argenté, velouté et magnifiquement découpé .

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 Enfin un millepertuis ( Hypericum empetrifolium) ,aux tiges rougeâtres dressées qui ensoleillera ses voisines de ses fleurs jaunes vif en mai et juin.

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L'idée est que cette  pente de  talus soit entièrement végétalisée* et offre un moutonnement de coussins aux feuillages et floraisons variés. J'espère, par conséquent,  que toutes ces petites chéries répondront à mes attentes et égayeront de leurs feuillages et de leurs fleurs le flanc de notre talus que je trouve  monotone et un peu triste  ...enfin,  si les gros cochons ne les mangent pas!

* A propos: je ne le rappelle pas toujours mais je serais bien incapable de choisir mes plantes, celles destinées au talus comme les autres , sans les conseils précieux d 'Isabelle et Benoit Beauvallet dont je prends toujours l'avis.