En début de printemps, le jardin frémit: les plantes qui disparaissent complètement l'hiver pointent leur nez, les nouvelles tiges des graminées surgissent, les rosiers débourrent, les vivaces se réveillent...pour le voir, il faut avoir le nez dessus. Difficiles à photographier ces pousses et bourgeons... En attendant l'explosion, le jaune domine au jardin , relevé de quelques touches de bleu apportées par les romarins et quelques touffes d'Iris d'Alger.

L'Iris d'Alger ou Iris Unguicularis a cette particularité d'être précoce et de fleurir en plein hiver, voir . Nous l'avons planté en "touffes" qui s'épaississent d'année en année. Les fleurs aussi grosses que celles des autres iris ont des tiges courtes, ce qui lui donne un aspect de bouquet "rond", les fleurs ne dépassant pas des feuilles. Sa couleur bleu violacé intense ne passe pas inaperçue. Il existe aussi en blanc, mais nous n'en avons pas... du moins pour le moment.

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Les autres touches de bleu sont apportées par les romarins. Nous en avons de toutes sortes, des romarins et  ils n'ont pas cessé de fleurir en cet hiver doux.  Le printemps leur apporte néanmoins un regain de vigueur. Deux d'entre eux sont particulièrement spectaculaires actuellement:

Le romarin 'Pointe du raz' est un romarin retombant idéal à planter en bord de restanque, son bleu fait merveille avec le camaïeu de gris des vieux murs de pierre sèche :

Ici, de loin, en bordure de la "Grande restanque"

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 Etrange ce "visage"  coiffé de romarin,  hasard de deux pierres empilées, qui semble sculpté. Etrange, n'est-ce-pas?

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Retombant, tapissant, nappant... voyez comme il épouse les pierres

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Et quel beau bleu de ciel lumineux

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L'autre vedette du moment est le romarin 'Corsican blue', nous en avons à plusieurs endroits. Voici celui qui est planté dans l'angle droit du Talus;

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Vous voyez ce magnifique Corsican Blue  romarin érigé, buisson d'un bleu intense. Le chapelet de verdure en dessous, c'est un chèvrefeuille sauvage qui est ressorti là. Ils font bon ménage. En bas à gauche, c'est un genêt d' Espagne que nous avons planté. Ce genêt à petites fleurs forme un coussin épineux. Et me direz-vous: C'est quoi cette terre à nu entre les deux? Eh bien, c'est  une draille comme on dit ici. Une "coulée" formée par le passage répété des sangliers. C'est le chemin qu'ils ont décidé d'emprunter pour descendre du bois. Ce qui était planté sur leur passage, ils l'ont arraché. Nous n'avons pas trop à nous plaindre: ils ont arraché deux cistes. Animaux routiniers, ils passent toujours aux mêmes endroits: une chance. En général il restent dans l'oliveraie qu'ils labourent au pieds des arbres avec entrain ou sous le bouquet de chênes qu'ils fouillent à la recherche des glands. Pour l'instant, ils n'ont jamais touché au jardin. Cette coulée de terre restera leur sentier. Pourvu qu'ils s'en tiennent là.