C 'est l' hiver. Il ne se passe rien au jardin, il dort. Il gèle modérément ( -3°/-4°) toutes les nuits. Suffisamment pour bloquer la végétation, les plantes qui avaient profité de la douceur du début de l'hiver pour "repartir " se sont arrétées. Je n'ai rien de nouveau à vous montrer, alors je continue mon petit reportage japonais.

Des pierres, il y en a de toutes sortes dans notre jardin: les grandes pierres plates de la grande restanque, celles de l'enrochement du talus, celles de la calade de la pergola, celles des murs et ouvrages en "pierre sèche" ( voir là, , et ) et aussi toutes celles qui étaient naturellement là .

J'aime les pierres, le minéral au jardin. 

Des pierres , il y en avait dans tous les jardins japonais que j'ai vus, jardins modestes de particuliers ou de Ryokan ( auberges traditionnelles japonaises), jardins publics ou jardins remarquables. Elles sont présentes en enrochement  comme dans Tenryû-ji garden, mais aussi

Dans l' immense parc-jardin Koraku-en à Okayama: en gué. 

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 Dans ce même jardin, deux ponts de bois: ce premier, que je trouve très stylé

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 et cet autre, d'une petite centaine d'années qui enjambe les nénuphars, heu... non, les lotus ( merci à Martine pour son commentaire ci-dessous) .fermer les yeux et imaginer ce que cela doit être au printemps: un émerveillement!

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 Toutes les photos suivantes ont été prises dans un autre jardin de Kyoto, proche du Tenryû-ji, mais très différent. Le Okochi Sanso Garden qui n'a pas été conçu par un moine, mais par un célèbre acteur de cinéma japonais: Ohkouchi Denjirou - né en 1898, mort en 1962 - il lui a fallu 30 ans pour construire ce jardin autour de sa villa et de son pavillon de thé sur le flanc du Mont Ogura. C'est un jardin protecteur, on s'y promène entre les buissons et les arbustes qui s'ouvrent sur des clairières moussues ou des perspectives plongeantes sur Kyoto. Très peu de visiteurs: c'est pratiquement seuls qu'on chemine sur ces sentiers et ces escaliers empierrés

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 Le fameux "pas japonais", à domicile

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 calade qui ceinture le pavillon de thé

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 Un petit chemin qui, chez nous, sentirait la noisette, 

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 abrupt, cet escalier à la rampe de bambou

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 Calade encore qui évoque une tête de serpent

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 il se dégage de ce jardin sauvage et secret  une atmosphère très poétique: S'y promener, s'y asseoir est en soi un enchantement

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 et ce hors de période de floraison. L'absence de fleurs en cette saison est , pour moi, largement compensée  par la variété des couleurs des feuillages