Me voici de retour. Plus tard que prévu. La vie s'est écoulée, imprévisible, qui m'a tenue, ce mois de janvier, éloignée du jardin donc du blog.

Le jardin est livré à lui-même, je l'ai grossièrement nettoyé sans plus: j'ai seulement retiré ce qui était mort mort, coupé les fleurs séchées sans intérêt et un peu tailloté. Je n'ai pas encore rabattu les graminées, je le fais assez tard quand je vois nettement les jeunes tiges sortir. La végétation me semble en retard cette année: les narcisses précoces sont à peine en boutons et il faut gratter le sol pour apercevoir les jeunes pousses.

Les nuits ont été froides mais pas glaciales et bon, très bon point: il a plu souvent. Gilles-mon-époux qui a creusé pour planter quelques oliviers supplémentaires m'a dit que la terre était humide à 60 cm de profondeur. J'ai un peu honte de le dire en pensant à toutes celles et ceux qui souffrent d'inondations mais ici, en Provence, nous avons encore besoin d'eau.

L'invitée de ce début d'année n'est une plante du jardin, bien qu'elle s'y promène volontiers, c'est elle:

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La perdrix rouge, la bartavelle de Marcel Pagnol qui doit son nom à son oeil et son bec vermillon. Elle est assez grosse pour une perdrix ( adulte, une trentaine de cm) et toute en rondeur, appétissante, c'est certain. Voilà pourquoi cette futée se rapproche de la maison, comme les lièvres,  pendant la période de la chasse. En fait, elle n'est jamais bien loin. Cette perdrix niche dans les herbes des terrains secs et rocailleux et alentour, ce n'est pas ce qui manque. Elle vit en groupe et - monogame - en couple. Il n'est pas rare  de les voir défiler en famille. Il nous est arrivé un jour de devoir rouler au pas pour arriver chez nous : papa, maman  et les petits à la queue leu leu avançant devant la voiture en se dandinant au beau milieu du chemin. Elle est à la fois familière, on en a retrouvé une blottie dans la maison et farouche: un mouvement brusque et elle s'envole pour aller se poser 50 mètres plus loin. Nous sommes inquiets quand elles disparaissent, les chasseurs les auraient-ils toutes tuées? - mais il paraît que l'été elles préfèrent vivre à une altitude plus élevée -  soulagés lorsqu'elles reviennent.

D'autres habitués: Les chardonnerets qui apprécient les graines de tournesol ,tout comme les mésanges et les rouge-gorges moins nombreux

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.Quelques plantes quand même: l'euphorbe Ceratocarpa, qui est vraiment au summum de sa plendeur l'hiver,  surtout givrée au petit matin.

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Les graminées bien sèches : à gauche Pennisetum orientalis, la " botte de paille", à droite Achnatherum calamagrostis qui conserve son port gracieux. Je les ratiboiserai sous peu.

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En contre-plongée: le peu de feuillage qui reste sur un rosier 'Chinensis mutabilis', mais d'un si beau rouge et en transparence le doré d'une graminée

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Et pour finir ce drôle de nuage...

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